Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 13:13

 

imagesCA9NO3W2.jpg

 

Un référendum pour un gouvernement d’union nationale.

Bigre ! Le général n’aurait pas désapprouvé, au temps de l’ORTF, une telle initiative !

 

L’idée provient de M. FOLLIOT, notre lévrier local, prescripteur de néant pour le territoire castrais et député aspirant à l’assemblée nationale...

 

Cet élu de droite promu, fêté, courtisé et conforté notamment par une génération de la gauche castraise, qui, ce faisant s’est installée dans une opposition de 20 ans… (A moins que, par la grâce de l'élection présidentielle, le joli mois de mai produise une belle vague rose…).

 

La question référendaire serait donc la suivante : « Voulez-vous, oui ou non, que le futur gouvernement de la France soit proportionnellement constitué de représentants issus des forces politiques élues à l’Assemblée Nationale ? »

 

Diantre ! A quelle irrémédiable malédiction serions-nous donc exposés pour que de tels expédients soient préconisés ?

 

Les allemands auraient-ils décidés de nous reprendre l’Alsace et la Lorraine ? (Si ce n’est que ça, on pourrait trouver un arrangement…).

 

La France-sur-mer serait-elle un empire oublié ?

 

Le 81 serait-il menacé de disparition sur les plaques minéralogiques tarnaises ?

 

L’unité de gendarmerie mobile ne serait-elle, finalement, contre toute attente, pas créée à Castres ?

 

Plus sérieusement, les arguments avancés mettent l’accent naturellement sur les graves périls encourus par notre époque contemporaine au milieu de laquelle se trouve notre société de citoyens.

 

Périls devant lesquels, nous n’aurions évidemment pas d’autres choix que de nous unir pour faire front…

 

Simplement, une question se pose : M. FOLLIOT croit-il sans rire, que sa proposition portera à conséquence ?

 

Il y a fort à parier que, sans rire, la réponse soit non…

 

Mais alors, pourquoi une telle initiative ? Il n’est pas interdit de penser que la posture s’inscrive dans une logique de placement unipersonnel et potentiel dans un gouvernement sarkozien (si d’aventure l’aventure l’emportait…).

 

Tout comme il n’est pas tout à fait saugrenu d’imaginer que notre lévrier local cherche, par cette manœuvre, à faire à nouveau l’acquisition d’un certain nombre de parieurs de gauche qui l’ont déjà si gentiment installé il y a 10 ans…

 

Enfin, la proposition a ceci de rentable qu’elle permet à notre protagoniste de blanchir ses choix de trahisons multiples : ainsi, il ne serait plus le pigeon voyageur des partis politiques, il deviendrait ce grand albatros qui, du haut de l’azur impérissable des valeurs immémorielles de notre République, les survole pour mieux les unir au nom de la France !

 

Rien que ça…

 

Et pour valider un tel projet, qui n’est pas sans provoquer d’une façon irrépressible un bombement spontané du torse et une main sur le cœur au son de l’hymne national, la hauteur de vue et d’esprit sont conjointement convoquées dans le tintamarre de la France d’avant…

 

Vous savez, cette nostalgie qui pousse un temps la raison à être oublieuse d’elle-même… Ce petit temps d’abandon dans lequel l’on se vautre à la faveur d’un mélange aigre-doux.

 

Cette souffrance minuscule liée à l’impossibilité du retour…

 

Au fond, M. FOLLIOT ne propose pas, il commémore.

 

A défaut d’inventer, il nous fait un inventaire, celui d’un temps passé, d’un temps compassé, d'un temps trépassé…  

Partager cet article

Repost0

commentaires