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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 11:33

 

280px-La_Rochelle_Vieux-Port.jpgComme souvent en politique, l’existant et le rendu de l’existant font l’objet d’un décalage.

L’université d’été du P.S fut un révélateur de ce constat.

 

Plongés dans la diversité de leurs analyses, de leurs sensibilités, les socialistes ont su faire prévaloir leur unité.

Les travaux ont permis d’avancer collectivement sur les questions sociales, économiques, européennes, écologiques et territoriales.

 

Et c’est la controverse qui a largement survolé La Rochelle…

 

Disons-le clairement : l’intérêt des socialistes et de la gauche ne réside pas, en cette rentrée politique et à quelques mois seulement des élections municipales, dans l’installation du thème de la sûreté au rang de priorité numéro 1 de notre action nationale.

En ce sens, il semble que le nécessaire et légitime débat entre l’approfondissement de la justice et la défense de l’ordre républicain est largement inopportun aujourd’hui.

Tout comme l’ouverture d’un débat parlementaire notamment consacré en ce mois de septembre à la réforme de la procédure pénale…

Avec des questions relatives aux « peines plancher », à la récidive, aux « peines de probation » hors prison, en pleine période d’essor du Front National et de ses thématiques et de droitisation de l’UMP.

 

Je considère que le temps de ce débat politique est foncièrement un contre-temps et une faute pour la gauche et la République.

 

Aujourd’hui, entre la volonté de désaxer la gauche à partir de l’installation de l’ordre républicain au rang de 1ère priorité du gouvernement et la tentation de rejoindre une gauche de nostalgie, il existe un espace pour valoriser la gauche du réel, innovante et durable.

 

François Hollande a défini les grandes priorités de l’action du gouvernement en cette rentrée : l’inversion de la courbe du chômage, la sauvegarde de notre système de retraite par répartition et la réduction des déficits publics.

 

C’est bien en ce sens que nous devons nous mobiliser. Les socialistes sont dans les responsabilités et dans les difficultés. Il nous faut à la fois être dans l’action, dans la théorisation de notre action et dans la pédagogie de notre action. Notre réussite collective en dépend.

 

Nous serons jugés sur pièce par les Français. La bataille pour l’emploi est au cœur des enjeux, au cœur des engagements et des priorités du Président de la République.

 

C’est pourquoi nous devons poursuivre la voie d’un réformisme conséquent en étant forts dans le Parti Socialiste et dans le mouvement social d’une orientation assumée qui est celle du socialisme du réel. 

 

Un socialisme qui assume la permanence de ses valeurs et la transformation de ses moyens. Se changer pour transformer la société. Transformer la société c'est se changer à l'épreuve du réel.

 

Avec l'éfficacité comme but et la refondation politique continuelle comme moyen. Il nous appartient de donner un contenu à "l'égalité réelle, à la liberté ordonnée et à la fraternité laique."

 

De ce point de vue, il semble impérieux de mener le combat culturel sur ce que nous sommes et sur ce que nous faisons.

 

L’impôt a une valeur contributive et redistributive qui est consubstantielle avec notre société assurantielle et le « vivre ensemble. » Nous n’avons pas à nous excuser de chercher des sources de financement utiles à la sauvegarde de notre système de retraite par répartition.

 

L’ordre républicain est assuré par la gauche au pouvoir parce que la sûreté des personnes est un droit individuel inaliénable et parce que l’insécurité touche en priorité les personnes socialement défavorisées.

 

Le développement de la croissance et la réduction des déficits publics ne sont pas contradictoires : la preuve est en marche.

Le volontarisme de la gauche au pouvoir concernant la bataille pour l’emploi est, contrairement au « fatalisme décliniste » de la droite, le seul chemin praticable.

 

Le développement durable c’est maintenant, en joignant les enjeux du développement industriel, de la promotion des filières agricoles et de la transition énergétique et écologique.

 

Nous devons continuellement assortir une idée d’une preuve de changement. Les Français ne comprendraient pas que, alors que nous sommes aux responsabilités, nous ne joignions pas l’utile à l’orientation donnée.

 

Notre action n’aura de sens que si elle dure. Le temps court n’est que peu compatible avec le changement que nous voulons en profondeur.

