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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 11:04

 

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François HOLLANDE en pôle position

Le résultat obtenu par François HOLLANDE (28,56 %) est sans précédent pour une primo-candidature socialiste à l’élection présidentielle.

Il est la marque d’un mouvement profond d’adhésion, d’une confiance exprimée en faveur de la candidature socialiste.

Le décrochage du candidat sortant (27,07 % contre 31,18 % en 2007) est l’expression d’une sanction à l’égard d’un bilan, d’un homme et d’un comportement très largement conjugués au passif.

Mais ce qui vient d’être fait est encore à faire. Il faut poursuivre la mobilisation jusqu’au bout afin que le changement devienne réalité.

 

La vague national-populiste

Le résultat réalisé par Mme LE PEN (18,12 %) révèle des angoisses, une colère, une contestation politique…

Il est la marque de l’échec de la stratégie de SARKOZY fondée sur la course effrénée après les thématiques de l’extrême droite. Le hold-up de 2007 n’a pas été réédité (LE PEN à 10,44 %). Les électeurs frontistes ont préféré l’original-e- à la copie…

 

Pourquoi en 2012 et moins en 2007 ?

En 2007, SARKOZY offrait un « débouché » aux thématiques visitées : celui de l’homme venu de l’intérieur, prétendument de la rupture et… de la nouveauté.

En 2012, il est devenu l’homme de l’Elysée, de la complicité avec « l’establishment » et… de la continuité.

Incapable en définitive de reproduire « la matière incarnée » pour les idées ainsi déployées et qui l’a finalement été par une autre que lui… Parce qu’entre 2007 et 2012, la plante rampante LE PEN a aussi vu sa tête repousser… Et son programme se positionner, en apparence, sur la question sociale…

 

Dès lors, l’ambition de Mme LE PEN pour les prochaines années est claire : représenter la plus grande force politique de la droite, incarner l’opposition à la gauche…

Avec un phasage évident : multiplier les triangulaires mortifères pour la droite traditionnelle, faire élire des députés FN à l’assemblée nationale, contribuer activement à la décomposition de la droite classique en cherchant sa division et des ralliements, refaire le coup réalisé lors des élections régionales de 1998 à l’occasion des prochaines élections locales et territoriales.

 

Même si les résultats d’une élection ne sont pas transposables à une autre, sur le papier, Marine Le Pen a dépassé, au 1er tour de l'élection présidentielle, 12,5 % des inscrits (seuil de maintien au second tour) dans 353 circonscriptions (sur 577).

 

Désormais, la droite va devoir se reconstruire prioritairement autour du positionnement à adopter à l’égard du F.N.

Préférence nationale ou préférence républicaine ?

A nous, à gauche de savoir l’interpeller dans les territoires pour veiller à ce qu’elle ne commette pas l’irréparable : la honteuse compromission…

Et de rappeler notre invariable stratégie politique : nous avons dans la République un adversaire (la droite) et un ennemi (l’extrême droite). Et, en la matière nous avons apporté la preuve par l'exemple lors du vote du second tour de l'élection présidentielle de 2002...

 

La gauche a un devoir de réussite

Au-delà même de la nature de l’offre politique national-populiste, la gauche, si elle accède au pouvoir, aura cette double responsabilité en forme de devoir de réussite à la fois pour répondre à l’expression des attentes des français et pour assurer la défense de la République.

 

L’enjeu est bien là : la gauche sera alors condamnée à réussir.

Les français nous attendent en effet sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la croissance, la justice fiscale, la qualité des services publics, la République exemplaire, le remboursement de la dette, l’éducation, la sûreté nationale, l’Europe…

L’obligation de résultat va devoir intimement accompagner l’obligation de moyen.

