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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 15:55
Annulation de la décision prise par le maire de Castres d'emprunter 17 millions d'euros

Annulation de la décision prise par le maire de Castres d'emprunter 17 millions d'euros / cour administrative d'appel de Bordeaux.

Suite à mon dépôt, devant le tribunal administratif de Toulouse, en janvier 2011, d'une requête en annulation pour excès de pouvoir, de la décision du maire de Castres prise le 1er décembre 2010, relative à une convention d'un crédit Long Terme Multi-index d'un montant de 17 millions d'euros jusqu'en 2043 auprès du groupe Crédit Agricole ; ...suite au délibéré, le 17 février 2015 du tribunal administratif qui a prononcé l'annulation totale de cette décision du maire de Castres, je tiens aujourd'hui à communiquer le donné acte du désistement de la requête de la commune de Castres dans le cadre de sa procédure d'appel.

Monsieur Pascal Bugis avait en effet, après l'avoir annoncé dans la presse comme un moyen dilatoire, fait appel de la décision par une requête en date du 14 avril 2015 par laquelle il demandait l'annulation du jugement du 17 février 2015 et le rejet de ma demande présentée devant le tribunal administratif de Toulouse.

La cour administrative d'appel de Bordeaux m'informe donc aujourd'hui du fait que, par un mémoire complémentaire, la commune de Castres déclare se désister de son instance.

Vous trouverez ci-joint l'expédition d'une ordonnance du 29 août 2016 rendue par la cour administrative d'appel de Bordeaux dans l'affaire citée en référence dans l'objet de cette communication.

Samuel Cèbe

http://www.letarnlibre.com/2016/09/21/4775-castres-emprunt-millions-euros-decide-fin-2010-par-pascal-bugis-maire-definitivement-annule-par-justice.html

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/midi-pyrenees-politiques-france3/2015/03/02/la-mairie-de-castres-condamnee-en-justice.html

http://www.tarnactu.fr/2015/03/02/castres-samuel-cebe-reagit-a-la-condamnation-de-la-ville/

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/03/2059186-tribunal-annule-decision-maire-emprunter-17-millions-e.html

http://objectifnews.latribune.fr/politique/interviews/2015-01-21/en-2011-le-maire-de-castres-avait-emprunte-11-millions-d-euros-le-tribunal-administratif-de-toulouse-vient-d-annuler-cette-decision.html

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 16:35
De l'âge de l'interterritorialité au temps de l'ingénierie d'interface

L’enjeu semble aujourd'hui de concevoir à partir des interterritorialités, une interface productive des opérateurs, des décideurs et des citoyens dans le champ de la construction des projets de développement. Or, la question se pose de savoir comment configurer une telle interface sans ajouter une norme supplémentaire à l’édifice déjà élevé de la verticalité territoriale, sans installer une instance dépossédée de toute forme de pouvoir de conception et d’action sur l’interterritorialité et sans remettre à plat l’ensemble du mille-feuille territorial qui s’impose actuellement à la faveur des nouvelles dispositions légales. Mais au-delà de cette dimension normative, prescriptive, de répartition, de coopération, le défi qui est celui des différents acteurs du développement territorial est certainement celui de l’élaboration d’une culture partagée qui prend appui sur une visée interterritoriale commune.

L’interface comme sujet spécifique d’ingénierie

L'ingénierie désigne ici l'ensemble des fonctions qui mènent de la conception et des études, de la contractualisation et du conventionnement, à la construction et à la mise en service d'un projet de développement. Au-delà de l’objet d’interface qui recouvre une dimension de connexion spatiale et/ou temporelle, l’interface des acteurs désigne la coopération des ressources humaines permettant de relier diverses orientations, fonctions et productions dans le but de mener à bien un projet commun. Le surgissement de l’individu est de nature à distordre les identifications, les existences et les interprétations territoriales communément admises. « Si l’individu prend le pas sur le groupe, alors la multi-territorialité de chacun devient plus organisatrice de société que le pavage des territoires. Ce que l’individualisation a définitivement contesté, c’est le rapport d’exclusivité qu’un groupe entretenait avec un territoire. » (Martin Vanier, 2008). Contrairement à « l’intercesseur » qui est un intercesseur auprès d’une personne ou d’un groupe, pour un donneur d’ordre ou un groupe, en faveur d’un donneur d’ordre ou d’un groupe, nous verrons que « l’ingénieur d’interface » intervient, à l’âge de l’interterritorialité et de l’intertemporalité, en fonction d’une culture partagée, d’une « identité d’intérêt », d’un intérêt général et d’un projet nécessaire.