 

C’est tout le sens de l’intervention de François Hollande lors du séminaire du gouvernement sur la France de 2025 concernant notre souveraineté, notre excellence et notre unité.

 

Dans ce contexte, le Parti Socialiste doit tenir son rôle : autonome et solidaire du gouvernement, créateur et mobilisateur d’opinion, défricheur d’avenir et inventeur des possibles.

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:51

desordre_du_monde.jpg 

L’ordre et le mouvement en politique. L’ordre et le mouvement dans le rapport à la gauche, dans le rapport à la droite… Y a-t-il une répartition ? Laquelle ? Est-elle la même ? A-t-elle changé ?
Début de réflexion...

Une différence « ontologique » entre la gauche et la droite semble naturellement résider dans cette inclination première à vouloir ou non changer le cours des choses… 

 

Léon BLUM indiquait :

« On est socialiste à partir du moment où (…) l'on a cessé de dire : « Bah ! c'est l'ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n'y changerons rien ».

 

Evidemment, on perçoit la gauche dans la plénitude de sa dimension de changement : « une force qui va ». Tandis que la droite s’illustre comme une faiblesse qui demeure… dans la conservation.

 

Dans le cadre du débat sur le mariage pour tous, la droite s’est manifestée dans l’épure d’elle-même : dans une forme de rappel à l’ordre. L’ordre des choses, l’ordre dit « naturel »… Celui d’une société patriarcale fondée sur les « prérequis chrétiens » de la France.

 

En cela, la droite Française s’inscrit dans le sillon de son Histoire dont le cours de ses actions est avant tout une réaction. Réaction au changement, réaction au progrès, réaction à l’émergence de nouveaux droits individuels et collectifs.

 

Pour la conservation d’un ordre sociétal aux racines anciennes.

 

La droite donc peut se caractériser par son ontologique et perpétuel « rappel à l’ordre ». Un ordre ancien, traditionnel et de réaction. Parce que, au fond, son acte créateur est avant toute chose, « de dire non à un autre qu’elle-même, à un extérieur à soi… »

Mais la droite se manifeste également aujourd’hui par l’orientation d’un désordre possible.

 

A la faveur de ses interventions outrancières à l’égard de la République - fustigée dans le cœur même de son parlement, dans sa représentation préfectorale, dans l’indépendance de sa justice et dans sa légitimité à produire des lois qui durent – la droite est une instigatrice du désordre républicain.

 

Largement inspirée par « l’école Buissonnière », l’UMP ne sait plus donner de mot d’ordre en faveur des républicains lorsque les socialistes sont seuls opposés à l’extrême droite…

 

Sur le plan économique, la droite Française, par son incapacité à maîtriser les finances publiques, le niveau de l’endettement (+ 612 milliards en 5 ans) et les comptes sociaux, n’a rien suggéré d’autre que l’établissement méthodique d’un désordre financier.

 

Et de ce point de vue, les efforts compensatoires déployés aujourd’hui par le gouvernement, sont de nature à rattraper ce que l’on ne peut raisonnablement laisser filer plus longtemps mais aussi et surtout, doivent constituer les nouvelles bases sur lesquelles la redistribution doit reprendre ses droits.

 

Il faut le rappeler : chaque point pris à l’endettement constitue un point ajouté à la qualité de nos services publics : pour nos écoles, nos hôpitaux, nos routes…

 

Sur le plan démocratique, la droite du jour est en apprentissage. L’organisation d’un vote non-décisif entre Copé et Fillon puis d’une nouvelle consultation en 2016 visant à annoncer une prochaine désignation « de type primaires », est loin de donner les assurances de la stabilité politique…

En sachant que le parti gaulliste demeurera encore en proie à son fétiche du recours à l’homme providentiel.

 

La droite c’est aussi et surtout l’attachement à la main invisible du marché qui n’est rien d’autre que la conduite d’une politique sans main.

 

La droite apparaît aujourd’hui dans toute sa plénitude. Consubstantiellement une forme de « rappel à l’ordre », politiquement un agent du désordre multidimensionnel et culturellement un anéantissement du fait politique.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:51
BIENVENUE SUR LE SITE OFFICIEL DE LA FEDERATION DU PS DU TARN

François Hollande : «la Commission européenne n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire»


En échange du délai de deux ans accordé pour ramener son déficit à 3% du PIB, la Commission européenne a exigé de la France des réformes, notamment des retraites et du marché du travail par la voie d'une liste de 6 recommandations.

