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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 11:33

 

280px-La_Rochelle_Vieux-Port.jpgComme souvent en politique, l’existant et le rendu de l’existant font l’objet d’un décalage.

L’université d’été du P.S fut un révélateur de ce constat.

 

Plongés dans la diversité de leurs analyses, de leurs sensibilités, les socialistes ont su faire prévaloir leur unité.

Les travaux ont permis d’avancer collectivement sur les questions sociales, économiques, européennes, écologiques et territoriales.

 

Et c’est la controverse qui a largement survolé La Rochelle…

 

Disons-le clairement : l’intérêt des socialistes et de la gauche ne réside pas, en cette rentrée politique et à quelques mois seulement des élections municipales, dans l’installation du thème de la sûreté au rang de priorité numéro 1 de notre action nationale.

En ce sens, il semble que le nécessaire et légitime débat entre l’approfondissement de la justice et la défense de l’ordre républicain est largement inopportun aujourd’hui.

Tout comme l’ouverture d’un débat parlementaire notamment consacré en ce mois de septembre à la réforme de la procédure pénale…

Avec des questions relatives aux « peines plancher », à la récidive, aux « peines de probation » hors prison, en pleine période d’essor du Front National et de ses thématiques et de droitisation de l’UMP.

 

Je considère que le temps de ce débat politique est foncièrement un contre-temps et une faute pour la gauche et la République.

 

Aujourd’hui, entre la volonté de désaxer la gauche à partir de l’installation de l’ordre républicain au rang de 1ère priorité du gouvernement et la tentation de rejoindre une gauche de nostalgie, il existe un espace pour valoriser la gauche du réel, innovante et durable.

 

François Hollande a défini les grandes priorités de l’action du gouvernement en cette rentrée : l’inversion de la courbe du chômage, la sauvegarde de notre système de retraite par répartition et la réduction des déficits publics.

 

C’est bien en ce sens que nous devons nous mobiliser. Les socialistes sont dans les responsabilités et dans les difficultés. Il nous faut à la fois être dans l’action, dans la théorisation de notre action et dans la pédagogie de notre action. Notre réussite collective en dépend.

 

Nous serons jugés sur pièce par les Français. La bataille pour l’emploi est au cœur des enjeux, au cœur des engagements et des priorités du Président de la République.

 

C’est pourquoi nous devons poursuivre la voie d’un réformisme conséquent en étant forts dans le Parti Socialiste et dans le mouvement social d’une orientation assumée qui est celle du socialisme du réel. 

 

Un socialisme qui assume la permanence de ses valeurs et la transformation de ses moyens. Se changer pour transformer la société. Transformer la société c'est se changer à l'épreuve du réel.

 

Avec l'éfficacité comme but et la refondation politique continuelle comme moyen. Il nous appartient de donner un contenu à "l'égalité réelle, à la liberté ordonnée et à la fraternité laique."

 

De ce point de vue, il semble impérieux de mener le combat culturel sur ce que nous sommes et sur ce que nous faisons.

 

L’impôt a une valeur contributive et redistributive qui est consubstantielle avec notre société assurantielle et le « vivre ensemble. » Nous n’avons pas à nous excuser de chercher des sources de financement utiles à la sauvegarde de notre système de retraite par répartition.

 

L’ordre républicain est assuré par la gauche au pouvoir parce que la sûreté des personnes est un droit individuel inaliénable et parce que l’insécurité touche en priorité les personnes socialement défavorisées.

 

Le développement de la croissance et la réduction des déficits publics ne sont pas contradictoires : la preuve est en marche.

Le volontarisme de la gauche au pouvoir concernant la bataille pour l’emploi est, contrairement au « fatalisme décliniste » de la droite, le seul chemin praticable.

 

Le développement durable c’est maintenant, en joignant les enjeux du développement industriel, de la promotion des filières agricoles et de la transition énergétique et écologique.

 

Nous devons continuellement assortir une idée d’une preuve de changement. Les Français ne comprendraient pas que, alors que nous sommes aux responsabilités, nous ne joignions pas l’utile à l’orientation donnée.

 

Notre action n’aura de sens que si elle dure. Le temps court n’est que peu compatible avec le changement que nous voulons en profondeur.

 

C’est tout le sens de l’intervention de François Hollande lors du séminaire du gouvernement sur la France de 2025 concernant notre souveraineté, notre excellence et notre unité.

 

Dans ce contexte, le Parti Socialiste doit tenir son rôle : autonome et solidaire du gouvernement, créateur et mobilisateur d’opinion, défricheur d’avenir et inventeur des possibles.

 

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