N’étant plus séparés comme le sont les intercesseurs dans l’âge des territorialités, par la conscience de leur position particulière et de leurs intérêts contradictoires, les « ingénieurs d’interface » pourraient donc atteindre un accord unanime et coproduire des opérations communes dans le cadre de la conception et de la réalisation d’un projet interterritorial. Encore faudrait-il que ces acteurs puissent être couverts d’un voile d’ignorance concernant la réalité des intérêts territorialisés, segmentés et sur lesquels sont assis des autorités exécutives locales et territoriales. Or, la dimension de la concurrence libre et non faussée n’exclue aucunement la compétition que se livrent entre eux les acteurs du développement territorial qui recherchent à promouvoir un pouvoir adossé à un territoire donné. L’enjeu semble dès lors de considérer les modalités possibles et souhaitables qui permettent de concilier l’émulation des acteurs du développement territorial avec la performance territoriale.

Dans un contexte de questionnement global sur le millefeuille institutionnel, de reconsidération des territoires de projet, de réforme de la répartition des compétences des collectivités territoriales et de refonte de la gouvernance démocratique, la question de la coordination, de la coopération et de la délibération des différents décideurs, opérateurs et citoyens est aujourd’hui particulièrement prégnante dans le champ de la conduite de projets de développement. C’est la reconfiguration des territoires de projet, des périmètres et des compétences institutionnels, de la nature démocratique et de la temporalité politique qui situe désormais la question de « l’ingénierie d’interface » au cœur des enjeux et des défis des projets de développement.

Il semble intéressant d'interroger l’évolution de nature et de vocation de « l’ingénierie d’interface » dans un contexte où les territorialités sont redimensionnées, les compétences sont renouvelées et où les modalités de délibération sont reconfigurées. (...)

Les nouvelles dynamiques de la mobilité engagent une dilution des territorialités qui appelle une nouvelle interprétation de ces mêmes territorialités, une reconfiguration des périmètres des territoires de projet, de leurs correspondances et de leurs coopérations.

C’est dans ce contexte que la nature même du territoire en tant qu’entité sur-sollicitée et surreprésentée est aujourd’hui en question. A la fois source de légitimité, espace de délimitation de l’action publique et assise de l’exercice des compétences, « l’hyper-territorialisation » des enjeux liés à l’aménagement du territoire conduit à une superposition renforcée des territoires, plus qu’à la promotion de leur interaction, que les dernières dispositions législatives ne modèrent en rien.

Il est à noter que ce sur-régime territorial produit une démultiplication d’interventions, de représentations et de normes prescriptives qui est de nature à épaissir les conditions de la conduite de projet de développement, à produire une distorsion au cœur même de la conscience d’appartenance à un projet interterritorial de développement et à rallonger les délais de leur exécution. En outre, cette véritable sédimentation est de nature à susciter la confusion, à disperser les sources de légitimité et à contribuer à la distanciation qui existe entre les citoyens et les politiques.

Cette véritable mutation de l’interaction territoriale questionne la nature des moyens d’interaction des différents acteurs qui conduisent les projets de développement.

Les moyens de coordination, de coopération et de co-construction des différents acteurs que sont les décideurs, les opérateurs et les citoyens, sont en mutation sans toutefois correspondre aux exigences du temps de l’interterritorialité, de l’intertemporalité et de l’interface.

Une « culture de l’identitarisation » des légitimités, une « culture de la délimitation » des territorialités et « une culture de la sanctuarisation » des compétences persévère dans notre pays. Force est de constater que la décentralisation conserve en l’Etat son centre organisateur, l’autonomisation des acteurs institutionnels demeure régie par des croisements tracés de compétences obligatoires, le dépassement des périmètres d’action des collectivités locales et territoriales reste assis sur des pseudos souverainetés visiblement indépassables. La nature et le sens même de la décentralisation nous questionnent dans la mesure où celle-ci repose sur une ambiguïté d’origine et de condition : l’Etat décentralise des compétences qui lui furent jusque-là dévolues mais demeure l’autorité centrale organisatrice qui assure le contrôle de légalité.

Dès lors, on peut penser que les collectivités territoriales sont régies, à l’endroit de l’Etat, par un rapport très largement imprégné d’une « autonomie-dépendance », entre libre administration et contrôle de légalité. Et c’est précisément de cette ambiguïté que les acteurs sortent toujours aux dépens des projets de territoire qui par nature les dépassent.

Ce qui se joue devant la démultiplication des acteurs qui conduisent des projets de développement, c’est la mise en commun afin de construire une efficacité collective qui commande la mise en place d’une autorité politique organisatrice. L’âge de la décentralisation a structuré un régime territorial qui apparaît très largement dans sa dimension de cloisonnement des légitimités, des politiques et des territoires et ce au détriment de la visée interterritoriale et d’une pertinence du portage des projets de développement supra-territoriaux. Le temps de la conquête d’une culture partagée et de l’unité des stratèges semble, dès lors, une nécessité.

