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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 11:38

 

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This is the end ? Et pourquoi pas ? Tout ne serait-il pas possible avec Nicolas SARKOZY ? N'est-ce pas lui-même qui a énoncé pour lui-même la possibilité de la défaite ? Même si cette dernière n'est évoquée que pour être évitée... Comme pour mieux la conjurer. Il a envisagé la fin comme pour s’enquérir d’un nouveau début… Il a fait mine d’accepter une mort politique comme pour rechercher une renaissance… A la faveur d’une salvatrice résilience… Comme l'on se prêtait, au temps béni du XVIII ème siècle, à la saignée. 

 

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L’enjeu était évidemment de construire une image.

Nicolas Sarkozy ne serait donc pas cet animal amphibie, imperméable à la lucidité, au doute, à la volonté des français ? Il ne serait prétendument pas la machine déshumanisée, emballée et programmée pour le seul objectif qui est de demeurer au pouvoir ? On nous aurait alors menti ?

 

Sa déclaration en « off » fut donc, aux dires de Brice Hortefeux, bien connu pour son sens de l’empathie, «une démarche d'humanité » et le signe qu’il « peut avoir une vie en dehors de la politique»…

 

Il aura tout loisir de nous le prouver à partir du 6 mai prochain.

  

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Dans cette attente, le storytelling à épisodes, l’outrance, le recours à l’émotion, la course à l’omniprésence,… Tout y passe pour éviter que son destin ne trépasse…

 

Nicolas SARKOZY, par les inspirations au cynisme abouti qui l’animent, les stratégies qu’il applique, les thèmes qu’il visite, les mots qu’il choisit, la communication qu’il surdétermine, réduit la politique à une simple expression (par ailleurs extérieure à elle-même) qui est celle de la société de marché.

Pour lui, le cadre d’une campagne électorale s’établit selon le seul précepte de « la concurrence libre et non faussée ».

 

Une concurrence qui, à ses yeux, ne doit être faussée ni par l’intérêt public, ni par la cohérence politique, ni par le respect du aux candidat-e-s, ni par la séparation des sphères publiques et privées, ni par la pudeur, ni par l’exigence de la fonction et encore moins par la dignité… Tout est bon. Il n’existe aucune entrave, aucune réserve, aucun « sur-moi », aucune éthique, aucun amour propre…

 

Les diodes de résistance au mouvement actionné n’existent pas. Les coups partent. La seule raison qui vaille est celle du plus fort, celui là même qui doit arriver à destination : la destination unilatérale de la victoire…

 

Heureusement pour la France, il n’en est pas là.

 

Et dans ce contexte, le candidat sortant, dont il est peu de dire qu’il est dans une mauvaise passe, applique consciencieusement son principe de vie : « la fin justifie les moyens. » Tous les moyens… Surtout les plus gros, ceux qui tâchent...

On est en droit de se demander auquel désormais il va recourir.

 

Ce qui n’est pas sans rappeler l’objet d’un film, que je vous recommande chaudement, qui n’a pas pris une ride : « Des hommes d’influence ». 

 

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En voici un petit résumé :

 

Le Président des Etats-Unis s’est présenté à un nouveau mandat. Mais, alors que les élections approchent, il est éclaboussé par une affaire et sa victoire semble très largement compromise. Un de ses conseillers prend les choses en main et avec l’aide d’un producteur décide de monter une communication bidon à base d’une guerre fictive, de soldats restés derrière les lignes ennemies et d’une jolie chanson… Afin de produire une diversion et de faire basculer l’opinion publique. Un travail de haute couture qui ne laisse que 10 jours pour changer le résultat potentiel des urnes…

(Le tout sur un tempo de comédie qui permet de faire passer les pires horreurs et le cynisme le plus odieux avec le sourire).

 

Un climat qui n’est pas sans rappeler celui sous lequel Nicolas SARKOZY choisit de placer ses derniers espoirs du moment…

On cherche d’ailleurs parfois en vain la frontière entre la fiction et la réalité.

 

Et en la matière, le moins que l’on puisse constater est qu’il n’y a pas de douanier…

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