> En savoir plus

Discours de François Hollande à l'usine Pierre Fabre de Soual

L'actualité du PS en vidéos


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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 08:46
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 16:59

 

 Najat-Vallaud-Belkacem-2.jpg

 

La journée internationale des droits des femmes agit comme un fléchage qui indique le chemin que nous avons collectivement à parcourir afin que l’égalité entre les femmes et les hommes s’inscrive dans la réalité de nos sociétés humaines.

Le différentialisme entre les sexes qui envahit toujours les sphères privées, professionnelles et publiques, demeure une menace singulière pour notre vivre ensemble.

Agir pour le changement de ces rapports de force inégaux, ce doit être maintenant !

Najat Vallaud-Belkacem a rappelé l'importance de l'action publique dans la lutte contre ces rapports de force inégaux mais également celle de ne pas céder à un «relativisme culturel ».

Le 8 mars 2013 est un accélérateur des actions conduites par le gouvernement et un moment de mobilisation de la société autour du message « l’égalité, c’est toute l’année ! ».

Le président de la République a ouvert la soirée  « le 8 mars, c’est toute l’année », le 7 mars à La Villette. A cette occasion  il a annoncé une réforme du congé parental qui permettra notamment de mieux partager le congé parental entre les parents et d’aider les femmes en congé parental à revenir vers l’emploi. Cette réforme se fera à coût nul. Un plan ambitieux pour augmenter le nombre de places en crèche a aussi été annoncé.

La ministre des Droits des Femmes, a évoqué l'approche «globale, intégrée, pluridisciplinaire» du gouvernement français, notamment à travers une loi-cadre sur les droits des femmes qui sera soumise dans les prochaines semaines et dont l'un des volets sera consacré au renforcement des moyens de la lutte contre les violences faites aux femmes. 

Najat Vallaud-Belkacem promet des sanctions dans les six mois aux entreprises qui ne luttent pas efficacement contre les inégalités de salaires hommes/femmes. "Les inégalités de salaires à poste égal ne représentent que 9%. Ce sont les plus insupportables".

L’Assemblée des Départements de France doit signer, ce 8 mars, l’accord-cadre sur l’égalité professionnelle hommes-femmes dans la fonction publique territoriale.

Le nouveau mode de scrutin des conseillères départementales, en cours de discussion au Parlement, fera des Conseils départementaux des assemblées territoriales pratiquant la parité intégrale.

Loin de constituer une cause parmi d’autres, cette exigence de l’égalité entre les femmes et les hommes qui relève du genre humain, revêt précisément une dimension universelle devant laquelle nous sommes tous responsables.

Il en va de notre développement commun et durable.

Comment supporter en réalité, entre les femmes et les hommes, que l’égalité soit inégale, que la liberté soit partielle et que la fraternité soit partiale ?

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 10:49

 

la-droite-brune-ump-fn-les-secrets-d-une-liaison-fatale-de-.jpgPour la Saint-Valentin, je constate que la droite graulhétoise s’engage dans des liaisons dangereuses…

 

En indiquant que pour gagner, il prévoit de « présenter une seule liste qui couvre toutes les sensibilités de la droite de l'UDI au FN », monsieur Bonleux, Conseiller municipal d’opposition UMP, trahit les Graulhétois.

 

Les habitants qui lui ont accordé leur suffrage ne lui ont pas donné mandat pour réaliser un accord avec le Front National.

 

Les conséquences d’une cogestion avec le Front National seraient :

-L’isolement politique de la ville de Graulhet vis-à-vis de ses partenaires institutionnels : Communauté de communes de Tarn & Dadou, Conseil général du Tarn, Conseil Régional de Midi-Pyrénées.

-L’enclavement territorial et économique de la commune qui se verrait alors fuie par les différents acteurs qui donneraient alors leur préférence aux communes voisines qui bénéficieraient seules de l’attractivité toulousaine.

