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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 11:41

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Passé le temps de la transition énergétique assuré par le bon port de La Rochelle, nous voilà dans le cœur du sujet de la rentrée politique : la préparation du congrès du Parti Socialiste.

 

Les enjeux semblent limpides : qualifier le PS en tant qu’acteur de la réussite du changement par la vigilance éveillée concernant les orientations du gouvernement et le soutien diligent aux actions menées.

 

Aujourd’hui, plus encore qu’hier en 1981, l’impératif d’une motion unique semble s’imposer à la raison des socialistes.

Parce que ce congrès est consécutif à une victoire socialiste à l’élection présidentielle. Parce que cette victoire couronne celle de la présidence du Sénat ainsi que la forte représentation du P.S dans les collectivités locales et territoriales. Et parce que la situation économique, financière et sociale de la France incite à la responsabilité, à la cohésion et à la réussite collective sans lesquelles les français se détourneraient de nous tout autant qu’ils se détourneraient de la République.

 

Les circonstances qui sont à la fois importantes, difficiles et urgentes, nous commandent d’être tous ensemble pour réussir le changement.

 

Et de ce point de vue, l’expérience devrait nous renseigner sur les errements à éviter au sein de la gauche et au sein du P.S par rapport à la question européenne qui ne doit pas constituer une occasion de division.

Le traité budgétaire européen doit aujourd’hui nous rassembler. François HOLLANDE est engagé en notre nom dans la constitution d’un juste équilibre entre la promotion de la croissance économique et la rigueur budgétaire. Le temps de la clarification véritable sera celui des élections européennes en juin 2014 ; il sera alors celui de la confrontation droite-gauche entre la tentation du repli sur les souverainetés nationales et la perspective du sursaut fédéral.

 

A 15 jours du Conseil national du P.S, il semble souhaitable qu’une synthèse productive s’articule autour d’un réformisme de gauche et autour de la vertèbre que constitue la contribution générale « Réussir le changement » présentée par Martine AUBRY et Jean-Marc Ayrault :

 

Contribution générale : « Réussir le changement » (les meilleurs moments !) :

 

La crise a donné raison aux analyses de la gauche. Après trois décennies marquées par le triptyque déréglementation-privatisations-délocalisations, l’urgence d’un nouveau cycle régulateur s’impose.

 

L'idée d'un nouvel interventionnisme de la puissance publique et la volonté d'une construction européenne plus soucieuse de politiques concrètes pour les peuples que de procédures ou de normes favorables au marché, sont deux preuves d'une gauche de nouveau fière de ses valeurs et de ses réalisations. A cette évolution salutaire, le Parti socialiste français a apporté une contribution décisive.

 

Dans la déclaration de principes adoptée en 2008, nous plaidons pour une économie sociale et écologique de marché. Dans le projet pour 2012, nous traçons les contours et fixons le contenu d’un modèle de développement assis sur les nouveaux compromis entre économie et écologie, justice sociale et démocratie.

 

Nous souhaitons créer une sécurité sociale professionnelle – matérialisée par un compte temps formation – qui permettra de reprendre les études interrompues prématurément, de rebondir pendant les périodes de chômage et de garantir à chacun une réelle progression professionnelle. C'est une ambition aussi élevée que celle de la Sécurité sociale au lendemain de la guerre. 

Autre transformation profonde et durable de nos sociétés : l’aspiration à la reconnaissance de l’autonomie individuelle.

 

Nous proposons une conception nouvelle de l’action publique conciliant les garanties collectives – sans lesquelles la société vire au conflit de tous contre tous et dont les plus modestes ou les moins instruits sont les victimes – et la personnalisation des droits et des services publics.

 

Sociale-écologie de marché, juste échange, services publics personnalisés, urbanisme humain,  etc., sont autant de chantiers majeurs pour les années à venir et qui dessinent les contours de l’après-crise. Ils nous mobiliseront bien au-delà du quinquennat qui s’ouvre. Nous devons en poser les jalons dès maintenant.

 

Préparer l’après crise, mais aussi, bien sûr, c’est un préalable, réussir la sortie de crise. C'est le sens des priorités claires que nous avons revendiquées, les 60 engagements de François Hollande. Ils seront tenus, malgré le lourd passif légué par dix ans d'errements de la droite et dont la gravité a été confirmée par la Cour des comptes.

 

C’est d’abord le redressement. Les efforts qui doivent être faits pour relever la France seront réalisés, sans confondre sérieux et austérité : le redressement sera financier, mais aussi productif, éducatif, social, environnemental.

 

Le redressement sera aussi européen. Après d'innombrables « sommets de la dernière chance » qui n’ont pas pris la mesure des problèmes et n’ont ajouté de l'austérité à l'austérité, le sommet des 28 et 29 juin dernier a marqué un tournant. Il faut le confirmer.

 

Le chemin du redressement, nous l’emprunterons avec une exigence permanente de justice. Elle sera remise au cœur des décisions, en commençant par la justice fiscale : la TVA Sarkozy sera supprimée, les plus gros patrimoines et les plus hauts revenus seront sollicités, le capital contribuera au moins autant que le travail. Les classes populaires et moyennes seront prioritairement protégées, tout comme les PME et les TPE. Justice sociale aussi, amorcée par la retraite à 60 ans pour les salariés qui ont exercé les carrières les plus longues. Justice territoriale, avec un nouvel acte de la décentralisation.

 

Il consistera à octroyer plus d'autonomie et plus de responsabilités aux collectivités territoriales – notamment aux Régions et aux intercommunalités, à simplifier leurs relations et leurs compétences, à garantir la péréquation entre les territoires et en leur sein, à donner aux acteurs sociaux et aux citoyens une plus grande capacité d'évaluation et de participation.

 

Le redressement dans la justice, c’est aussi le levier du progrès retrouvé.

Le quinquennat qui est engagé en sera la confirmation : égalité entre les femmes et les hommes, droit au mariage et à l'adoption pour tous les couples, nouvel acte de l'exception culturelle française, part de proportionnelle aux élections législatives, non-cumul des mandats, droit de vote pour les étrangers en situation régulière aux élections municipales. L'honneur d'exercer la conduite de la nation n'est pas séparable de la volonté d'être nous-mêmes : des républicains qui veulent réenclencher la marche du progrès.

 

 

Les ressorts qui ont rendu possible l’alternance - réflexion, réconciliation, rénovation- sont aussi ceux qui permettront au Parti socialiste de réussir dans l’exercice du pouvoir. Nous réussirons l’alternance comme nous l’avons conquise.

Nous voulons que notre Congrès de Toulouse soit celui du changement en actes. Pour cela, nous proposons aux militantes et aux militants socialistes une ambition : réunir et réussir, réunir pour réussir.

 

http://www.parti-socialiste.fr/congres/contribution/generale/reussir-le-changement

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commentaires

Fabrice 28/08/2012 11:23

C'est vrai qu'avec les motions qui divisent trop souvent le partie, on crée un climat un peu tendu...
Mais il ne faut quand même pas oublier qu'il faut que l'élection du premier secrétaire soit un acte démocratique.

Amitié socialiste
Fabrice
Militant de Mazamet