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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:39

 

529049_0202502346441_web.jpgLa récente décision du Président de la République d'engager une intervention de nos forces armées à la demande du Mali, afin de porter secours à ce peuple ami victime de la brutale agression de djihadistes, qui menace la sécurité des populations et l’intégrité de ce pays, soulève de nombreux enjeux politiques et géopolitiques.

 

Des questions se posent sur les raisons, sur les modalités, sur la durée possible et sur la destination d’une telle intervention.

 

Afin de mieux déceler les différents enjeux stratégiques qui sont désormais engagés dans cette région du monde, qui engagent notre pays ainsi que la communauté internationale et d’être mieux à même de les comprendre et de répondre aux interrogations de nos concitoyens, j'ai le plaisir de vous convier à une :

Réunion-débat sur le thème :

 

« Mali, les enjeux d’une intervention »

 

Le samedi 19 janvier 2013

A 15 H 00

 

A la Fédération du Parti Socialiste

53, rue Henri Moissan 81000 ALBI

 

Intervenant :

Paul QUILES, ancien Ministre de la défense

 

  

Samuel Cèbe

Premier Secrétaire Fédéral du P.S du Tarn

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 15:29

 

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La réunion du Conseil national de synthèse doit vraisemblablement consacrer ce mercredi l’unité du Parti Socialiste.

 

Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont en effet présenté, en juillet, une contribution commune "pour accompagner et soutenir le gouvernement", qui a vocation à se transformer en motion sinon unanime - comme au congrès de Valence (octobre 1981) et à celui de Lille (avril 1987), rassemblant l’ensemble des courants politiques - tout du moins largement majoritaire.

 

Ce temps de l’unité des socialistes est donc le 3ème depuis 30 ans. Il se manifeste à chaque fois pour répondre à une situation à la fois importante, difficile et urgente.

 

Cette impérieuse exigence se révèle lorsque l’essentiel est en jeu. C’est le cas aujourd’hui.

François HOLLANDE a découvert une ardoise salée, résultat de 10 ans d’une gouvernance de la droite qui s’est très largement conjuguée au passif.

Le passif des finances publiques comme de la situation sociale dans notre pays.

En ce sens, le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT, engagé dans son action de transformation sociale, doit pouvoir compter sur le Parti Socialiste. Sur sa force, sur son unité et sur sa mobilisation. Sur chacune et sur chacun d’entre nous.

 

Si nous n’accompagnons et ne soutenons pas les socialistes qui sont aux responsabilités, qui le fera ?

Si nous ne relayons pas auprès d’eux les inquiétudes, les attentes et les exigences de nos concitoyens, qui le fera ?

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Nous avons gagné dans les urnes, il reste désormais à réaliser le progrès dans les actes de la loi afin d’apporter les changements attendus par une majorité de Français.

De la même manière, nous ne pouvons faire l’économie de la bataille culturelle. La droite depuis 10 ans, n’a eu de cesse de faire progresser ses thématiques dans l’opinion : la dévalorisation du travail, la mise en cause des acteurs éducatifs, la relativisation de la laïcité, le repli sur l’identité nationale, le différentialisme culturel,…

 

De ce point de vue, il nous appartient dès à présent de mener les campagnes d’opinion qui s’imposent afin d’affirmer nos valeurs et de proposer nos orientations. En faveur de la valeur travail, de la justice fiscale, de la laïcité garante de la coexistence de tous les absolus (philosophiques, politiques, religieux), de la « social-écologie », du « juste échange », d’une Europe mieux intégrée et plus forte, de la porosité culturelle,…

 

Et c’est dans notre département que nous avons chacune et chacun à dimensionner notre effort. Parce que c’est bien là que nous avons de la prise politique. Sur notre territoire. Là où nous sommes des acteurs.

 

(...)

 

C’est ce qui nous a déjà engagés. C’est ce qui nous engage dans le temps qui vient. C’est ce qui engage notre liberté et notre courage.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 11:41

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Passé le temps de la transition énergétique assuré par le bon port de La Rochelle, nous voilà dans le cœur du sujet de la rentrée politique : la préparation du congrès du Parti Socialiste.

 

Les enjeux semblent limpides : qualifier le PS en tant qu’acteur de la réussite du changement par la vigilance éveillée concernant les orientations du gouvernement et le soutien diligent aux actions menées.

 

Aujourd’hui, plus encore qu’hier en 1981, l’impératif d’une motion unique semble s’imposer à la raison des socialistes.

Parce que ce congrès est consécutif à une victoire socialiste à l’élection présidentielle. Parce que cette victoire couronne celle de la présidence du Sénat ainsi que la forte représentation du P.S dans les collectivités locales et territoriales. Et parce que la situation économique, financière et sociale de la France incite à la responsabilité, à la cohésion et à la réussite collective sans lesquelles les français se détourneraient de nous tout autant qu’ils se détourneraient de la République.

 

Les circonstances qui sont à la fois importantes, difficiles et urgentes, nous commandent d’être tous ensemble pour réussir le changement.

