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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 11:48

Moins de 100 jours. Un bilan au poids d’enclume. Des « affaires » qui, dans leur nombre et leur qualité, feraient presque rougir Charles Pasqua. Une impopularité digne de Francis Lalanne…

 

Mais Nicolas Sarkozy n’est pas du genre à renoncer ni à rendre les armes… On ne le pense pas spontanément faire le choix d’une douceur de vie tournée vers les couleurs bigarrées de la Toscane, les attraits de la Renaissance italienne au XVIème siècle et l’usage de la lenteur qui sied à un homme faisant le choix de méditer et deviser sur la condition humaine …

 

La rapidité et la fulgurance de son accès au sommet du pouvoir n’a pas d’équivalent dans l’Histoire de la Vème République.

Il est un homme des temps courts, un homme de vitesse… Aujourd’hui face à son destin, bien décidé à ne pas le laisser lui échapper…

 

Et pour ce faire, tous les moyens semblent être bons.

A commencer par celui de « la tactique de la terre déserte. »

Celle-ci se résume bien dans ces paroles de Charles V le sage : « Mieux vaut pays pillé que pays perdu » et consiste à faire le vide devant l'adversaire en stockant hommes et biens dans des endroits hors d'atteinte, sans toutefois détruire le pays.

(Ouf alors ! Nous voilà rassurés !)

   

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Ici, ce sont les finances qui sont vidées de leur substance, les marges de manœuvre qui sont ainsi confisquées, le champ des possibles et le sens même de l’alternative qui paraissent alors stockés dans des endroits hors d’atteinte…

 

L’hiver… Nicolas Sarkozy semble avoir convoqué rien de moins que l’hiver de la politique. Un climat choisi à dessein qui consiste à faire de toute proposition programmatique une contre-production qui s’abattrait immanquablement sur la neige d’une France en deuil.

 

Le deuil selon lui nécessaire de l’Etat providence, des acquis sociaux, des services publics et pourquoi pas un jour ou une nuit… des collectivités territoriales ?

 

Le tout imposé par des « circonstances qui commandent », celles d’un temps de crise dont les causes seraient toutes antécédentes à son mandat et étrangères à son action…

 

Le vide… C’est le produit sans taille, sans couleur ni densité que Nicolas Sarkozy semble bel et bien confectionner autour de lui, par « l’exercice du trop plein… »

   

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 Le vide financier :

Depuis 10 ans, la droite a multiplié la dette par 2 par une politique qui ne profite qu’à une minorité de nos concitoyens les plus aisés.

 

Le vide de la politique d’austérité :

 

Fort de ce bilan, le gouvernement impose au pays une cure d’austérité brutale et injuste, désastreuse économiquement et financièrement inefficace.

 

Le vide de la politique :

 

Toute proposition qui ne serait pas préalablement couronnée d’un entonnoir, serait donc, du point de vue de la droite, nulle et non avenue dans le débat politique. La création de 60 000  postes d’enseignants dans l’éducation nationale, par exemple… (Ceci étant, sans vouloir être mauvaise langue - de nombreux "témoins de moralité" pourraient attester qu'à l'accoutumée, je ne le suis pas - il serait bon que dans ses choix d’expression publique, Benoît Hamon gagne en maturité et en responsabilité…).

 

Ce vide constitue le choix d’un terrain qui consiste à installer Nicolas Sarkozy dans un rôle de gardien de l’existant, éviteur du pire qui est présenté comme étant potentiellement devant nous (et non pas juste là ou juste derrière nous…).

 

Dès lors, il revient à François Hollande de chasser le vide, de choisir naturellement son terrain, d’imposer ses thèmes.

Mais surtout, il nous appartient de convaincre les français que le plus grand risque auquel notre pays serait exposé, est celui de l’absence de volonté, de l’absence de dessein, de l’absence de politique.

 

Il faut chasser l’hiver ! Et faire vivre le printemps de notre République !

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Published by Samuel CEBE - dans République
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