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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 11:04

 

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François HOLLANDE en pôle position

Le résultat obtenu par François HOLLANDE (28,56 %) est sans précédent pour une primo-candidature socialiste à l’élection présidentielle.

Il est la marque d’un mouvement profond d’adhésion, d’une confiance exprimée en faveur de la candidature socialiste.

Le décrochage du candidat sortant (27,07 % contre 31,18 % en 2007) est l’expression d’une sanction à l’égard d’un bilan, d’un homme et d’un comportement très largement conjugués au passif.

Mais ce qui vient d’être fait est encore à faire. Il faut poursuivre la mobilisation jusqu’au bout afin que le changement devienne réalité.

 

La vague national-populiste

Le résultat réalisé par Mme LE PEN (18,12 %) révèle des angoisses, une colère, une contestation politique…

Il est la marque de l’échec de la stratégie de SARKOZY fondée sur la course effrénée après les thématiques de l’extrême droite. Le hold-up de 2007 n’a pas été réédité (LE PEN à 10,44 %). Les électeurs frontistes ont préféré l’original-e- à la copie…

 

Pourquoi en 2012 et moins en 2007 ?

En 2007, SARKOZY offrait un « débouché » aux thématiques visitées : celui de l’homme venu de l’intérieur, prétendument de la rupture et… de la nouveauté.

En 2012, il est devenu l’homme de l’Elysée, de la complicité avec « l’establishment » et… de la continuité.

Incapable en définitive de reproduire « la matière incarnée » pour les idées ainsi déployées et qui l’a finalement été par une autre que lui… Parce qu’entre 2007 et 2012, la plante rampante LE PEN a aussi vu sa tête repousser… Et son programme se positionner, en apparence, sur la question sociale…

 

Dès lors, l’ambition de Mme LE PEN pour les prochaines années est claire : représenter la plus grande force politique de la droite, incarner l’opposition à la gauche…

Avec un phasage évident : multiplier les triangulaires mortifères pour la droite traditionnelle, faire élire des députés FN à l’assemblée nationale, contribuer activement à la décomposition de la droite classique en cherchant sa division et des ralliements, refaire le coup réalisé lors des élections régionales de 1998 à l’occasion des prochaines élections locales et territoriales.

 

Même si les résultats d’une élection ne sont pas transposables à une autre, sur le papier, Marine Le Pen a dépassé, au 1er tour de l'élection présidentielle, 12,5 % des inscrits (seuil de maintien au second tour) dans 353 circonscriptions (sur 577).

 

Désormais, la droite va devoir se reconstruire prioritairement autour du positionnement à adopter à l’égard du F.N.

Préférence nationale ou préférence républicaine ?

A nous, à gauche de savoir l’interpeller dans les territoires pour veiller à ce qu’elle ne commette pas l’irréparable : la honteuse compromission…

Et de rappeler notre invariable stratégie politique : nous avons dans la République un adversaire (la droite) et un ennemi (l’extrême droite). Et, en la matière nous avons apporté la preuve par l'exemple lors du vote du second tour de l'élection présidentielle de 2002...

 

La gauche a un devoir de réussite

Au-delà même de la nature de l’offre politique national-populiste, la gauche, si elle accède au pouvoir, aura cette double responsabilité en forme de devoir de réussite à la fois pour répondre à l’expression des attentes des français et pour assurer la défense de la République.

 

L’enjeu est bien là : la gauche sera alors condamnée à réussir.

Les français nous attendent en effet sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la croissance, la justice fiscale, la qualité des services publics, la République exemplaire, le remboursement de la dette, l’éducation, la sûreté nationale, l’Europe…

L’obligation de résultat va devoir intimement accompagner l’obligation de moyen.

 

En ce sens, François HOLLANDE a raison de mener une campagne de vérité. Rien ne serait pire, eu égard au contexte économique, social et politique, que de dire ce que l’on ne fera pas. Nous n’avons pas le droit de créer de la désillusion, de la déception et des petits matins qui succèdent aux grands soirs…

 

Dire ce que nous ferons, faire ce que nous avons dit. Tel est le message de François HOLLANDE qui s’avance autant pour rendre possible le changement que pour le rendre effectif.

 

Loin de représenter un renoncement ou un minimalisme de l’action ou de l’ancrage à gauche, dire ce qui est possible constitue le plus grand des volontarismes, la plus grande des transformations. Nous faisons le choix de l’immanence plutôt que de la transcendance. Le choix de l’œuvre collective à taille humaine, de la réforme progressive, de l’action durable.

 

A nous tous d’en être les artisans. Et cela commence le 6 mai : le changement c’est plus que jamais maintenant !

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Published by Samuel CEBE - dans République
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