 

Et de ce point de vue, l’expérience devrait nous renseigner sur les errements à éviter au sein de la gauche et au sein du P.S par rapport à la question européenne qui ne doit pas constituer une occasion de division.

Le traité budgétaire européen doit aujourd’hui nous rassembler. François HOLLANDE est engagé en notre nom dans la constitution d’un juste équilibre entre la promotion de la croissance économique et la rigueur budgétaire. Le temps de la clarification véritable sera celui des élections européennes en juin 2014 ; il sera alors celui de la confrontation droite-gauche entre la tentation du repli sur les souverainetés nationales et la perspective du sursaut fédéral.

 

A 15 jours du Conseil national du P.S, il semble souhaitable qu’une synthèse productive s’articule autour d’un réformisme de gauche et autour de la vertèbre que constitue la contribution générale « Réussir le changement » présentée par Martine AUBRY et Jean-Marc Ayrault :

 

Contribution générale : « Réussir le changement » (les meilleurs moments !) :

 

La crise a donné raison aux analyses de la gauche. Après trois décennies marquées par le triptyque déréglementation-privatisations-délocalisations, l’urgence d’un nouveau cycle régulateur s’impose.

 

L'idée d'un nouvel interventionnisme de la puissance publique et la volonté d'une construction européenne plus soucieuse de politiques concrètes pour les peuples que de procédures ou de normes favorables au marché, sont deux preuves d'une gauche de nouveau fière de ses valeurs et de ses réalisations. A cette évolution salutaire, le Parti socialiste français a apporté une contribution décisive.

 

Dans la déclaration de principes adoptée en 2008, nous plaidons pour une économie sociale et écologique de marché. Dans le projet pour 2012, nous traçons les contours et fixons le contenu d’un modèle de développement assis sur les nouveaux compromis entre économie et écologie, justice sociale et démocratie.

 

Nous souhaitons créer une sécurité sociale professionnelle – matérialisée par un compte temps formation – qui permettra de reprendre les études interrompues prématurément, de rebondir pendant les périodes de chômage et de garantir à chacun une réelle progression professionnelle. C'est une ambition aussi élevée que celle de la Sécurité sociale au lendemain de la guerre. 

Autre transformation profonde et durable de nos sociétés : l’aspiration à la reconnaissance de l’autonomie individuelle.

 

Nous proposons une conception nouvelle de l’action publique conciliant les garanties collectives – sans lesquelles la société vire au conflit de tous contre tous et dont les plus modestes ou les moins instruits sont les victimes – et la personnalisation des droits et des services publics.

 

Sociale-écologie de marché, juste échange, services publics personnalisés, urbanisme humain,  etc., sont autant de chantiers majeurs pour les années à venir et qui dessinent les contours de l’après-crise. Ils nous mobiliseront bien au-delà du quinquennat qui s’ouvre. Nous devons en poser les jalons dès maintenant.

 

Préparer l’après crise, mais aussi, bien sûr, c’est un préalable, réussir la sortie de crise. C'est le sens des priorités claires que nous avons revendiquées, les 60 engagements de François Hollande. Ils seront tenus, malgré le lourd passif légué par dix ans d'errements de la droite et dont la gravité a été confirmée par la Cour des comptes.

 

C’est d’abord le redressement. Les efforts qui doivent être faits pour relever la France seront réalisés, sans confondre sérieux et austérité : le redressement sera financier, mais aussi productif, éducatif, social, environnemental.

 

Le redressement sera aussi européen. Après d'innombrables « sommets de la dernière chance » qui n’ont pas pris la mesure des problèmes et n’ont ajouté de l'austérité à l'austérité, le sommet des 28 et 29 juin dernier a marqué un tournant. Il faut le confirmer.

 

Le chemin du redressement, nous l’emprunterons avec une exigence permanente de justice. Elle sera remise au cœur des décisions, en commençant par la justice fiscale : la TVA Sarkozy sera supprimée, les plus gros patrimoines et les plus hauts revenus seront sollicités, le capital contribuera au moins autant que le travail. Les classes populaires et moyennes seront prioritairement protégées, tout comme les PME et les TPE. Justice sociale aussi, amorcée par la retraite à 60 ans pour les salariés qui ont exercé les carrières les plus longues. Justice territoriale, avec un nouvel acte de la décentralisation.

 

Il consistera à octroyer plus d'autonomie et plus de responsabilités aux collectivités territoriales – notamment aux Régions et aux intercommunalités, à simplifier leurs relations et leurs compétences, à garantir la péréquation entre les territoires et en leur sein, à donner aux acteurs sociaux et aux citoyens une plus grande capacité d'évaluation et de participation.

 

Le redressement dans la justice, c’est aussi le levier du progrès retrouvé.

Le quinquennat qui est engagé en sera la confirmation : égalité entre les femmes et les hommes, droit au mariage et à l'adoption pour tous les couples, nouvel acte de l'exception culturelle française, part de proportionnelle aux élections législatives, non-cumul des mandats, droit de vote pour les étrangers en situation régulière aux élections municipales. L'honneur d'exercer la conduite de la nation n'est pas séparable de la volonté d'être nous-mêmes : des républicains qui veulent réenclencher la marche du progrès.