 

En ce sens, François HOLLANDE a raison de mener une campagne de vérité. Rien ne serait pire, eu égard au contexte économique, social et politique, que de dire ce que l’on ne fera pas. Nous n’avons pas le droit de créer de la désillusion, de la déception et des petits matins qui succèdent aux grands soirs…

 

Dire ce que nous ferons, faire ce que nous avons dit. Tel est le message de François HOLLANDE qui s’avance autant pour rendre possible le changement que pour le rendre effectif.

 

Loin de représenter un renoncement ou un minimalisme de l’action ou de l’ancrage à gauche, dire ce qui est possible constitue le plus grand des volontarismes, la plus grande des transformations. Nous faisons le choix de l’immanence plutôt que de la transcendance. Le choix de l’œuvre collective à taille humaine, de la réforme progressive, de l’action durable.

 

A nous tous d’en être les artisans. Et cela commence le 6 mai : le changement c’est plus que jamais maintenant !

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 06:25

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  François Hollande sera sur les terres de Jaurès ce Lundi 16 avril à partir de 16 h 00.

 

L'objectif est simple : faire de cette journée un moment fort de sa campagne en réunissant un maximum de personnes lors de ses différents déplacements.

 

Le premier temps fort de sa venue aura lieu à Albi. Après une visite de l'entreprise SAFRA où il mettra en avant les jeunes dans le monde de l'entreprise et l'innovation dont fait preuve cette PME, François Hollande se dirigera vers le centre ville d'Albi où il ira à la rencontre de la population.

 

Vous êtes donc invités à venir accompagnés par des amis, des collègues, des parents… pour venir à sa rencontre à partir de 16h place du Vigan, puis le long des rues piétonnes (rue Timbal et rue Mariès) jusqu'au Palais de la Berbie au pied de la cathédrale Ste Cécile.

 

 

Nous nous retrouverons ensuite à Carmaux à 18h30, Place Jean Jaurès pour assister à une commémoration de Jean Jaurès qui sera suivie d'un grand Meeting.

N'hésitez surtout pas à partager ces informations autour de vous pour que nous soyons les plus nombreux à Albi et Carmaux ce Lundi 16 Avril autour de François Hollande.

 

Des bus ont été mis en place au départ de Lavaur, St Sulpice, Lisle sur Tarn, Gaillac, Le Séquestre; Lab. Rouairoux, Mazamet, Labruguière, Castres, Réalmont et Albi (participation aux frais de 4€). 

 

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 François HOLLANDE, lors de son dernier passage à Carmaux en 2006 à mon invitation, au cours du début de mon mandat de 1er Secrétaire Fédéral du P.S du Tarn. (Visite de l'entreprise Qualiphone).

 

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 Avec les 2 candidats à l'investiture socialiste de juin 2006 pour les élections législatives. Ambiance sympa...

  

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Le soir en meeting, salle François MITTERRAND avec René FRAYSSINET, l'ancien Maire de Carmaux.

   

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Avec Thierry CARCENAC, Président du Conseil général du Tarn.

 

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François HOLLANDE à la tribune, salle François MITTERRAND. 

 

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En avril 2007, salle François MITTERRAND lors de l'intervention de Ségolène ROYAL, ancienne candidate à l'élection présidentielle.

  

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Ségolène ROYAL devant les jeunes socialistes, avec Mathieu SALESSE (ancien Animateur Fédéral du MJS 81) et Olivier PINEL au 1er rang.

 

 

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Ségolène ROYAL avec notamment Jacques VALAX, Monique COLLANGE, Thierry CARCENAC et Paul QUILES.

  

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Après François MITTERRAND en 1980, Ségolène ROYAL en 2007, ce soir, c'est ici et c'est maintenant avec François HOLLANDE.

 

Venez nombreux !

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 06:59

 

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Nicolas, je crois que ça va pas être possible…

 

Si l’on ne cède, dans l’analyse, ni à l’impressionnisme de l’instant, ni à l’empire des diversions multiples et que l’on exerce une interprétation des signes, des évidences surgissent…

 

Il existe des causes structurelles lourdes et comme le dirait l'une des sources psychologiquement familières du candidat-sortant : « les circonstances commandent. »

 

Vous allez vous dire : « pourquoi il est si méchant ? »

-Parce que !