-La stigmatisation de la ville de Graulhet placée ainsi au banc des collectivités sur le plan national.

-Le développement grandissant de l’insécurité avec l’opposition des Graulhétois entre eux.

 

Les gestions médiocres, faites de renoncements et d’incompétence, de quelques villes vite perdues (Toulon et Vitrolles par exemple) ont montré que le F.N ne pouvait passer l’obstacle de la gouvernance.

 

Le FN prône avant tout une France du repli sur soi et de l'autarcie, y compris en matière économique. Sa proposition de sortie de l'Euro aurait pour conséquence une hausse de 200 % du prix de l'essence. Son programme porterait prioritairement atteinte aux personnes qui perçoivent de baibles revenus et aux PME.

 

La préférence nationale serait introduite pour les prestations sociales, l'accès au logement et à l'emploi, ce qui en pratique signifie priver de droits élémentaires les 3,5 millions d'étrangers qui vivent en France.

Concernant le logement social, «seules les personnes qui peuvent légitimement y prétendre pourront conserver» leur habitation : les autres seront donc expulsés de chez eux.

 

Le minimum vieillesse serait également réservé aux Français, et supprimé pour les étrangers qui ne vivent pas en France et/ou y ont travaillé moins de 10 ans. Une rupture totale avec l'esprit des lois de Sécurité sociale de 1945.

Les républicains de la droite tarnaise doivent également dénoncer cette compromission de l'UMP graulhétoise.

 

Face à ces liaisons dangereuses entre une partie de la droite et le F.N, nous devons plus que jamais être des acteurs de la réussite du gouvernement, du rassemblement de la gauche et dénoncer les dangers du programme du Front National.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:39

 

529049_0202502346441_web.jpgLa récente décision du Président de la République d'engager une intervention de nos forces armées à la demande du Mali, afin de porter secours à ce peuple ami victime de la brutale agression de djihadistes, qui menace la sécurité des populations et l’intégrité de ce pays, soulève de nombreux enjeux politiques et géopolitiques.

 

Des questions se posent sur les raisons, sur les modalités, sur la durée possible et sur la destination d’une telle intervention.

 

Afin de mieux déceler les différents enjeux stratégiques qui sont désormais engagés dans cette région du monde, qui engagent notre pays ainsi que la communauté internationale et d’être mieux à même de les comprendre et de répondre aux interrogations de nos concitoyens, j'ai le plaisir de vous convier à une :

Réunion-débat sur le thème :

 

« Mali, les enjeux d’une intervention »

 

Le samedi 19 janvier 2013

A 15 H 00

 

A la Fédération du Parti Socialiste

53, rue Henri Moissan 81000 ALBI

 

Intervenant :

Paul QUILES, ancien Ministre de la défense

 

  

Samuel Cèbe

Premier Secrétaire Fédéral du P.S du Tarn

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 15:29

 

580039_313232628766871_1069969285_n.jpg  

La réunion du Conseil national de synthèse doit vraisemblablement consacrer ce mercredi l’unité du Parti Socialiste.

 

Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont en effet présenté, en juillet, une contribution commune "pour accompagner et soutenir le gouvernement", qui a vocation à se transformer en motion sinon unanime - comme au congrès de Valence (octobre 1981) et à celui de Lille (avril 1987), rassemblant l’ensemble des courants politiques - tout du moins largement majoritaire.

 

Ce temps de l’unité des socialistes est donc le 3ème depuis 30 ans. Il se manifeste à chaque fois pour répondre à une situation à la fois importante, difficile et urgente.

 

Cette impérieuse exigence se révèle lorsque l’essentiel est en jeu. C’est le cas aujourd’hui.

François HOLLANDE a découvert une ardoise salée, résultat de 10 ans d’une gouvernance de la droite qui s’est très largement conjuguée au passif.

Le passif des finances publiques comme de la situation sociale dans notre pays.

En ce sens, le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT, engagé dans son action de transformation sociale, doit pouvoir compter sur le Parti Socialiste. Sur sa force, sur son unité et sur sa mobilisation. Sur chacune et sur chacun d’entre nous.

 

Si nous n’accompagnons et ne soutenons pas les socialistes qui sont aux responsabilités, qui le fera ?