 

 

Les ressorts qui ont rendu possible l’alternance - réflexion, réconciliation, rénovation- sont aussi ceux qui permettront au Parti socialiste de réussir dans l’exercice du pouvoir. Nous réussirons l’alternance comme nous l’avons conquise.

Nous voulons que notre Congrès de Toulouse soit celui du changement en actes. Pour cela, nous proposons aux militantes et aux militants socialistes une ambition : réunir et réussir, réunir pour réussir.

 

http://www.parti-socialiste.fr/congres/contribution/generale/reussir-le-changement

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 06:23

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A quelques veilles du premier tour des élections législatives et aux quelques surlendemains de l’élection présidentielle, les enjeux politiques nous apparaissent globalement dans leur forme accoutumée.

 

Mais la politique en tant que représentation ne s’en trouve-t-elle pas transformée ?

 

Evidemment, dans sa nature propre, la politique demeure une conception relative à une représentation du monde dont il s'agit d'interpréter les signes. Une idée projetée sur le monde qui se propose, à gauche, de le transformer ou bien, à droite, de le conserver. Une idée qui intervient comme une représentation active de la volonté collective, de la détermination politique à établir une nouvelle donne ou une supposée donne équivalente à transposer sur l’existant de la société. Encore que la droite d’avant-hier fut, à sa manière, moins conservatrice que réformatrice. Il s’agissait pour elle, plutôt que de conserver l’existant, de transformer en les amplifiant les inégalités déjà en vigueur…

 

Si, au sens étymologique du terme, la représentation est le fait de rendre quelque chose d’absent présent, et si nous convenons ensemble que l’aspiration au changement n’était pas dans notre pays si absente que cela au début de la campagne ( c’est le moins que l’on puisse dire), alors le projet socialiste fut peut-être moins représenté que présenté…

 

Et François HOLLANDE est en effet très largement parvenu à rendre l’idée du changement présente dans le débat public et ainsi à l’imposer comme nécessité lors du scrutin présidentiel.

 

Surtout et dans la mesure où le fait de représenter en tant qu’acteur politique une population, revient à lui présenter une deuxième fois à elle-même l’objet de son aspiration profonde (et ou à venir), on peut considérer que le nouveau Président socialiste, par sa légitime revendication d’une forme de « normalité » politique, a atténué la figure traditionnelle du « représentant » politique.

 

La proximité voulue, recherchée et pratiquée du candidat socialiste avec le peuple de France dans le temps entier de la campagne présidentielle, a également permis d’entamer une partie de la distance dévolue à l’exercice.

C’est que François HOLLANDE est coutumier du fait : il monte sur les barrières pour embrasser, il commande au chauffeur de stopper le véhicule pour aller à la rencontre des Français ou pour respecter le code de la route qui s’applique ainsi à chacun y compris au représentant de la nation. Pour la plus grande peine de ses gardes du corps et pour le plus grand bonheur des Français. Le Président fait ainsi la démonstration de sa présence au-delà de la fonction de représentation que lui confèrent les attributs de la République. François HOLLANDE met un point d’honneur à être présent aux côtés des Français à la faveur d’une réduction de la distance symbolique et physique qui le sépare d’eux.

 

Le rapport au temps est lui aussi réenvisagé. Il semble être question de réduire « le décalage horaire » entre le discours et l’acte. C’est tout le sens de l’exemplarité qui agit comme la préfiguration mais également comme le premier acte de la loi elle-même.

La valeur de l’exemple lui donne en effet sa raison d’être, sa première substance, sa crédibilité. Elle atténue la frontière entre les deux jusqu’à parfois fondre le discours lui-même dans l’action. La confiance qui n’est rien d’autre que l’action de « se fier ensemble », est alors conquise par la valeur expérimentale du changement appliqué à ceux qui le préconisent pour tous.

 

Le rapport au projet lui aussi s’en trouve modifié. Avec la campagne de François HOLLANDE, on se projette moins à demain qu’à « maintenant ». Le changement c’est maintenant ! Il y a désormais cette dimension de l’urgence de l’action qui est évidemment en rapport avec l’état d’urgence économique et sociale dans lequel se trouve notre pays, avec la prégnance de l’aspiration des citoyens et avec la vitesse qui sied à notre décennie.

 

C’est cette conjugaison de « la normalité politique », de la proximité citoyenne, de l’impermanence de l’action, qui semble atténuer la forme accoutumée de la « représentation » en politique.

 

Cette rénovation de l’image, du discours et de l’action porte sans aucun doute la marque d’un changement qui, dans la vie politique française, vaudra pour demain et pour de nombreux lendemains.

 

Mais en attendant, le changement, c’est maintenant !

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 06:19

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A mesure que le pouvoir prend forme, il change de forme dans notre pays et prend une juste mesure, celle qui fait de chaque citoyen la mesure de toute chose…

 

 

De l’absolutisme au relativisme

 

A de nombreuses encablures de « l’omniprésidence », François HOLLANDE rend aujourd’hui possible une présidence conforme à l’esprit et aux normes de la République.