 

 

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Les 8 raisons du « parce que (!) » :

 

1- La force des cycles politiques appelle le printemps d’une alternance non survenue depuis… Longtemps !  

Le Kairos de la gauche en somme.

« Le Kairos est un concept qui, adjoint à l’Aion et au Chronos permet de définir le temps. Concept apparu chez les Grecs.

Le Kairos est le temps de l'occasion opportune. Il qualifie un moment, en mathématiques on pourrait dire un point d'inflexion, comme en physique un moment de rupture dans un sens ou dans un autre à partir d'un barycentre par nature toujours en mouvement.

Dans le langage courant, on parlerait de point de basculement décisif, avec une notion d'un avant et d'un après. » (Wikipédia source).

 

2- L’incarnation de l’homme du passif prend forme dans l’opinion en dépit des tentatives de l’intéressé pour faire diversion. Il reste de ses 5 ans « One Million » chômeurs  de plus… Et sa déclaration sur : « une amélioration de la situation avec une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs » pour le seul mois de février, peine à faire des émules…

 

3- L’ampleur du rejet dont le candidat-sortant fait l’objet a eu le temps de s’épanouir au gré de ses comportements, de son inconséquence et de ses provocations.

 

4- La question sociale est au centre de la demande quand celle de la sûreté nationale est à sa périphérie.

Selon un sondage réalisé par Viavoice-BPCE, 52% des personnes interrogées estiment que les candidats devraient se préoccuper davantage de l'emploi, 42% du pouvoir d'achat, 27% de la santé publique et seulement 23% de l'insécurité, un thème qui passe après celui de la dette et des déficits publics (24%).

 

5- La fédération de toutes les droites et du centre apparaît comme une mission impossible dans la construction de l’offre politique de Nicolas SARKOZY.

« Lui qui les divise par son programme, les révulse par sa personne et les désespère par son bilan », comme l’indique Jean-Christophe CAMBADELIS.

 

6- La fédération de toutes les gauches et d’une partie importante du centre apparaît comme une mission possible dans la construction de l’offre politique de François HOLLANDE.

A la faveur de la combinaison d’une « stratégie de provision » au 1er tour et d’une « stratégie d’addition » au 2ème tour…

 

7- La posture du rassemblement, feu sacré de l’incarnation d’un Président de la République, n’a, à quelques rares exceptions près, jamais véritablement été habitée par Nicolas SARKOZY.

Mais est-il bien utile d’argumenter ?

 

8- La connivence et la diligence indélébile de Nicolas SARKOZY avec le monde de l’argent.

  

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 10:37

 

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Entre le commentaire et le lien de propagande, existe t'il un espace pour l’analyse ?

 

Des espaces politiques sont toujours à occuper : institutions, relance industrielle, éthique républicaine, sûreté, redistribution sociale,…

 

Des thèmes sur lesquels naturellement, le candidat socialiste à l’élection présidentielle, s’exprime.

 

D’autres socialistes peuvent également prendre le relais et donner un écho à ses interventions.

 

François HOLLANDE a des talents autour de lui, notamment ceux qui « entre 2 âges » peuvent actuellement être utiles à sa campagne.

 

Arnaud MONTEBOURG sur la question de la rénovation des institutions républicaines, du « patriotisme économique » et de la moralisation de la vie publique.

Manuel VALLS sur le sujet de la sûreté publique et de l’Etat de droit.

Benoît HAMON sur l’ancrage à gauche du projet socialiste.

 

Ce ne devrait pas être moins utile que l’intervention de Laurent FABIUS qui décrit ce que seront les 100 premiers jours de la gauche au pouvoir…

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 10:56

 

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L’événement est roi… Les tueries de Montauban et Toulouse ont naturellement tout emporté. A commencer par notre émotion.