Si nous ne relayons pas auprès d’eux les inquiétudes, les attentes et les exigences de nos concitoyens, qui le fera ?

photo-copie-9.jpg

Nous avons gagné dans les urnes, il reste désormais à réaliser le progrès dans les actes de la loi afin d’apporter les changements attendus par une majorité de Français.

De la même manière, nous ne pouvons faire l’économie de la bataille culturelle. La droite depuis 10 ans, n’a eu de cesse de faire progresser ses thématiques dans l’opinion : la dévalorisation du travail, la mise en cause des acteurs éducatifs, la relativisation de la laïcité, le repli sur l’identité nationale, le différentialisme culturel,…

 

De ce point de vue, il nous appartient dès à présent de mener les campagnes d’opinion qui s’imposent afin d’affirmer nos valeurs et de proposer nos orientations. En faveur de la valeur travail, de la justice fiscale, de la laïcité garante de la coexistence de tous les absolus (philosophiques, politiques, religieux), de la « social-écologie », du « juste échange », d’une Europe mieux intégrée et plus forte, de la porosité culturelle,…

 

Et c’est dans notre département que nous avons chacune et chacun à dimensionner notre effort. Parce que c’est bien là que nous avons de la prise politique. Sur notre territoire. Là où nous sommes des acteurs.

 

(...)

 

C’est ce qui nous a déjà engagés. C’est ce qui nous engage dans le temps qui vient. C’est ce qui engage notre liberté et notre courage.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 11:41

2459078820.jpg 

 

Passé le temps de la transition énergétique assuré par le bon port de La Rochelle, nous voilà dans le cœur du sujet de la rentrée politique : la préparation du congrès du Parti Socialiste.

 

Les enjeux semblent limpides : qualifier le PS en tant qu’acteur de la réussite du changement par la vigilance éveillée concernant les orientations du gouvernement et le soutien diligent aux actions menées.

 

Aujourd’hui, plus encore qu’hier en 1981, l’impératif d’une motion unique semble s’imposer à la raison des socialistes.

Parce que ce congrès est consécutif à une victoire socialiste à l’élection présidentielle. Parce que cette victoire couronne celle de la présidence du Sénat ainsi que la forte représentation du P.S dans les collectivités locales et territoriales. Et parce que la situation économique, financière et sociale de la France incite à la responsabilité, à la cohésion et à la réussite collective sans lesquelles les français se détourneraient de nous tout autant qu’ils se détourneraient de la République.

 

Les circonstances qui sont à la fois importantes, difficiles et urgentes, nous commandent d’être tous ensemble pour réussir le changement.

 

Et de ce point de vue, l’expérience devrait nous renseigner sur les errements à éviter au sein de la gauche et au sein du P.S par rapport à la question européenne qui ne doit pas constituer une occasion de division.

Le traité budgétaire européen doit aujourd’hui nous rassembler. François HOLLANDE est engagé en notre nom dans la constitution d’un juste équilibre entre la promotion de la croissance économique et la rigueur budgétaire. Le temps de la clarification véritable sera celui des élections européennes en juin 2014 ; il sera alors celui de la confrontation droite-gauche entre la tentation du repli sur les souverainetés nationales et la perspective du sursaut fédéral.

 

A 15 jours du Conseil national du P.S, il semble souhaitable qu’une synthèse productive s’articule autour d’un réformisme de gauche et autour de la vertèbre que constitue la contribution générale « Réussir le changement » présentée par Martine AUBRY et Jean-Marc Ayrault :

 

Contribution générale : « Réussir le changement » (les meilleurs moments !) :

 

La crise a donné raison aux analyses de la gauche. Après trois décennies marquées par le triptyque déréglementation-privatisations-délocalisations, l’urgence d’un nouveau cycle régulateur s’impose.

 

L'idée d'un nouvel interventionnisme de la puissance publique et la volonté d'une construction européenne plus soucieuse de politiques concrètes pour les peuples que de procédures ou de normes favorables au marché, sont deux preuves d'une gauche de nouveau fière de ses valeurs et de ses réalisations. A cette évolution salutaire, le Parti socialiste français a apporté une contribution décisive.