 

Si l’absolutisme est le fait de ce qui « délie des lois », le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT apparaît bien dans ce qu’il est profondément : intimement lié aux lois.

 

Par l’évidence de celui qui, en sa qualité de chef de gouvernement, provient, comme Président du groupe socialiste, de l’Assemblée Nationale.

 

Par la valeur de l’exemple que François HOLLANDE replace au cœur de la République. L’exemple qui ainsi agit comme un signe avant-coureur de la loi à venir tout autant que comme son principal promoteur. L’exemple qui procure la confiance utile au législateur qui s’engage et nous engage. L’exemple qui permet à la représentation (nationale), au sens étymologique du terme, de rendre quelque chose d’absent présent ; en l’occurrence, le sens d’une action politique.

 

Par l’orientation voulue du réformisme. Celui qui envisage la transformation sociale par l’usage du dialogue, par la pratique de l’équilibre, par la recherche continue de ce qui porte à conséquence et de ce qui s’inscrit dans la durée… A la faveur de l’inscription nouvelle dans la loi.

 

Par le respect d’une « solidarité organique » qui replace les deux têtes de l’exécutif dans leur fonction respective tout autant que dans leur dessein commun qui est celui de servir ensemble le changement validé par les français.

Le gouvernement actuel est, dans les faits, doté de réelles prérogatives, contrairement au précédent qui fut sous contrôle, sous administré, réduit à n’être qu’une dépendance dans une arrière-cour de l’Elysée…

 

 

De la culture de la délimitation à la culture partagée

 

La nature de la composition du gouvernement, de la répartition des attributions des ministères et des correspondances qui existent entre eux est déjà en-soi une rupture avec le gouvernement précédent mais également avec les usages préexistants.

 

Les décrets d’attribution des ministères qui viennent d’être publiés au journal officiel en témoignent. Des choix annonciateurs d’une orientation politique.

 

Le Ministre de l’économie et des finances, Pierre MOSCOVICI, prend la tête d’un gros portefeuille avec la responsabilité pleine et entière des comptes publics, des règles relatives aux finances locales, de l’équilibre des comptes sociaux et des mesures de financement de la protection sociale. Mais son autorité sera, sur la direction de la Sécurité sociale, conjointe avec la Ministre aux affaires sociales, Marisol TOURAINE. De la même manière, Bercy perd la tutelle de la réforme de l’Etat et de la fonction publique.

La direction générale des collectivités locales (DGCL) sera désormais partagée, sous l’autorité conjointe du Ministre de l’intérieur, Manuel VALLS et de la Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise LEBRANCHU.

L’agence des participations de l’Etat (APE) ne sera plus du seul ressort du Ministre de l’économie mais placée sous l’autorité conjointe de Pierre MOSCOVICI et Arnaud MONTEBOURG, Ministre du redressement productif.

 

Contrairement à la précédente majorité où la Direction de l’énergie et du climat dépendait fortement du Ministre de l’industrie, la nouvelle Ministre de l’Ecologie « élabore et met en œuvre la politique de l’énergie, afin notamment d’assurer la sécurité d’approvisionnement et la lutte contre le réchauffement climatique. »

Un choix conforme à la philosophie du Parti Socialiste qui inscrivit en 2008 dans l’article 7 de sa Déclaration de principes que : « Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de leur production. » Et dans son article 4 : « Les socialistes veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. »

 

De nombreux autres exemples existent de ces attributions partagées avec comme l’indique la porte-parole du gouvernement, Najat VALLAUD-BELKACEM, une « autorité conjointe » sur un certain nombre de dossiers.

« Plusieurs Ministres seront ainsi amenés à intervenir en bonne intelligence, en bonne entente. » « Les administrations seront au service de chaque ministère. »

 

Nous sommes au cœur de l’inspiration de ce gouvernement qui élabore une culture partagée du pouvoir ainsi que des politiques transversales pour une action globale.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 07:01

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De l’investiture à la mise en place du gouvernement, François HOLLANDE inaugure une présidence nouvelle.

Forcément nouvelle dans la mesure où sa victoire signe la défaite de celui qui appartient désormais avec Valéry Giscard d’Estaing, au pool des deux Présidents de la Vème République à ne pas avoir été réélus ; c’est à dire à avoir été éconduits…

 

C’est cette promesse d’une Présidence nouvelle qui a rendu possible la victoire et c’est la victoire qui rend possible la Présidence nouvelle.

 

D’évidence, c’est le changement qui est attendu par les Français.

 

Le changement de destination de la politique économique, sociale, industrielle, fiscale, éducative, territoriale, de la France.

Le changement de destinataires qui sont légitimement toujours plus nombreux à attendre que le redressement de notre pays se produise dans la justice et dans la conduite d’un destin qui soit réellement partagé.

Le changement attendu dans la contingence de la réalité vécue de chacun-e-

 

Ce changement qui ne saurait exister sans l’impulsion première donnée ces jours derniers par François HOLLANDE.

Et, de ce point de vue, le Président socialiste, eu égard aux « coutumes » qui l’ont précédé, inaugure un autre rapport au pouvoir, un « pouvoir autrement ».