 

Celle qui touche le cœur de chaque français, le cœur de toute la République.

 

La campagne a depuis pris un nouveau tour : la sécurité s’est placée au centre des attentions, reléguant par là même les thématiques pourtant cruciales du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la redistribution, de la justice sociale, de la croissance économique, de la dette,…

 

Nicolas SARKOZY bénéficie d’une prime de confiance sur ce terrain sécuritaire en dépit de l’inexistence de résultats avantageux en la matière…

Le moins que l’on puisse constater est que le candidat-sortant a été défaillant. François HOLLANDE le rappelle :

« Les violences aux personnes ont progressé, les moyens de la police et de la justice ont reculé - 10.000 postes ont été supprimés - un certain nombre de quartiers se trouvent sans la présence qu'il conviendrait d'organiser des forces de sécurité, la République a parfois reculé, des bandes se sont installées. »

 

Comme l’indique François HOLLANDE, « il n’y a pas forcément" besoin de nouvelle loi pour renforcer la sécurité, mais d'abord nécessité de "renforcer les moyens".

 

Dès lors, la confrontation entre les 2 candidats semble s’appuyer sur 2 ressorts bien distincts.

Représentation « Hollandaise » contre déreprésentation « Sarkozienne ».

 

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La représentation désigne étymologiquement l'« Action de replacer devant les yeux de quelqu'un ». La représentation apparaît d'abord comme une présentification : il s'agit de rendre quelque chose d'absent présent (penser à une table fait apparaître en esprit une table ; à condition d'avoir déjà vu une table).

Pour ce qui est du sujet qui nous intéresse, tout le travail de François HOLLANDE consiste à rendre le passif du bilan de Nicolas SARKOZY (notamment sur la sécurité)  présent aux français.

La démarche appelle l’intervention rationnelle du public qui est appelé à rendre présent une 2ème fois à lui-même l’objet en question.

Elle suggère une distanciation par rapport aux événements, un recul, un point extérieur utile à la compréhension du phénomène proposé.

 

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Extrait du film « Brazil » de Terry GILLIAM

 

La « déreprésentation »  soulignerait l’« Action de placer quelqu'un dans un contexte contingent ».

La « déreprésentation » agit sur « le patient » sous les effets conjugués de « l’infiniment présent », de « l’infiniment réel » et de « l’infiniment petit »…

Une sorte de « loft événementiel » qui relève plus de « la procuration de l’être » que de « la représentation de l’être ».

Plus de l’émotion que de la raison…

Exemple sur la sécurité : quand François HOLLANDE exprime la nécessité du redéploiement des moyens de la police, Nicolas SARKOZY lance, à propos de l'enseignante de Rouen suspendue après avoir demandé à ses élèves, qui l'ont dénoncée, de faire une minute de silence pour Mohammed Merah : "Honte à cette enseignante, hommage à ces lycéens". (Combinaison de « l’infiniment présent », de « l’infiniment réel » et de « l’infiniment  petit »…).

 

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Même s’il convient de noter que la dimension de réalité de l’événement si elle existe, est bien relative eu égard à son caractère isolé en France et aux enseignements qu’elle est censée produire… Elle agit comme « un expéditif expédient »…

L’Elysée fonde sa stratégie de communication sur l’amnésie collective : c’est le règne du présent perpétuel, l’effacement du bilan, la confiscation de l’avenir. Un événement chasse l’autre. C’est l’impermanence absolue… La négation de toute rationalité donc de tout juge-arbitre, de la souveraineté de la décision du sujet.