Les interactions territoriales actuellement en mutation, la considération des moyens déployés par les acteurs du changement dans les territoires et l’évolution de la nature même de la prise de décision, dans ce qui relève de sa légitimité, de sa portée et de son efficacité, appelle une réflexion sur cette compétence spécifique et adaptée à une situation qui implique la conduite du changement : l’ « ingénierie d’interface. »

Afin de dépasser la culture de la délimitation territoriale, de la sanctuarisation des légitimités concurrentielles, de l’étanchéité des souverainetés, il apparaît qu’une ingénierie des acteurs territoriaux est nécessaire.

L’entreprise de la conduite du changement territorial exige la définition, la promotion de nouveaux métiers qui sont ceux de la valorisation des acteurs eux-mêmes, des initiatives, des innovations, des atouts interterritoriaux. Il ne s’agit plus d’intercéder en faveur d’une légitimité assise sur un territoire parcellaire mais d’intercéder en faveur d’un projet de développement interterritorial.

(...)

Tout l’enjeu semble aujourd’hui de combiner les savoir-faire et l’ingénierie de « l’inter » sur un plan qui n’est plus celui d’une verticalité décentralisée mais celui d’une horizontalité interterritoriale. Cette perspective appelle l’élaboration d’une culture partagée dans le développement territorial, la construction de canaux de communication spécifiques et adaptés entre les acteurs et la définition d’une politisation des enjeux à l’échelle interterritoriale, c’est-à-dire à l’échelle des territoires de projets lorsque l’on considère la plupart des territorialités actuelles.

Si l’élaboration d’une culture partagée entre les différents acteurs du développement territorial implique que l’hétérogénéité des responsabilités respectives soit combinée avec une visée interterritoriale commune qui par nature est un dépassement de la position respective de chacun et une faculté à concevoir un projet global de territoire, elle induit également la distinction entre le politique et l’administratif.

(...)

L’ingénierie d’interface n’est rien d’autre que l’élaboration d’une culture partagée en développement interterritorial selon un axe qui est celui de la volonté de transformation et de service au bénéfice du développement durable des espaces géographiques que les citoyens habitent.

Il apparait que l’ingénierie d’interface dont l’élaboration d’une culture partagée en interterritorialité est constitutive, est condamnée à demeurer, afin d’éviter de se transformer elle-même en une souveraineté territoriale de plus, une stratégie de l’ « inter. ».

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 14:16
L'aporie de l'interdiction du F.N comme entrave au combat idéologique contre le F.N

C’est devenu, pour les surlendemains électoraux, un rituel, une tradition expiatoire, une aporie, une idée reçue par un nombre constant sans être imposant d’observateurs : la non-interdiction du Front National serait la preuve de sa compatibilité avec la République.

Le syllogisme est évidemment d’une légèreté confondante : chaque élection est ouverte aux partis républicains, le Front National se présente aux élections donc le Front National est un parti républicain.

La démonstration se poursuit en précisant que si le Front National est légalement autorisé à se présenter aux élections, c’est que c’est un parti républicain et non dangereux pour la France et qu’en conséquence, il faut se résoudre à ce qu’il obtienne des suffrages, gagne des élections et dirige des exécutifs.

Enfin, la thèse développée indique que si le Front National est véritablement un parti incompatible avec la République et représente un danger pour le pays, alors il faut de toute urgence l’interdire.

Cette théorie appelle plusieurs remarques :

1- Le principe de réalité ne permet aucunement à l'Etat, aujourd'hui, d'interdire ou de prévoir d'interdire par la loi un parti politique qui rassemble près de 6 millions et demi d'électeurs.

On peut toujours gloser sur cette ancienne possibilité de l'interdire qui a peut-être existé au milieu des années 80 mais nous sommes aujourd'hui en 2015.

2- La démocratie qui est certainement par nature le meilleur des régimes possibles, n'est pas pour autant édifiée dans la perfection du marbre du Parthénon mais dans une pâte humaine qui prévoit que tous les citoyens peuvent présenter leurs orientations et solliciter les suffrages des électeurs.

3- Ne pas interdire légalement le Front National ne signifie pas, à la faveur d'une relation de cause à effet réductrice et malvenue, que ce parti est d'essence républicaine. Le F.N habite dans la République sans être habité par la République. Ce parti d'extrême-droite est ontologiquement, idéologiquement non-républicain : il propose notamment le différentialisme culturel d'Etat, la remise en cause de la laïcité et incite à la fracturation du pacte républicain. Cesser de le dire reviendrait à passer sous silence une réalité empirique et à laisser fructifier des idées substantiellement contraires aux fondements de la République. Le F.N s'inscrit dans un rapport de duplicité vis à vis de la République qu'il nous revient de dénoncer et non pas d'éluder en lui concédant la compatibilité qu'il recherche avec la République. Non, le Front National s'il a, comme les autres, des élus, n'est pas un parti comme les autres.

4- Ne pas rechercher l'interdiction du Front National, c'est se donner les moyens de le combattre idéologiquement.

Et inversement, rechercher théoriquement l'interdiction du Front National, c'est se vouer à ne pas se donner les moyens de le combattre idéologiquement.

