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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 05:48

 signerLa cour d'appel administrative de Bordeaux a condamné hier la ville de Castres à verser 27 millions d'€ à la Lyonnaise des eaux.

La décision de rupture décidée par M. Bugis en 2004, du contrat de 30 ans qui liait la ville à cette entreprise, pour la distribution et le traitement de l'eau depuis 1991, est à l’origine de cette condamnation.

 

Cet événement constitue un véritable coup de tonnerre pour le contribuable castrais et pour la ville qui a deux mois pour payer l’équivalent de près de 30 % de son budget global annuel.

 

Dans ce dossier, M. Bugis, a pris la responsabilité de la rupture unilatérale du contrat contrairement à son prédécesseur qui s’était engagé dans la voie plus sécure de la renégociation.

 

C’est en connaissance de cause que le premier magistrat de la ville a fait le choix du risque maximum pour le contribuable castrais qui s’est ainsi trouvé engagé malgré lui.

Sans que la moindre consultation démocratique n’ait eu lieu sur ce dossier d’intérêt public.

 

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Ce faisant, M. Bugis s’est comporté comme un joueur de poker. A la différence près que « la mise de départ » n’est pas la sienne mais bien celle de 43 000 personnes qui se trouvent aujourd’hui spoliées.

 

Le recours systématique à l’emprunt dont le dernier en date est le fameux emprunt de 17 Millions d’€ que je dénonce depuis ces derniers mois, révèle une fuite en avant tout autant qu’une pratique solitaire du pouvoir qui est de nature à engendrer les décisions les plus inconséquentes.

 

Lors des élections municipales de 2008, j’ai, avec mes amis socialistes, fustigé cette décision de rupture du contrat avec le géant de la gestion de l’eau.

En restant depuis, dans la réserve sur ce dossier, dans un esprit de responsabilité et dans l’attente de la décision de justice.

 

En évitant de jouer, comme certains, à l’oiseau de mauvaise augure qui semble promettre (ou espérer ?) le pire… Alors que la procédure judiciaire était en cours et que l’essentiel était en jeu…

 

En évitant aussi la grave défaillance politique de certains autres qui, lors des dernières élections municipales, ont soutenu par dogmatisme M. Bugis dans sa démarche de rupture du contrat… Avec les conséquences que l’on voit aujourd’hui…

 

Nous sommes actuellement devant un passif qui est lourd de conséquences pour le contribuable castrais et par rapport auquel nous avons le devoir de trouver des solutions afin que la ville puisse poursuivre ses missions d'intérêt public.

 

Dans cette configuration, M. Bugis doit convoquer sans délais un conseil municipal afin que des décisions d'urgence puissent être prises et ce de façon collective.

 

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commentaires

karaer hafiza 16/06/2011 18:48


désolé pour l'expression mais on est pas dans la m****. Vivement la prochaine élection municipale pour que vous puissiez enfin faire évoluer les choses et redresser la barre de cette gestion
aujourd'hui plus que défectueuse...


Samuel CEBE 17/06/2011 09:10



Oui, comme tu dis... On est vraiment au fond du puit... Et vivement les élections municipales !


On va y travailler ensemble...