  

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Extrait du film « Brazil » de Terry GILLIAM

 

Nicolas SARKOZY fait le pari de l’ignorance du peuple français pour accéder à « sa confiance »… Un pari bien risqué dans la patrie des droits de l’Homme.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:04

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 11:38

 

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This is the end ? Et pourquoi pas ? Tout ne serait-il pas possible avec Nicolas SARKOZY ? N'est-ce pas lui-même qui a énoncé pour lui-même la possibilité de la défaite ? Même si cette dernière n'est évoquée que pour être évitée... Comme pour mieux la conjurer. Il a envisagé la fin comme pour s’enquérir d’un nouveau début… Il a fait mine d’accepter une mort politique comme pour rechercher une renaissance… A la faveur d’une salvatrice résilience… Comme l'on se prêtait, au temps béni du XVIII ème siècle, à la saignée. 

 

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L’enjeu était évidemment de construire une image.

Nicolas Sarkozy ne serait donc pas cet animal amphibie, imperméable à la lucidité, au doute, à la volonté des français ? Il ne serait prétendument pas la machine déshumanisée, emballée et programmée pour le seul objectif qui est de demeurer au pouvoir ? On nous aurait alors menti ?

 

Sa déclaration en « off » fut donc, aux dires de Brice Hortefeux, bien connu pour son sens de l’empathie, «une démarche d'humanité » et le signe qu’il « peut avoir une vie en dehors de la politique»…

 

Il aura tout loisir de nous le prouver à partir du 6 mai prochain.

  

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Dans cette attente, le storytelling à épisodes, l’outrance, le recours à l’émotion, la course à l’omniprésence,… Tout y passe pour éviter que son destin ne trépasse…

 

Nicolas SARKOZY, par les inspirations au cynisme abouti qui l’animent, les stratégies qu’il applique, les thèmes qu’il visite, les mots qu’il choisit, la communication qu’il surdétermine, réduit la politique à une simple expression (par ailleurs extérieure à elle-même) qui est celle de la société de marché.

Pour lui, le cadre d’une campagne électorale s’établit selon le seul précepte de « la concurrence libre et non faussée ».

 

Une concurrence qui, à ses yeux, ne doit être faussée ni par l’intérêt public, ni par la cohérence politique, ni par le respect du aux candidat-e-s, ni par la séparation des sphères publiques et privées, ni par la pudeur, ni par l’exigence de la fonction et encore moins par la dignité… Tout est bon. Il n’existe aucune entrave, aucune réserve, aucun « sur-moi », aucune éthique, aucun amour propre…

 

Les diodes de résistance au mouvement actionné n’existent pas. Les coups partent. La seule raison qui vaille est celle du plus fort, celui là même qui doit arriver à destination : la destination unilatérale de la victoire…

 

Heureusement pour la France, il n’en est pas là.

 

Et dans ce contexte, le candidat sortant, dont il est peu de dire qu’il est dans une mauvaise passe, applique consciencieusement son principe de vie : « la fin justifie les moyens. » Tous les moyens… Surtout les plus gros, ceux qui tâchent...

On est en droit de se demander auquel désormais il va recourir.

 

Ce qui n’est pas sans rappeler l’objet d’un film, que je vous recommande chaudement, qui n’a pas pris une ride : « Des hommes d’influence ». 

 

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En voici un petit résumé :

 

Le Président des Etats-Unis s’est présenté à un nouveau mandat. Mais, alors que les élections approchent, il est éclaboussé par une affaire et sa victoire semble très largement compromise. Un de ses conseillers prend les choses en main et avec l’aide d’un producteur décide de monter une communication bidon à base d’une guerre fictive, de soldats restés derrière les lignes ennemies et d’une jolie chanson… Afin de produire une diversion et de faire basculer l’opinion publique. Un travail de haute couture qui ne laisse que 10 jours pour changer le résultat potentiel des urnes…

(Le tout sur un tempo de comédie qui permet de faire passer les pires horreurs et le cynisme le plus odieux avec le sourire).

 

Un climat qui n’est pas sans rappeler celui sous lequel Nicolas SARKOZY choisit de placer ses derniers espoirs du moment…

On cherche d’ailleurs parfois en vain la frontière entre la fiction et la réalité.

