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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:58

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Comment prendre au sérieux un débat d’orientation budgétaire (DOB) qui pourtant est, avec le vote du budget, un acte fondamental de la collectivité, quand on sait que des décisions lourdes sont prises en dehors de toute délibération collective ?

 

C’est néanmoins l’exercice auquel nous avons du nous livrer…

Le rapport relatif au débat d’orientation budgétaire, qui nous a été remis, a appelé de ma part, plusieurs remarques concernant :

 

·        Les perspectives macro-économiques et financières :

Le fait de renouer avec la croissance ne me semble pas seulement conditionné à une forme de météorologie mondiale par rapport à laquelle nous ne pourrions rien mais bien à la définition de politiques volontaristes sur le plan industriel et de la recherche.

C’est tout le sens également des politiques économiques et sociales fondées sur la demande, le pouvoir d’achat et les salaires, dont la France a connu les résultats productifs entre 1997 et 2002 eu égard à l’intervention efficace du gouvernement de Lionel JOSPIN avec notamment Martine AUBRY et Dominique STRAUSS-KAHN.

 

·        Les perspectives sociaux-économiques locales :

La population totale de la ville au 1er janvier 2011, s’établit à 44 642 habitant-e-s.

Soit une baisse substantielle qui met en lumière le décrochage (de près de 6 000 habitant-e-s) de la ville de Castres par rapport à celle d’Albi.

Cette perte de population est donc, contrairement aux prétentions de M. BUGIS depuis 2008, une triste réalité…

Il est à noter que cette situation a des conséquences importantes pour les finances de la ville car la population est un critère déterminant dans le calcul des dotations de l’Etat.

 

·        L’encours de la dette :

Si l’encours de la dette reste stable par rapport à 2010, force est de constater qu’avec 1674 € par an et par habitant-e-s, il plane à un niveau élevé puisqu’il est supérieur à la moyenne nationale et à la moyenne de la strate.

 

·        Les investissements :

Il est regrettable d’assister à un tel manque d’ambition pour notre ville.

La nature même des investissements traduit l’incapacité de M. BUGIS à projeter la ville de Castres dans l’avenir, dans l’attractivité et dans la nécessaire ouverture territoriale.

L’investissement massif en direction de la vidéosurveillance est emblématique de cette politique qui ne soutient décidément pas les activités humaines des castraises et des castrais.

Aucun équipement structurant nouveau n’est en effet prévu pour soutenir les activités culturelles, sportives ou associatives des castrais… Il faudra se contenter des restaurations…

L’annonce de l’aménagement sur le quartier de Lameilhé intervient au bout de 10 longues années de quasi non-intervention… Notamment en direction de l’habitat particulièrement en souffrance et du cadre de vie qui se dégrade…

L’absence manifeste d’implication pourtant urgente (!) à destination de l’espace du Mail-Place Soult qui est une entrée majeure de la ville et un ensemble urbain de rassemblement populaire des castrais.

 

M. BUGIS est aujourd’hui le dépositaire d’un bilan de 10 ans de mandat très largement marqué par un passif.

 

Une défaillance lourde à l’égard du désenclavement de Castres qui a été manqué et pour lequel il porte une responsabilité partagée avec son collègue de la majorité présidentielle, M. FOLLIOT. On est d’ailleurs en droit de se demander ce que vaut leur capacité d’intercession vis-à-vis d’un Etat dont ils se font par ailleurs les serviteurs zélés…

 

Une défaillance profonde (inspirée d’une direction idéologique) par rapport aux politiques sociales volontaristes qui sont pourtant d’une impérieuse nécessité.

J’y reviendrai dans le détail à l’occasion du vote du budget le 19 avril prochain.

 

Une défaillance de gestion qui met en lumière un encours de la dette qui ne se réduit pas et par rapport auquel la comparaison avec la moyenne nationale ne figure même plus dans les documents transmis…

Le rapport de la Chambre régionale des comptes indique que le coût de la dette suit une tendance à la hausse avec un coût moyen qui était compris entre 3 % et 3,5 % et qui, à partir de 2007, s’établit à 4,5 %.

Et alors que dans ce même rapport, il est préconisé que la ville de Castres réduise son recours à l’emprunt, M. BUGIS n’a rien trouvé de mieux que de décider seul en notre nom à tous, l’emprunt de 17 Millions d’euros pour un budget global établi à 92 800 000 €…

Je vous laisse calculer la proportion financière et donc la mesure de la responsabilité prise…

 

Une défaillance démocratique qu’il n’est même plus utile de rappeler tant l’avant-gardisme de M. BUGIS en la matière est légendaire…

Il est l’inventeur d’un nouveau type de démocratie locale fondé entièrement sur « la réunion avec soi-même »…

 

Une défaillance par rapport aux procédures : contrairement à ce qu’il prétend, un certain nombre de décisions et ou de délibérations sont sujettes à contestation et à annulation judiciaire.

 

A plusieurs égards, M. BUGIS se démet lui-même de sa responsabilité de premier magistrat de la ville.

J’y reviendrai…

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Published by Samuel CEBE - dans Conseil municipal
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