Un pouvoir exemplaire pétri de morale sans le moralisme, un pouvoir incarné avec du symbole sans le sacré, un pouvoir empreint de dignité sans la condescendance.

 

 

La valeur de l’exemple contre l’exemple de la valeur.

 

Pour la droite, le pouvoir constitue prioritairement et à lui seul la marque de la valeur ultime. A la fois révélateur de l’excellence due au rang, but en soi et exercice autosuffisant, il représente par définition la destination finale…

Il est l’exemple de la valeur. Une valeur supérieure et permanente dotée d’une substance « en-soi »…

Nicolas SARKOZY a ajouté à cette culture du pouvoir multiséculaire à droite, la culture de l’entreprise afin d’asseoir notamment sa revalorisation salariale de près de 170 % pour effectuer le « job ».

 

Pour la gauche le pouvoir n’a « en-soi » qu’une valeur relative. Il n’est que la continuation de la volonté politique par un autre moyen. Un outil. Il n’y a pas véritablement, à gauche, d’essence du pouvoir.

Celui-ci n’est rien de plus que l’expression d’une volonté populaire qui aspire au changement, le prolongement du suffrage universel qui indique une orientation, le moyen dont l’usage permet la transformation sociale. Ou presque rien de plus…

C’est le « sur-moi » du pouvoir qui a de la valeur : c’est l’intention qui compte. Le pouvoir est second, il doit être conforme à la volonté d’origine, il doit rendre des comptes, se justifier, il ne doit pas décevoir. Il est potentiellement coupable…

Vous savez, ce lointain remords de la gauche d’être au pouvoir. C’est une vieille, une mauvaise habitude qui habite la gauche française : l’accession au pouvoir déclenche la conscience du remords à venir… Sur le mode : « maintenant que nous avons gagné, il nous faut tenter de nous faire pardonner. » Comme si la gauche intériorisait une culpabilité prométhéenne de se trouver dans l’exercice du pouvoir qui agirait fatalement comme un corrupteur de sa conscience… De ce point de vue, il n’est que temps que la gauche assume la relation entre la permanence de ses valeurs et la transformation de ses moyens. (J’y reviendrai prochainement). Ses 3  victoires à l’élection présidentielle qui prouvent au fond que la gauche au pouvoir c’est possible, c’est durable puis normal, doivent nous faire avancer dans cette perspective.

 

Pour la gauche donc, le pouvoir tire sa justification de la valeur de l’exemple. Valeur que François HOLLANDE, avec juste raison, replace au cœur de la République.

L’exemple est avant toute autre considération une approche de déontologie qui vaut « en-soi ». C’est tout le sens de la Charte de déontologie adoptée par le tout nouveau conseil des ministres. Avec notamment la signature d’une déclaration d’intérêt, la remise des cadeaux au service des domaines, la renonciation à « toute participation à un organisme, même à but non lucratif, dont l’activité intéresse leur ministère », le non-cumul des mandats, la valorisation des logements de fonction comme avantage en nature (pour le fisc)…

 

L’exemple, dans sa fonction de modèle et dans son incitation à être imité, est également une préfiguration d’une action proposée et à venir. Une sorte « d’expérience partielle » pouvant illustrer le sens d’une action globale. La réduction de 30 % des émoluments des ministres prend acte de la crise économique et indique les efforts qui devront être consenti pour plus de justice sociale et fiscale.

 

Mais plus largement, il peut également constituer une philosophie de l’engagement qui propose le but comme chemin… Et non comme une destination plus ou moins exotique…

 

La manière dont on appréhende et dont on pratique le pouvoir serait alors de nature à produire des exemples… à suivre.

 

Et en ce sens, ces exemples peuvent être vus comme des actions contingentes pleines et entières qui font sens pour les citoyens.

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 06:29

 

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Dans sa victoire à l'élection présidentielle, la gauche a qualifié son orientation qui est celle du changement.
Elle a ainsi, en la personne de François HOLLANDE, su incarner une  alternative par rapport à l'existant et créer les conditions de  l'alternance dans la République.
Un peu avant et un peu après la fin subite de son chef, la droite  considéra que son revers était de nature à étourdir la France.
Suggérant par la même que la gauche c'est la France à l'envers et la droite la France à l'endroit.
En suivant une telle assertion, le suffrage universel serait alors rangé au magasin des accessoires et ne serait plus que le supplément  d'âme d'une avantageuse répartition préexistante et rituelle : à la  droite, le pouvoir, à la gauche, la contestation du pouvoir...

 

Dans le déploiement d'une dialectique "ami-ennemi" sans concession pour la République, la droite oppose la gauche à la France et lui fait le procès de l'incompatibilité avec la nation...
Le soir où il fut défait, Nicolas SARKOZY donna le ton : "Je ne serai jamais comme ceux qui nous ont combattu. Nous aimons notre pays."
La droite du jour dénie ainsi à la gauche la faculté de servir la France. Rien de moins... Vous conviendrez avec moi qu'il serait ardu d'en dire plus...

La gauche et l'anti-chambre du pouvoir.