Or, tout l'enjeu est là : créer les conditions d'une contre-offensive dans le but de faire reculer le F.N dans les têtes afin de circonscrire le nombre de ses suffrages dans les urnes.

C'est sur le champ politique et non juridique qu'il convient de se situer.

5- La non possibilité / opportunité d'interdire légalement le Front National ne doit pas constituer un faire-valoir pour le Front National. Encore une fois, le sur-moi juridique ne doit pas étouffer la pensée politique, stratégique et tactique en la matière. Dans le cadre des élections régionales, il semble possible, nécessaire et utile de faire prévaloir l'éthique de conviction et de responsabilité républicaine sur toute autre considération, qu'elle soit de nature partisane ou essentialiste. Constituer des barrages républicains dans les Régions menacées par le F.N et où la gauche n'a aucune possibilité de l'emporter, ce n'est pas une dépossession de soi en sa qualité de militant de gauche, mais une forme de sublimation de l'engagement qui répond à l'impératif supérieur de la République. Et de ce point de vue, devant cette situation qui est à la fois importante, difficile et urgente, il semble opportun d'éviter le grand renversement de la cause et des effets. La seule pensée de la possibilité de victoire du F.N dans ces Régions y compris dans un contexte de barrage républicain, ne peut pas être un motif sérieux pour se résigner à cette issue probable mais non certaine, pour se recroqueviller sur de misérables enjeux de sauvegarde d'élus minoritaires et pour annihiler toute capacité de mobilisation politique.

Il existe une ardente obligation de moyens et de service au bénéfice de la République. Si la gauche ne le fait pas, qui le fera ?

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 10:10

Un "vrai citoyen..." L'expression, au-delà de la destination de sens manifestement convenue (non-élu, non-partisan, non-encarté) appelle à une réflexion.

1- Le qualificatif de "vrai" accolé à la notion de citoyen sous-entend que, sans autre forme de procès, cette qualité relèverait d'un état d'être plutôt que d'un inventaire des actes. On serait donc un "vrai citoyen" ou bien on ne serait pas un "vrai citoyen". On est dans l'ontologique, le prédestiné et le déresponsabilisant, presque le biologique. Exit la rationalité, l'existentialisme, le changement, la méritocratie, voici venu le temps des évidentes révélations et des caractérisations définitives qui naturellement s'imposent à la raison.

2- S'il est question de "vrai" citoyen c'est, selon une déduction facile, que l'on tient à insister sur le fait que certains citoyens seraient donc de "faux" citoyens. Mais qui diable seraient alors ces "faux citoyens" sinon ceux-là même qui n'entrent pas dans la typologie chimiquement pure du "non-élu", "non-partisan", "non-encarté" et seraient ainsi en opposition avec "l'état d'être" (et non pas les états de service) de M. Serge Loubet ?
Les "vrais citoyens" seraient donc imperméables à l'inscription dans un relais démocratique à vocation politique et partisane, vierges ou repentis de toute responsabilité élective et plutôt investis dans une activité professionnelle éloignée de toute vie urbaine et en prise avec les métiers de la "vraie vie" (la terre ne ment pas, elle...).

3- Les "vrais citoyens" seraient surtout nécessairement des personnes qui ne font pas de politique. Être militant politique serait en effet le plus sûr moyen d'être complice de ces politiques qui, comme chacun le sait, sont membres d'une classe sociale qui, dotée d'une conscience de classe, défend ses intérêts contre l'autre classe sociale qui elle est composée des "vrais citoyens". Et la double appartenance me direz-vous ("vrais citoyens" / politiques) ? Rare, suspecte, impure !
Par ailleurs, les militants politiques, en proie aux affres de la phénoménologie, seraient sous l'emprise d'une subjectivité indépassable alors que les "vrais citoyens" seraient eux dotés de cette souveraine objectivité en toute chose - empruntée aux dieux - qui permettrait à leur jugement d'être à la fois juste, pertinent et conséquent.

4- Ces "citoyens" qui se voient ainsi adjoindre l'avantageux préfixe de "vrai", se trouvent en réalité dans la station de correspondance entre la classe des "citoyens" et celle des "politiques" plus tout à fait citoyens, pas encore politiques. Et comme "les classes" sont bien gardées (par l'individualisme, le populisme, la concurrence libre et non faussée) il fallait bien concevoir une appellation alternative.

Les "vrais citoyens" se révèlent ainsi comme les "objets kitsch" chers à Milan Kundéra : "dans la station de correspondance entre l'être et l'oubli".

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/midi-pyrenees-politiques-france3/2015/09/15/aude-un-vrai-citoyen-sur-la-liste-citoyens-du-midi-de-philippe-saurel.html

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:16

En cette rentrée, le champ politique à gauche notamment, apparaît tel qu'en lui-même, dans son jus, pourrait-on dire.

Les désaccords se suivent, se ressemblent parfois, les polémiques surgissent, les identités se manifestent.