 

Et en la matière, le moins que l’on puisse constater est qu’il n’y a pas de douanier…

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 11:31

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Les diseurs de bonne aventure auraient-ils trouvé, en la personne de Nicolas SARKOZY, un éminent représentant ?

 

Sans aucun doute mais en langage « techno-parade », on dit storytelling !

 

Dans l’usage du bréviaire « connecting people » (Wikipédia), on peut ainsi lire :

 

« Le storytelling est l'application de procédés narratifs dans la technique de communication pour renforcer l'adhésion du public au fond du discours. On le trouve parfois traduit en français par communication narrative. C’est une méthode en développement dans les domaines de la stratégie, du marketing et de la communication, de la direction et de la connaissance de la gestion d'entreprise.

Le storytelling consiste à essayer de faire émerger au sein des organisations ou du public une ou plusieurs histoires à fort pouvoir de séduction et de conviction. Ces histoires, qui peuvent être réduites à des anecdotes ou étendues à des discours entiers, servent de vecteurs pour faire passer des messages plus complexes, qui sont ainsi transmis avec plus d’efficacité, selon le principe que pour parler à la tête, il faut souvent d’abord toucher le cœur.  Autrement dit passer par l’émotion pour atteindre la raison. 

 

 

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Selon Steve DENNING qui a théorisé le storytelling en communication aux États-Unis et qui en est le représentant le plus connu, on se fondait traditionnellement sur une trilogie « reconnaissance d’un problème / analyse / préconisation d’une solution ». Cette façon de voir a désormais atteint ses limites avec le public moderne, souvent très blasé par la communication classique.

Le storytelling lui substitue une nouvelle trilogie : « capter l’attention / stimuler le désir de changement / et (dans un dernier temps seulement), emporter la conviction par l’utilisation d’arguments raisonnés ». L’utilisation d’histoires et de formules symboliques (équivalentes au « il était une fois » des contes pour enfants) à chacune des trois étapes permet au public de mettre provisoirement de côté son cynisme et de garder un esprit ouvert au message transmis. »

 

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Voi-là… Et à l’écoute du candidat-sortant, que d’émotions me direz-vous !

Mel GIBSON et Patrick BRUEL n’ont qu’à bien se tenir ! Ils ont de la concurrence…

 

Sur le mode du « Je » sarkozien, Tout y est passé…

 

Qu’on se le dise : « Nicolas » est humble, proche du peuple, sans certitudes, engagé pour le seul impératif supérieur qui consiste à sauver la France du gouffre et a autre chose dans sa vie que la politique…

Ca c’est pour les différents épisodes.

  

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Mais nous avons aussi les meilleurs moments :

 

-Etre candidat, j’y ai beaucoup réfléchi et finalement j’ai choisi de l’être…

-Par rapport au Fouquet’s, on ne m’y reprendra plus: "Cette fois-ci, j'ai une famille, une famille solide, et je sais où je pourrai la fêter cette victoire : avec ceux que j'aime, avec ma femme et mes enfants et peut-être avec quelques amis".

-Je n’aurais pas dû" répondre par la "fameuse phrase" "Casse-toi pauv'con" à celui qui m’avait apostrophé lors du salon de l'agriculture en 2008. "J'ai fait une erreur"…

-Etre Président, c’est dur, mais je prends sur moi… Et sur ma famille…

-Si je perds, j’arrête la politique…

-Nous sommes des gens modestes (dixit Mme SARKOZY).

-J’ai peur qu’il (Nicolas) meure (dixit Mme SARKOZY).

 

C’est parce que nous aussi, nous avons cette même peur qui nous tenaille everyday and everynight, que nous voulons que Nicolas SARKOZY soit alive everywhere but not at the Elysée !