 

Dans la déclaration de principes adoptée en 2008, nous plaidons pour une économie sociale et écologique de marché. Dans le projet pour 2012, nous traçons les contours et fixons le contenu d’un modèle de développement assis sur les nouveaux compromis entre économie et écologie, justice sociale et démocratie.

 

Nous souhaitons créer une sécurité sociale professionnelle – matérialisée par un compte temps formation – qui permettra de reprendre les études interrompues prématurément, de rebondir pendant les périodes de chômage et de garantir à chacun une réelle progression professionnelle. C'est une ambition aussi élevée que celle de la Sécurité sociale au lendemain de la guerre. 

Autre transformation profonde et durable de nos sociétés : l’aspiration à la reconnaissance de l’autonomie individuelle.

 

Nous proposons une conception nouvelle de l’action publique conciliant les garanties collectives – sans lesquelles la société vire au conflit de tous contre tous et dont les plus modestes ou les moins instruits sont les victimes – et la personnalisation des droits et des services publics.

 

Sociale-écologie de marché, juste échange, services publics personnalisés, urbanisme humain,  etc., sont autant de chantiers majeurs pour les années à venir et qui dessinent les contours de l’après-crise. Ils nous mobiliseront bien au-delà du quinquennat qui s’ouvre. Nous devons en poser les jalons dès maintenant.

 

Préparer l’après crise, mais aussi, bien sûr, c’est un préalable, réussir la sortie de crise. C'est le sens des priorités claires que nous avons revendiquées, les 60 engagements de François Hollande. Ils seront tenus, malgré le lourd passif légué par dix ans d'errements de la droite et dont la gravité a été confirmée par la Cour des comptes.

 

C’est d’abord le redressement. Les efforts qui doivent être faits pour relever la France seront réalisés, sans confondre sérieux et austérité : le redressement sera financier, mais aussi productif, éducatif, social, environnemental.

 

Le redressement sera aussi européen. Après d'innombrables « sommets de la dernière chance » qui n’ont pas pris la mesure des problèmes et n’ont ajouté de l'austérité à l'austérité, le sommet des 28 et 29 juin dernier a marqué un tournant. Il faut le confirmer.

 

Le chemin du redressement, nous l’emprunterons avec une exigence permanente de justice. Elle sera remise au cœur des décisions, en commençant par la justice fiscale : la TVA Sarkozy sera supprimée, les plus gros patrimoines et les plus hauts revenus seront sollicités, le capital contribuera au moins autant que le travail. Les classes populaires et moyennes seront prioritairement protégées, tout comme les PME et les TPE. Justice sociale aussi, amorcée par la retraite à 60 ans pour les salariés qui ont exercé les carrières les plus longues. Justice territoriale, avec un nouvel acte de la décentralisation.

 

Il consistera à octroyer plus d'autonomie et plus de responsabilités aux collectivités territoriales – notamment aux Régions et aux intercommunalités, à simplifier leurs relations et leurs compétences, à garantir la péréquation entre les territoires et en leur sein, à donner aux acteurs sociaux et aux citoyens une plus grande capacité d'évaluation et de participation.

 

Le redressement dans la justice, c’est aussi le levier du progrès retrouvé.

Le quinquennat qui est engagé en sera la confirmation : égalité entre les femmes et les hommes, droit au mariage et à l'adoption pour tous les couples, nouvel acte de l'exception culturelle française, part de proportionnelle aux élections législatives, non-cumul des mandats, droit de vote pour les étrangers en situation régulière aux élections municipales. L'honneur d'exercer la conduite de la nation n'est pas séparable de la volonté d'être nous-mêmes : des républicains qui veulent réenclencher la marche du progrès.

 

 

Les ressorts qui ont rendu possible l’alternance - réflexion, réconciliation, rénovation- sont aussi ceux qui permettront au Parti socialiste de réussir dans l’exercice du pouvoir. Nous réussirons l’alternance comme nous l’avons conquise.

Nous voulons que notre Congrès de Toulouse soit celui du changement en actes. Pour cela, nous proposons aux militantes et aux militants socialistes une ambition : réunir et réussir, réunir pour réussir.