Les objets de dissensions ne manquent pas. Ils sont un combustible nécessaire.
La politique économique de la France, l'organisation du travail, la question de l'immigration, la place de l'Etat-providence, l'articulation des alliances...

Ces désaccords de "substance politique" sont là mais il ne sont rien en comparaison de ceux qui relèvent de cette métaphysique des identités de la gauche : gauche réformiste, gauche libérale, gauche nostalgique.

Là, on touche à des questions assises sur de hautes consciences d'appartenance. Il est recommandé de manipuler chacune de ces solutions chimiques avec la plus grande prudence tant il est vrai que leur densité apparaît des plus explosives.

C'est qu'elles sont chimiquement pures, on ne saurait les mélanger sans maîtriser préalablement et parfaitement leur constitution.

Si bien que le débat sur l'existence de l'unité divise.


Certains assurent qu'elle est nécessaire à n'importe quel prix, d'autres qu'elle ne peut se réaliser à n'importe quelle condition et avec n'importe qui et d'autres encore proposent un prix de vente pour la transaction... Enfin, certains assurent même l'avoir déjà vue... Ceci restant encore à prouver...

Dans ce contexte pourtant, une question se pose : comment les désaccords concernant la politique économique peuvent-ils être considérés, à gauche, comme supérieurs au combat contre une extrême droite qui se trouve aujourd'hui aux portes du pouvoir dans notre pays ?

En d'autres termes, comment est-il possible de concourir à ouvrir la voie à une politique d'apartheid, d'isolationnisme et d'inflation en prétendant poursuivre l'objectif de préparer l'avènement d'une politique plus à gauche que celle menée actuellement ?

Ne serions-nous pas là au cœur même de la métaphysique de la gauche nostalgique, à savoir le sacrifice de la transformation de cette société au bénéfice de la recherche d'une arrière-société chimiquement pure ?

Cette matrice n'est pas nouvelle, ce qui a changé c'est le contexte politique : la prévalence d'un conservatisme réactionnaire au sein de l'opinion, la prééminence idéologique de la droite extremisée et la prégnance du Front National.
En conséquence, on ne saurait ignorer que cette distorsion à gauche entre l'éthique de conviction et l'éthique de responsabilité peut devenir son véhicule funéraire en 2017.

Pour conjurer cette issue fatale, il est sans doute utile de commencer par le dépassement des natures, des substances, des identités politiques au sein de la gauche.
C'est la voie ouverte par Jean-Christophe Cambadélis qui propose un nouvel Epinay, une nouvelle ingénierie d'interface, de nouvelles porosités politiques.
L'articulation des gauches doit devenir supérieure à leurs substances politiques respectives.
Cela suppose de prendre congé de ces "brumes ontologiques" - réputées fondatrices - pourvoyeuses de solidarités mécaniques qui peuplent les partis de gauche.
Assises sur l'expression d'un désaccord, elle mutent en acte de foi, en bréviaire pour nouveau prophète socialiste.

Et de ce point de vue, le processus de congrès du PS agit comme un producteur, un accélérateur de divergences.
Dans le but d'accéder aux responsabilités nationales, il faut déposer une Motion et pour déposer une Motion, il faut construire une divergence politique.
Ces éléments organisationnels sont néanmoins largement insuffisants pour expliquer le degré de fragmentation actuel de la gauche.

Il faut encore y ajouter une appréciation conjoncturelle. La gauche au pouvoir est en prise avec les mutations qui prennent notre pays de convulsions économiques, industrielles, sociales, territoriales, écologiques, technologiques.
Le gouvernement a lancé son prototype économique modélisé sur la réindustrialisation massive, le soutien à la croissance et la réduction des déficits publics. A côté des débats sur la nature de l'équilibre de sa politique économique et sociale, devant l'impératif urgent de résultats concrets en matière d'emploi, il réforme notre pays avec diligence mais en omettant d'en donner le véritable sens.
Si la meilleure des politiques possibles peut se trouver réduite à l'exercice d'une compétence, d'une technique, alors, la raison d'être de la gauche s'estompe et la direction prise dans ses choix d'orientation s'oublie.

Dès lors, il convient de rappeler, en les fortifiant, la répartition des vocations : le gouvernement réforme le pays au quotidien, le Parti Socialiste produit le sens de la transformation éco-sociale.

La fragmentation de la gauche apparaît aussi et surtout comme étant culturelle et structurelle.
L'expression des divergences a muté en une véritable bataille des marques.
Désormais, la moindre des sensibilités ou sous-sensibilités politiques est dotée de son organisation propre, de sa marque, de son identité visuelle, de son logo, de son site internet, de sa stratégie de communication, de son plan médias, de son université d'été, de ses propres rencontres avec les partenaires de gauche, de ses propres votes à l'assemblée nationale...
La situation dans laquelle nous sommes plongés porte un nom : la concurrence libre et non faussée.