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 11:27

 

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Acculé, Nicolas SARKOZY, court en faisant mine de marcher, il dénonce l’imposition des millionnaires en faisant mine d’être populaire, il agresse dans un style des plus épurés en faisant mine d’être une victime…

 

Après cette semaine qui devait être pour lui celle du décollage et qui fut celle d’une descente de pallier, que lui reste t-il ?

 

Le recours… Vous savez, le carré d’as, « la chose providentielle » qui permettrait de changer une donne, le renversement de la table qui rebattrait les cartes, une grâce accordée qui éviterait le coup de grâce, l’aide extérieure qui agirait comme un coup du destin au service du sauvetage de l’essentiel : le « moi sarkozien »…

En voilà une cause humanitaire qu’elle est bonne !

 

Le recours… A tout, à n’importe quoi et surtout à n’importe qui… Pour éviter le pire : le rendez-vous avec le suffrage universel direct à 2 tours…

 

Le recours aux voix de l’extrême droite, au référendum, aux riches, à Angela MERKEL, à Mario MONTI, à Mariano RAJOY, à David CAMERON,… 

 

 

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C’est que le cas SARKOZY est suffisamment désespéré pour que le traitement préconisé soit un traitement lourd…

 

Mais écoutons plutôt le candidat sortant pour savoir quoi faire :

"La seule façon que vous ayez pour continuer à m'entendre, c'est de me réélire".

 

Ah okay ! Le 22 avril et le 6 mai, nous avons donc une belle occasion de renouer, à son endroit, avec le silence…

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 13:18

 

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Nicolas SARKOZY poursuit une stratégie fondée sur l’étirement de l’échiquier politique, l’élargissement de son socle avec pour base la combinaison de la droite nationale et de la droite dite « populaire » et enfin, la tentative de division du camp de François HOLLANDE.

 

Avec comme tactique la fameuse triangulation et la recherche de l’hégémonie culturelle… Et comme objectif, la pôle position au 1er tour de l’élection présidentielle.

 

En faisant une échappée sur le flanc de l’extrême droite, il a réalisé un étirement de l’échiquier politique.

 

Puis, en laissant ses frondeurs occuper cet espace, il a effectué un revirement vers le « centre » de « la demande » et s’est positionné en Président protecteur, populaire et rassembleur.

Tout en cherchant le duel avec le favori des sondages. (Cela n'est pas sans rappeler, par transposition, la stratégie d'une certaine bataille militaire dont je tairai le nom...).

 

Dans le même temps, le Président sortant tente d’occuper le terrain social en n’hésitant pas d’une part à promettre des réformes inconséquentes et en recherchant d’autre part l’affaiblissement de François HOLLANDE en agissant directement pour libérer un espace à sa gauche pour le bénéfice de Jean-Luc MELENCHON (notamment en caricaturant le discours prononcé à la City de Londres…).

 

Avec comme base de travail le dédoublement de personnalités avec les codes vestimentaires appropriés (pour une question de lisibilité de la communication) : le Président en costume-cravate, le candidat en sous-pull… Afin « d’agir » (c'est-à-dire se montrer) plus.

En arborant une attitude qui poursuit un objectif de transformation radicale d’image autour des « notions » de proximité avec le peuple, de l’usage de la lenteur et de l'humilité… On aura compris qu’il s’agit de mise en scène…

 

Le tout sur un fond de stratégie de communication émotionnelle : lorsque le jugement rationnel des français devient manifestement un problème, il reste l’émotion…

Donc, « idées uniformelles » hebdomadaires et acte de fausse contrition / au Fouquet’s…

 

Ceci étant dit, si Nicolas SARKOZY est second le 22 avril prochain, il aura perdu l’élection présidentielle.

Il est en quelque sorte condamné à être en tête du 1er tour. François HOLLANDE, s’il est 1er le 22 avril, aura très certainement gagné l’élection présidentielle. Et s’il est second, il ne l’aura pas perdu pour autant.

Alors tant que nous y sommes, donnons tout pour le 1er tour bien évidemment…

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