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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 16:17

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Tel le coyote de la Warner Bros, le candidat sortant a franchi, avec le 1er tour, une falaise …  Il se situe désormais outre République…

 

D’abord parce que, eu égard au vote sanction très largement dirigé contre lui et son bilan lors du 1er tour et à la faiblesse de ses provisions de voix en vue du second tour, il se transforme en objet « kitsch ».

Comme l’indiquait Milan Kundera : « Avant d'être oublié, il est changé en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli. »

Plus tout à fait Président et pas encore ex-Président. Pas encore…

 

Ensuite parce que le candidat sortant choisit délibérément de franchir le mur du son des valeurs de la République.

Il est peu de dire qu’il les avait déjà mises rudement à l’épreuve dans le temps entier de son mandat. Depuis la création du ministère de l’identité nationale jusqu’aux menaces proférées à l’encontre de la laicité, en passant par le discours de Grenoble, les tentatives d’attentat à l’encontre de la République ont souvent réussi…

 

Mais aujourd’hui, avec son discours de Longjumeau, Nicolas SARKOZY a franchi un nouveau seuil. Il est passé de l’autre côté !

 

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Tout y est passé. La filiation chrétienne de la France, la machine à intégrer qui s’est « embolisée », l’immigration qui n’est motivée que par la seule attraction des prestations sociales, la carte vitale qui doit être biométrique pour éviter la fraude, la division par 2 des flux d’entrée, l’organisation d’un examen d’entrée pour vérifier « la compatibilité républicaine », l’opposition au droit de vote des étrangers aux élections locales, l’affirmation toujours et encore d’un différentialisme culturel…

Une litanie en forme de catalogue, jusqu’à la nausée…

 

Le candidat sortant, après avoir défait la France sur le plan économique et social, achève sa tentative de déconstruction de la République. En 2 semaines de campagne, il ne pourra certainement pas gagner la présidence de la République, par contre, il pourra assurément en saper un peu plus encore les fondements.

 

Par la production toujours recommencée d’un discours de banalisation des thèses du Front National, il nourrit, il conforte, il exulte une demande en faisant mine d’y répondre par l’écho assourdissant de la France qu’il célèbre : une France blafarde.

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Published by Samuel CEBE - dans République
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