 

http://www.parti-socialiste.fr/congres/contribution/generale/reussir-le-changement

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 06:23

holland-sous-la-pluie-champ-10697512zlrda_1882.jpg

 

A quelques veilles du premier tour des élections législatives et aux quelques surlendemains de l’élection présidentielle, les enjeux politiques nous apparaissent globalement dans leur forme accoutumée.

 

Mais la politique en tant que représentation ne s’en trouve-t-elle pas transformée ?

 

Evidemment, dans sa nature propre, la politique demeure une conception relative à une représentation du monde dont il s'agit d'interpréter les signes. Une idée projetée sur le monde qui se propose, à gauche, de le transformer ou bien, à droite, de le conserver. Une idée qui intervient comme une représentation active de la volonté collective, de la détermination politique à établir une nouvelle donne ou une supposée donne équivalente à transposer sur l’existant de la société. Encore que la droite d’avant-hier fut, à sa manière, moins conservatrice que réformatrice. Il s’agissait pour elle, plutôt que de conserver l’existant, de transformer en les amplifiant les inégalités déjà en vigueur…

 

Si, au sens étymologique du terme, la représentation est le fait de rendre quelque chose d’absent présent, et si nous convenons ensemble que l’aspiration au changement n’était pas dans notre pays si absente que cela au début de la campagne ( c’est le moins que l’on puisse dire), alors le projet socialiste fut peut-être moins représenté que présenté…

 

Et François HOLLANDE est en effet très largement parvenu à rendre l’idée du changement présente dans le débat public et ainsi à l’imposer comme nécessité lors du scrutin présidentiel.

 

Surtout et dans la mesure où le fait de représenter en tant qu’acteur politique une population, revient à lui présenter une deuxième fois à elle-même l’objet de son aspiration profonde (et ou à venir), on peut considérer que le nouveau Président socialiste, par sa légitime revendication d’une forme de « normalité » politique, a atténué la figure traditionnelle du « représentant » politique.

 

La proximité voulue, recherchée et pratiquée du candidat socialiste avec le peuple de France dans le temps entier de la campagne présidentielle, a également permis d’entamer une partie de la distance dévolue à l’exercice.

C’est que François HOLLANDE est coutumier du fait : il monte sur les barrières pour embrasser, il commande au chauffeur de stopper le véhicule pour aller à la rencontre des Français ou pour respecter le code de la route qui s’applique ainsi à chacun y compris au représentant de la nation. Pour la plus grande peine de ses gardes du corps et pour le plus grand bonheur des Français. Le Président fait ainsi la démonstration de sa présence au-delà de la fonction de représentation que lui confèrent les attributs de la République. François HOLLANDE met un point d’honneur à être présent aux côtés des Français à la faveur d’une réduction de la distance symbolique et physique qui le sépare d’eux.

 

Le rapport au temps est lui aussi réenvisagé. Il semble être question de réduire « le décalage horaire » entre le discours et l’acte. C’est tout le sens de l’exemplarité qui agit comme la préfiguration mais également comme le premier acte de la loi elle-même.

La valeur de l’exemple lui donne en effet sa raison d’être, sa première substance, sa crédibilité. Elle atténue la frontière entre les deux jusqu’à parfois fondre le discours lui-même dans l’action. La confiance qui n’est rien d’autre que l’action de « se fier ensemble », est alors conquise par la valeur expérimentale du changement appliqué à ceux qui le préconisent pour tous.

 

Le rapport au projet lui aussi s’en trouve modifié. Avec la campagne de François HOLLANDE, on se projette moins à demain qu’à « maintenant ». Le changement c’est maintenant ! Il y a désormais cette dimension de l’urgence de l’action qui est évidemment en rapport avec l’état d’urgence économique et sociale dans lequel se trouve notre pays, avec la prégnance de l’aspiration des citoyens et avec la vitesse qui sied à notre décennie.

 

C’est cette conjugaison de « la normalité politique », de la proximité citoyenne, de l’impermanence de l’action, qui semble atténuer la forme accoutumée de la « représentation » en politique.

 

Cette rénovation de l’image, du discours et de l’action porte sans aucun doute la marque d’un changement qui, dans la vie politique française, vaudra pour demain et pour de nombreux lendemains.

 

Mais en attendant, le changement, c’est maintenant !

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