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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:57

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La célébration en forme de faux auto-bilan des 10 ans de mandat de M. Bugis est révélatrice d’un autisme autant que  d’un enfoncement politique.

 

Les castraises et les castrais auraient légitimement été en droit de connaître l’inventaire que M. Bugis fait de ses 10 longues années au pouvoir. Il n’en a rien été…

 

L’inventaire consiste précisément à procéder à « un tri sélectif » des éléments positifs et négatifs du bilan d’une action.

Au bout d’une telle période, cela n’aurait pas été du luxe et aurait constitué une élémentaire marque de respect vis-à-vis des castrais.

 

Il est également un exercice préalable et nécessaire à l’invention politique pour réaliser des projets nouveaux… On comprendra aisément que cela ne figure pas dans les préoccupations directes de M. Bugis.

 

Au lieu de cela, nous avons eu droit à une mise à l’index de l’opposition qui est manifestement au centre de l’attention de la majorité actuelle. A aucun moment M. Bugis ne s’est adressé à ses administrés, il s’est comporté de bout en bout de l’interview comme un chef de meute.

 

Il ne porte aucun regard sur le bilan de son action, aucun regard sur l’avenir…

 

La vision ainsi que la volonté politique sont en effet les grandes absentes de ses déclarations.

La tendance au repli territorial, au minimalisme de l’action et au rejet de la contradiction, sont au cœur de son intervention…

 

Ses réponses concernant la défaillance de la politique municipale en matière de sport, de culture et d’éducation populaire relèvent du déni autant que de la mauvaise foi.

 

Que dire de la justification de l’abus de la délégation de pouvoir par M. Bugis qui indique ne pas voir l’intérêt de « revenir 50 fois sur le même projet » en conseil municipal alors même que les temps de délibération sont soit réduits à leur expression minimale (notamment par rapport à la mise en œuvre de la vidéosurveillance) soit nuls (concernant pour l’exemple la décision d’emprunt de 17 Millions d’euros) ?

 

Le responsable de la majorité actuelle fustige l’opposition en indiquant qu’elle ferait mal son travail. Or, c’est la majorité qui a la responsabilité de conduire la politique de la ville.

 

C’est à elle de rendre des comptes !

 

D’autant plus que les mesures d’exception et d’exclusion décidées par M. Bugis à l’encontre des groupes d’opposition, est de nature à alourdir la responsabilité de la majorité qu’il dirige.

 

Plutôt que de déclarer, par ailleurs, ne pas accepter d’être mis en accusation et refuser que le conseil municipal soit un tribunal, M. Bugis devrait s’en prendre à lui-même et veiller à ce que la législation en vigueur soit respectée.

Ce qui n’est pas le cas !

 

En effet, lorsque l’avis d’un service de l’Etat n’est pas suivi dans l’adoption d’une délibération foncière, lorsque le financement public d’une structure (IFAC) dont il a été le Vice-Président, n’est pas justifié et quand une très lourde décision municipale n’est manifestement pas conforme à la loi, M. Bugis se démet de lui-même de sa responsabilité de premier magistrat de la ville.

 

Contrairement à ce qu’il prétend, M. Bugis est défaillant par rapport à l’exercice élémentaire de la démocratie locale, vis-à-vis des contribuables castrais et concernant les procédures légales.

 

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