On peut penser que c'est pour le moins baroque pour des partis de gauche. C'est sans aucun doute le révélateur de la plus grande défaite de leur pensée.
Dans nos mouvements politiques qui ont naturellement rompu avec l'avant-gardisme trotskiste, la prise avec la société a pris ses droits et la société de marché s'est invitée au sein des partis de gauche.

Dès lors, nous assistons médusés à un spectacle où des acteurs politiques investissent dans des sensibilités comme on spécule sur des cotes en bourse.
La conjugaison de la culture de la société de marché et de la culture de la démocratie, légitime, encadre et accélère le processus de concurrence libre et non faussée entre responsables politiques.
Et cette libéralisation de l'exercice des désaccords ne se trouve faussée ni par une éthique de responsabilité de nature à préserver la cohésion d'un mouvement et-ou l'intérêt supérieur de la gauche, ni par l'ardente nécessité de créer les conditions de l'unité face à l'extrême droite dans notre pays.
C'est en ce sens que toute la gauche est aujourd'hui libérale. Ce n'est pas une question de substance mais de culture, de pratique et de structure politique.


C'est la raison pour laquelle il apparaît assez vain de recourir à un homme prétendument providentiel qui, porteur d'un ADN de rassembleur, serait en capacité de réunir ce qui est épars...
Il est urgent de casser cette culture du libéralisme stratégique au sein de la gauche. Il faut inventer des périmètres de régulation politique.


La question est là dans toute sa nudité : la gauche saura t'elle pour survivre, se rendre compatible avec la Vème République et franchir le premier tour de l'élection présidentielle ?

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 11:46

Dans ses actes d'horreur Daech ne révèle pas seulement l'expression d'un fanatisme à l'obscurité profonde, il donne aussi à voir un nihilisme à base de ressentiment actif qui poursuit de sa haine tout ce qui a visage humain et tout ce qui est pulsion de vie.


Son acte créateur, avant de dire "oui" à quoi que ce soit, est d'adresser un "non" à un autre que lui-même, d'adresser un "non" à une manifestation d'un mode de vie extérieur à lui-même, d'adresser un "non" à la vie elle-même.

Et c'est cette négation originelle qui, en quête de substance auto-réalisatrice et réduite en pulsion de mort commanditée, prétend répandre autour d'elle et sur le corps des gisants, la justification de sa funeste existence...

C'est un combat de la mort contre la vie dans lequel il nous appartient de répéter sans cesse notre acte créateur qui est d'adresser un "oui" à nous-même comme à un autre que nous-même, un "oui" à une manifestation d'un mode de vie extérieur au notre et un "oui" à la vie elle-même.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 17:12

Je tiens à remercier tous les militants de notre parti pour leur énergie mise au service de nos valeurs et de notre engagement collectif.

Nous avons beaucoup travaillé et je pense à toutes celles et ceux qui ont porté dans les commissions, dans les instances et sur le terrain, nos valeurs, nos orientations et nos campagnes dans la proximité de nos territoires.

C'est avec ton implication que s'organisent, se rassemblent et se mettent en mouvement les socialistes dans notre Fédération.

Je tiens à remercier chacun d'entre vous parce que vous m'avez aidé à accomplir cette tâche difficile qui est celle de Premier Secrétaire Fédéral.

Je tiens à remercier les socialistes Tarnais pour leur concours à l’activité de la Fédération durant ces deux dernières années et demie.

Elles furent si denses dans le déploiement de nos actions et si décisives pour l’avenir du socialisme dans le département.

Ce ne sont pas moins de 5 élections qui ont jalonné ce court mandat : municipales, intercommunales, européennes, sénatoriales, départementales.

Nous avons tant fait ensemble :

-Une Fédération stabilisée avec des instances réunies régulièrement, des débats nourris et de nombreux votes unanimes sur des orientations de territoire.

-Une communication revitalisée avec des outils performants : un nouveau site internet, un nouveau journal fédéral, une newsletter, une page Facebook et Twitter activées.

-Une coordination des sections sur les enjeux d'actualité, d'organisation et de synergies militantes.

-Un engagement fort dans le combat contre l'extrême-droite avec la diffusion d'argumentaires-riposte, la tenue de réunions et l'organisation de la contre-offensives militantes.

-Un appui politique, stratégique, logistique à nos candidat-e-s lors des élections municipales, européennes, sénatoriales et départementales.

Nous avons su ensemble conduire une stabilisation et une dynamisation de notre parti qui, avec une vingtaine de réunions de direction (Conseil fédéral et Bureau fédéral), n’a jamais autant consulté ses instances fédérales.

Systématiquement décentralisé, le parlement de notre famille politique qui s’est réuni à Graulhet, Castres, Carmaux, Rabastens, Le Séquestre, Saint-Sulpice, Cadalen, Blaye Les Mines et Albi, a été le cœur de nos débats et de nos décisions politiques.

Et de ce point de vue, je tiens à saluer particulièrement les conseillers fédéraux et les membres du Bureau fédéral qui de 2013 à 2015 ont adopté à l’unanimité :

-une motion concernant l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013.