Dans la vision "UMPiste" tout se passe comme si la droite était consubstantiellement vouée à demeurer au pouvoir. L'accès de la gauche aux responsabilités ne pourrait se produire qu'à la faveur d'un accident, d'une conjonction d'aléas.
Elle serait le résultat d'un symptôme qui témoignerait d'un malaise passager de la France, à guérir au plus tôt...
Une situation d'exception qui ne ferait que confirmer la règle communément admise selon laquelle la droite est "conçue" pour le pouvoir et la gauche matricée pour s'y opposer...
En réclamant pour elle-même la marque déposée "France éternelle", l'UMP s'arroge la propriété ontologique de notre pays en indiquant le rapport exclusif qu'elle entretiendrait avec lui...

 

Est-ce à dire que la gauche représenterait "la France temporaire" ? La gauche serait ainsi la fille illégitime de la France ...?
La droite avance pourtant 2 dialectiques contradictoires :
-D'une part, une vision maurassienne qui oppose le pays réel (où elle élit volontiers domicile) au pays légal qui serait par nature éloigné de la France éternelle. Schéma de lecture très largement développé durant la campagne électorale par Nicolas SARKOZY ;
-D'autre part, une vision gaullienne pétrie de l'évidence, qui s'imposerait à la raison de chacun-e-, selon laquelle la France serait dotée, avec la droite, d'un propriétaire...

Et il faut bien que la droite française produise un choix entre sa réclamation du pays réel opposé à ce qui tient force de loi et sa revendication en légitimisme qui semble nous dire : "Nous sommes depuis des temps immémoriaux, la loi."
Dépassant ainsi la notion de production de la loi par celle de "l'étant de la loi."

 

L'alternative contre l'endroit et l'envers.

C'est l'existence même de l'alternative qui, au sens propre du terme est un choix entre deux possibilités distinctes, qui est frappée de nullité par la droite.
Pour cette dernière, comme l'indique son slogan de campagne législative : "Ensemble, choisissons la France", il n'y a, si l'on peut dire, qu'un choix.
Comme si les électeurs étaient tous potentiellement des exilés fiscaux...
Il est à noter que ce slogan est un contre-sens. Sous couvert d'exhorter les français à choisir, il ne leur laisse pas le choix... 
Puisque toute option "autre" serait contraire à la France. Et pourquoi pas ennemie de celle-ci ...?
Réthorique relative à "l'ennemi de l'intérieur" propre aux 
cousinades thématiques UMP-FN de la campagne présidentielle.
On remarquera que tous les mouvements politiques, à l'exception notable de l'UMP, respectent la valeur fondatrice du choix devant la pluralité des offres politiques différenciées qui seule permet, dans une démocratie digne de ce nom, de proposer afin de le réaliser, un possible.
Or, dans sa disgrâce, ce parti sans doute touché par la tentation d'être unique, semble se morfondre aujourd'hui dans une nostalgique volonté de restauration. Mais de restauration de quoi...?
Tous les autres mouvements politiques, à la faveur de l'usage du mot alternative (ou de ses figures diverses) utilisé fautivement (sous l'influence de l'anglais) dans le sens d'une seconde option, valident la concurrence des projets, l'expression de la démocratie et l'affirmation de la liberté de vote du citoyen.

 

L'alternance contre l'envers et l'endroit.

L'alternance est avant tout le prolongement d'une conjonction entre une aspiration au changement et une offre de changement. Elle est également une preuve nécessaire et irréfutable que le rapport au pouvoir est empreint d'impermanence et non pas de permanence.
Au bout de 23 années d'absence de la gauche de la gouvernance nationale, la victoire de François MITERRAND en 1981, démontra par l'exemple que les socialistes au pouvoir c'est possible.
En 1988, "la force tranquille" qualifia l'idée selon laquelle la gauche, c'est durable.
En 2012, l'élection de François HOLLANDE rappelle que l'élection d'un Président socialiste, c'est normal !
Dès lors, le procès du jour intenté à la gauche sur sa prétendue incapacité à "administrer" la France, sur sa prétendue illégitimité et sur sa prétendue incompatibilité avec la nation, apparait comme étant gentiment désuet et anachronique...
Sinon pour le moins déplacé, au regard du passif laissé par la droite sur le plan de la dette, des comptes sociaux, du niveau du chômage, de la fracture territoriale et fiscale... Notamment...

 

L’habitation contre la cohabitation au sein de l’exécutif.

 

L’équilibre… Une notion qui, en politique, suscite des interprétations multiples sinon controversées…

Il y a l’équilibre institutionnel notamment entre l’exécutif et le législatif qui est une condition d’un fonctionnement régulier de nos institutions.

Il y a l’équilibre propre à une nécessaire séparation des pouvoirs chère à Montesquieu, en particulier entre celui qui relève du politique et celui qui relève du judiciaire. (Son rétablissement ne sera d'ailleurs pas un luxe...).

Il y a l’équilibre d’une politique qui, passant outre une vision fragmentée de la société, s’adresse à tous les citoyens.

 

Mais alors qu’est-ce donc que ce « nouvel équilibre » brandi par la droite du moment qui n’est rien d’autre que la volonté d’imposer à la France une cohabitation de 5 ans ?

