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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:39

 

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Nettement et durablement distancé dans les enquêtes d’opinion, Nicolas SARKOZY est en quelque sorte condamné à exister pour survivre…

Il recherche, pour tenter d’éviter le décrochage, la production de la différence…

 

La différence ontologique :

Celle qui consiste à revendiquer le courage là où les autres seraient des pleutres.

A la faveur d’une « confection maison » qui sonne comme une tentative de transformer l’impopularité en grandeur d’âme… Comme si le fait de taper à bras raccourcis sur les personnes défavorisées constituait une haute valeur humaine…

 

La différence de rythme :

François HOLLANDE est parti tôt, il déroule sa campagne en demeurant en tête, en conservant et en amplifiant son avance.

Nicolas SARKOZY en déclarant sa candidature mercredi, va tenter de produire une rupture de rythme, de couper la linéarité du temps politique qui appartient à François HOLLANDE …

 

Le différentialisme culturel :

Conçue par le Club de l’horloge, théorisée par Bruno MEGRET, mise en scène par Jean-Marie LE PEN à travers « la préférence nationale », cette idéologie pernicieuse fonde le différentialisme non plus sur la notion de race mais sur celle de culture.

Elle pose comme postulat la prétendue non-équivalence entre les cultures, les civilisations, dans le but de les hiérarchiser et d’établir une différence des droits.

Nicolas SARKOZY en est aujourd’hui le promoteur décomplexé... Dans un seul but : reprendre à son compte « le capital » de l’électorat du F.N et se placer en tête du 1er tour de l’élection présidentielle.

 

La différence des valeurs :

En échec particulièrement sur le plan économique et social, Nicolas SARKOZY, cherche à installer le débat sur un terrain qui lui semble moins défavorable : les valeurs (ce qui reste à prouver…). Travail, famille, responsabilité… Avec une méthode inspirée de Gramsci dans la recherche de l’hégémonie culturelle.

  

Clairement installé en pôle-position, François HOLLANDE, afin d’éviter le « mano à mano » et de demeurer dans une adresse directe et continue avec les français, cultive « l’indifférence. »

  

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L’indifférence, cette geste toute mitterrandienne qui est la marque des grands. Elle ne s’applique évidemment pas aux français qui sont au centre de toute son attention, ni aux orientations politiques qui sollicitent bien sûr la faculté de faire la différence, de hiérarchiser les priorités pour faire des choix…

 

Il s’agit de l’indifférence appliquée aux épreuves, à l’adversité.

François MITTERRAND le disait : « il faut mépriser l’événement ». Ne pas cèder à l’empire des sens, diraient les stoiciens...

    

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François MITTERRAND à Assouan.

 

« Avoir la passion de l’indifférence » disait encore l’homme du 10 mai.

En d'autres termes, cela sous entend que l’un des secrets de la responsabilité consiste à garder une distance par rapport à la brutalité de chaque événement, et faire de chaque situation critique une expérience positive.

Dans la période qui vient, ce ne sera pas du luxe…

 

François HOLLANDE a raison de se concentrer sur son couloir, sur ses thèmes, sur son rythme de campagne, sur les français.

 

Pour faire gagner la France multiculturelle, la France juste, la République.

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Published by Samuel CEBE - dans République
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