-une motion relative à la limitation du cumul des mandats.

-une résolution relative à la demande de rénovation, de renouvellement et de démocratisation de la Fédération du Parti Socialiste du Tarn.

-une motion concernant le désenclavement du sud du Tarn avec la demande de poursuite des aménagements routiers dans le cadre des financements publics et sans péage pour les usagers.

-une proposition de redécoupage des cantons.

-une motion sur la réforme des retraites.

Nous avons su ensemble faire des choix autour de débats politiques sur des enjeux départementaux, régionaux et nationaux.

Nos délibérations collectives souvent unanimes nous ont permis de défendre dans un esprit de responsabilité nos valeurs et nos orientations.

Nous avons su faire vivre notre démocratie interne dans le cadre de l’organisation de nos débats et de nos votes concernant le choix de nos orientations, de nos responsables et de nos candidats.

Nous avons eu à cœur de faire le choix de l’action au service de la rénovation et du rassemblement de la Fédération.

Loin de l’immobilisme qui engourdit, de l’aliénation politique qui entrave et de la dépolitisation des enjeux qui affaiblit et divise, les socialistes Tarnais ont privilégié l’action, la liberté politique et la politisation des débats.

Dans le cours du début de mandat, alors que le P.S et la gauche étaient forts, le choix fut fait de donner la priorité à la rénovation, au renouvellement et à la limitation du cumul des mandats. Nous avons collectivement eu raison de mener à bien cette orientation nécessaire pour notre parti.

Dans le cours de la fin de mandat, alors que le P.S et la gauche étaient faibles, le choix fut fait de donner la priorité au rassemblement afin d’augmenter notre potentiel de victoire lors des élections départementales.

La conquête à nouveau du Conseil départemental du Tarn dans un contexte national et tarnais d’une rare difficulté, constitue une réussite collective que nous devons au choix de Thierry Carcenac de se représenter, à la mobilisation de tous les socialistes, à celle de nos candidats et à la capacité de la Fédération à éviter toute dissidence ou division (entre candidats socialistes et candidats de la majorité départementale) dans 22 cantons sur 23.

Pour la première fois depuis 24 ans, Thierry Carcenac peut s’appuyer sur une majorité absolue composée des seuls socialistes et sympathisants socialistes. Faut-il préciser que sans cette victoire, le socialisme tarnais serait rayé de la carte du département pour les 20 prochaines années… ?

Faire de la politique c’est agir dans un contexte donné et produire des changements spécifiques et adaptés.

Des socialistes peuvent regretter que la limitation du cumul des mandats n’ait pas abouti. Nous assumons qu’elle s’arrête là où commence la construction de notre potentiel de victoire. Surtout, il convient de considérer que nous l’avons fait, nous avons posé un acte de délibération qui engage un changement culturel du point de vue de la rénovation au sein de la Fédération.

Des socialistes peuvent regretter que la limitation du cumul des mandats ait été portée au sein de la Fédération au risque de notre affaiblissement aux élections départementales. La preuve a été faite que non. Nous avons su créer les conditions du rassemblement et de la mobilisation au moment attendu.

Nous conviendrons ensemble que le fait de conduire en deux ans la rénovation qui implique des choix de renouvellement de personnes puis ensuite le rassemblement qui impose de conforter de nombreux sortants dans la perspective d’augmenter notre potentiel de victoire, est pour certains difficile à suivre…

Mais en politique les circonstances et les valeurs commandent. Ce qui importe c’est que des objectifs de rénovation interne et de mobilisation pour construire des victoires électorales sont à poursuivre.

C’est une conception de l’engagement en politique qui est ici en jeu.

A quoi peut bien servir une responsabilité politique si celle-ci ne permet pas de produire du changement ? A quoi bon s’engager si c’est pour le faire sans courage ni loyauté ?

Nous sommes aujourd'hui touchés par un effet ciseau : d'un côté les résultats économiques et sociaux tardent à se profiler et d'un autre côté, la gauche a pris un retard dans la bataille idéologique.

C'est la raison pour laquelle nous devons accélérer et optimiser notre engagement collectif.

D'immenses défis sont devant nous. Ils exigent de se rassembler et de se mobiliser mais aussi d'ajuster notre organisation à la nouvelle période.

La rénovation organisationnelle de notre parti s’inscrit dans la poursuite de la feuille de route engagée par le Premier Secrétaire et dont les états généraux ont constitué la première étape.

L’enjeu consiste dès à présent à repenser l’organisation du Parti Socialiste pour mener et gagner la bataille culturelle et politique.

C’est mettre le Parti Socialiste en phase avec son temps politique, médiatique et technologique.

(Re)conquérir c’est construire un parti ouvert aux citoyens, à tous les citoyens et qui sait aussi les associer et les solliciter pleinement dans son fonctionnement.