Si ce n’est la confusion, l’incohérence, la limitation de l’action publique… ?

On a déjà vu un Président de la République placé dans cette configuration refuser de signer les ordonnances (même si, de notre point de vue, c’était pour la bonne cause…).

On a pu constater un Premier Ministre subir des engagements européens de la France qui furent contraires à sa politique de relance au niveau stato-national…

Cela existe, donc. Mais comment ignorer que c’est toujours au détriment de l’action publique ?

 

Et ce d’autant plus que :

-Le passage du septennat au quinquennat alourdit la dimension d’incompatibilité de la cohabitation (qui passe de 2 à 5 ans) avec le service de l’Etat.

-L’inversion du calendrier voulue par Lionel JOSPIN ajouté à la coincidence des mandats présidentiel et législatif pour un temps entier de 5 ans, renforce la nécessité de la cohérence entre les 2 têtes de l’exécutif.

-L’interdépendance croissante entre la politique européenne et la politique nationale exige une continuité de l’orientation portée par le Président de la République d'une part et par le Premier Ministre d'autre part.

 

Au-delà des arguments déroutés d’une droite du moment en pleine déroute, il faut se souvenir que tous les cadres de la droite française et en particulier les gaullistes, défendent depuis toujours « l’habitation » d’une seule et même politique par les deux têtes de l’exécutif.

 

La résurgence de ce canal historique conforme à la plus grande épure du mouvement gaulliste nous vient de la récente déclaration de M. GUEANT : « Institutionnellement, par principe, je pense que ce n’est pas l’esprit de la Vème République qu’il y ait une cohabitation. L’esprit de la Vème République, c’est qu’il y ait une puissance d’action publique et que par conséquent il y ait une cohérence, au sein de l’exécutif, entre le gouvernement, le Président et l’Assemblée Nationale. »

 

Une fois n’est véritablement pas coutume,… Mais, sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec Monsieur GUEANT.

 

Les 10 et 17 juin, donnons, dans l’esprit de la Vème République, une majorité forte au Président afin qu’il ait la puissance d’action publique suffisante et nécessaire pour conduire le changement voulu par les français.

 

 

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 06:56

 

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En ce 8 mai, François HOLLANDE et Nicolas SARKOZY ont donné l’image de l’unité pour un temps suspendu qui est celui d’une commémoration nationale et qui ouvre également celui d’une transition républicaine jusqu’au 15 mai prochain, jour de la passation officielle du pouvoir présidentiel.

 

Le nouveau Président élu mesure mieux que quiconque la portée de l’image donnée dans les touts premiers jours qui succèdent à son élection.

Il avait indiqué être prêt, au service des français, à la hauteur des enjeux ? Il l'est.

 

Engagé avec sérieux, diligence et simplicité dans la préparation des premiers actes du changement.

Loin, très loin de l’image précieuse-ridicule donnée par son prédécesseur, François HOLLANDE offre le visage de l’abnégation qui envisage une action patiente et progressive.

 

Il impose une figure humble et besogneuse qui préfigure un mandat pétri de cohérence et de progressivité.

Pour un réformisme de gauche qui s’appuie sur la mise en actes du discours validé par les citoyens, sur le rassemblement des français et sur l’inscription dans la durée.

 

Ces premiers gestes semblent agir comme des augures qui offrent des signes présageant la nature et le sens du mandat qui ne tardera pas à s’ouvrir…

 

Quel événement symbolique ?

 

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François HOLLANDE va choisir un acte premier, une intervention, une commémoration ou bien encore une célébration… qui sera de nature à installer une orientation voulue de sa présidence.

 

Comme chacun-e- le sait, François MITTERRAND inaugura son mandat le 21 mai 1981, au Panthéon en consacrant 3 valeurs célébrées par le dépôt de roses sur les tombes de Victor SCHOELCHER, Jean JAURES et Jean MOULIN pour la liberté, la paix et la résistance…

Ce faisant, l’ancien Président voulut également comme l’indiqua Milan KUNDERA, « ressembler aux morts car la mort et l'immortalité formant un couple d'amants inséparables, celui dont le visage se confond avec le visage des morts est immortel de son vivant. »

Son successeur, Jacques CHIRAC, fit le choix, le 16 Juillet 1995, soixante ans après la fin de la seconde guerre mondiale, de reconnaitre solennellement la responsabilité de l'Etat français dans les crimes commis pendant l'Occupation.

Il engagea ainsi la France devant son Histoire et prit par la même, le contre-pied de tous ses prédécesseurs qui de De Gaulle à Mitterrand, avaient au contraire défendu l’idée que Vichy n'était pas la France et l'Etat français seulement une parenthèse.

On peut aujourd’hui penser que François HOLLANDE fera un choix symbolique qui sera en rupture avec les errements de la présidence de Nicolas SARKOZY. Et peut-être aussi en décalage avec le goût immodéré (?) de François MITTERRAND pour le marbre de l’éternité…

Un choix, au fond, qui lui ressemble : fait de porosité, de rassemblement et de générosité…

 

Quel gouvernement ?

 

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En ce qui concerne le choix de son 1er Ministre (qui sera un-e- socialiste), François HOLLANDE se prononcera certainement en faveur d’un proche.  En 1981, François MITTERRAND avait bien choisi Pierre MAUROY et non Michel ROCARD…

La netteté de son résultat et la relative faiblesse (au regard de ce qui était attendu…) de celui du Front de Gauche le conforteront dans cette voie.

Le Président socialiste a déjà annoncé que l’équipe gouvernementale respecterait le principe de la parité homme-femme. Il favorisera sans doute la diversité. 

De nouveaux talents, révélés durant la campagne, doivent se confirmer dans l’exercice des responsabilités de l’Etat.

Un panachage entre l’expérience utile et un renouvellement souhaitable devrait être de mise.

Une équipe resserrée et non pléthorique sera une marque supplémentaire de la volonté d’exemplarité en matière de maîtrise des finances publiques.

L’ouverture aux radicaux de gauche, aux Verts et à des communistes est en question… Nous verrons.

 

Quelle Assemblée nationale ?

 

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A la faveur de l’obtention d’une majorité lors des élections législatives, les représentants de l’U.M.P disent vouloir rééquilibrer les pouvoirs…

Il est vrai que la gauche détient aujourd’hui de nombreux instruments du pouvoir républicain sur le plan national (Présidence de la République, Sénat), territorial (la quasi-totalité des Conseils régionaux, la majorité des Conseils généraux) et local (de nombreuses communes, grandes, moyennes et petites…).

 

Mais il ne saurait y avoir d’équilibre sans cohérence, sans continuité et sans stabilité.

Or, le fait de vouloir priver le nouveau Président de la République d’une majorité à l’Assemblée Nationale, c’est chercher à contrefaire ce que le suffrage universel a déjà fait.

C’est tenter de soustraire à la souveraineté déjà exprimée une part conséquente de cette même souveraineté.

C’est suggérer d’installer une cohabitation de 5 ans entre les 2 têtes de l’exécutif alors que la France a besoin aujourd’hui plus que jamais d’être habitée par une orientation claire.

C’est faire le choix de l’instabilité institutionnelle alors qu’il est impératif d’œuvrer au redressement national.

C’est faire le choix d’une indépassable contradiction là où il est nécessaire d’assurer la cohérence d’une orientation, la continuité d’une action et le développement durable d’une politique dans le temps entier d’un mandat.

 

Lire l'article de Guy CARCASSONNE, professeur en droit public, intitulé “Tous les pouvoirs ?” :

http://www.huffingtonpost.fr/guy-carcassonne/tous-les-pouvoirs-gauche_b_1503618.html?ref=france

 

 

 61 % des français se prononcent aujourd'hui pour une majorité favorable à François HOLLANDE.

Le nouveau Président de la République a reçu un mandat du peuple de France pour conduire le changement. Il reste à lui en donner les moyens.

 

A l’aube de son début d'exercice, François HOLLANDE entend cultiver ce qui fait sa marque de fabrique : une attention particulière portée aux citoyens, un sens aigu du service de l’Etat, une propension naturelle au rassemblement.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 10:37

 

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Comment ne pas penser, en cette journée de l’Europe, à la Lettre tout à la fois visionnaire et d’actualité que Victor HUGO adressa aux membres du Congrès de la paix à Lugano, le 20 septembre 1872 ?

 

Juste pour le plaisir :

 

"Nous aurons ces grands Etats-Unis d'Europe qui couronneront le vieux monde comme les Etats-Unis couronnent le nouveau [...], nous aurons la généreuse fraternité des nations au lieu de la fraternité féroce des Empereurs ; nous aurons la patrie sans frontières, le commerce sans la douane, la circulation sans la barrière, l' éducation sans l'abrutissement, la jeunesse sans la caserne, le courage sans le combat, la justice sans l' échafaud, la vie sans le meurtre, la forêt sans le tigre, la charrue sans le glaive, la parole sans le bâillon, la conscience sans le joug, la vérité sans le dogme, Dieu sans le prêtre, le ciel sans enfer, l'amour sans la haine [...] "

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 15:58

 

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En ce 7 mai, quelque chose a changé, l’air semble plus léger, la lumière plus intense, les couleurs plus vives. Pourtant, comme souvent j’ai décidé de couper par le jardin, le même jardin…

Mais rapidement, une idée s’avance, elle prend forme, elle s’impose à la raison et devient réalité : François HOLLANDE vient d’être élu Président de la République !

 

« Quelle Histoire ! ». C’est ainsi que François MITTERRAND exprima son regard sur l’Histoire en y faisant son entrée. Ce fut le 10 mai 1981, à Châteauchinon.

2 mandats plus tard, l’ancien Président, le jour de son départ de l’Elysée, indiqua aux socialistes rassemblés rue de Solférino que désormais l’alternance était inscrite dans le cours de la vie politique française…

 

François HOLLANDE vient de le confirmer par son éclatante victoire. Pour notre plus grand bonheur. Il est temps d'en apprécier la saveur, maintenant !

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