Un parti ayant au cœur les militants en donnantles moyens à chacun de prendre la place qu’il souhaite dans cet enjeu de (re)conquête, en fonction de ses centres d’intérêts, du temps qu’il souhaite y consacrer.

La parole des militants s’exprime pour définir les orientations du Parti Socialiste et pour choisir les candidat-e-s aux différentes élections.

Elle doit être renforcée en créant les conditions participatives de nos débats et de nos décisions en conformité avec les attentes de nos concitoyens.

Nous avons à construire une stratégie collective pour être utiles.

Les modes de participation dans la société ont très fortement évolué.

Aussi, il est important que l'on installe de nouvelles formules de débats démocratiques au sein de la Fédération.

Nous avons la responsabilité aujourd’hui d’ajouter à la stabilité acquise de la Fédération, son ouverture citoyenne et son développement.

C'est tout l'enjeu du temps des conquêtes qui s'ouvre. Nous devons nous hisser à la hauteur de nos responsabilités et relever les défis qui nous attendent concrètement.

Je sais que les socialistes Tarnais sauront ensemble les relever.

Samuel CEBE

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 10:18
Avec Thierry Carcenac, le Département au travail

Je tiens à saluer, dans la configuration d'une assemblée départementale fortement renouvelée et paritaire, la claire et nette élection de Thierry Carcenac à la présidence du Conseil départemental du Tarn.

Ce résultat révèle une adhésion large à une action menée et à un projet proposé par la majorité départementale unie et cohérente.

Pour la première fois, le Président peut s'appuyer sur un pôle de stabilité de 24 élu-e-s composé des seuls socialistes et sympathisants socialistes qui représentent ensemble une majorité absolue au sein de l'assemblée départementale.

Je veux également saluer tout particulièrement les 7 socialistes (sur 13 VP) qui sont désormais vice-présidents du Conseil départemental : Claudie Bonnet - Florence Belou - Christophe Testas - Dominique Rondi-sarat - Guy Malaterre - Sylvie Bibal Diogo - Laurent Vandendriesshe.

Thierry Carcenac incarne une fois de plus et plus que jamais le rassemblement autour d'une ambition pour le Tarn, la stabilité politique dans la gouvernance, l'inscription dans la durée de ses orientations et la diligence dans la gestion, dans la conduite des projets et dans la réponse aux attentes des Tarnais.

Aujourd'hui, la nouvelle majorité départementale, avec un exécutif paritaire, renouvelé et représentatif de nos territoires, est au travail, à l'écoute et au service de chacune et de chacun dans le but de répondre aux besoins de nos concitoyens et au défi d'un développement équilibré de notre Département.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 11:15

 

Battle of GaugamelaJe veux ici, à quelques jours du premier tour de scrutin, appeler chacune et chacun à la plus grande mobilisation autour de l'ensemble des candidat-e-s de la majorité départementale unie autour de Thierry Carcenac pour "Vivre ensemble le Tarn."

Ce sont eux et eux seuls qui défendent un Département qui agit, un Département qui protège pour assurer une bonne qualité de vie pour les Tarnaises et les Tarnais.

Un Département qui, dans un service de proximité, intervient en faveur de la cohésion sociale et territoriale au bénéfice de la population Tarnaise.

Avec le soutien à la création d'emploi, à la réussite éducative, la lutte contre l'exclusion, l'aide à l'autonomie de nos aînés, l'aide aux personnes en situation de handicap, l'action sociale est au cœur de nos préoccupations.

Un Département qui préserve la maîtrise de nos finances publiques en assurant la stabilité de la fiscalité locale et le soutien aux investissements nécessaires au développement économique et social.

Un Département qui intervient globalement et localement en faveur de l'attractivité du territoire, des conditions de notre réussite collective et de l'amélioration de notre cadre de vie, dans la conduite d'une politique juste et équilibrée au service d'un développement harmonieux de l'ensemble du Tarn, d'est en ouest et du nord au sud.

Un Département qui assure la promotion de la démocratie participative, le soutien aux initiatives sociales, culturelles, sportives et le développement durable de nos activités.

Un Département qui défend fièrement son identité, son patrimoine et son exception géographique, culturelle et historique, en développant son offre touristique et en se tournant résolument vers les autres territoires de la nouvelle Région.

L'enjeu du scrutin des 22 et 29 mars prochains n'est pas seulement celui de la poursuite et de l'amplification de cette action collective, il est aussi celui de la réinvention d'un mieux-vivre ensemble.

Devant la tentation inconséquente de l'abstention et la menace mortifère que représente le F.N, je veux appeler les Tarnais à voter massivement et utilement dès le premier tour afin que ni la droite ni l'extrême droite ne se qualifient dans leur dos.

Il nous revient ici et aujourd'hui de porter un projet partagé et de nous rassembler autour des valeurs et de la réalité même d'une République agissante au cœur de nos territoires.

Samuel Cèbe

Premier secrétaire fédéral

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 11:23
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