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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 10:56

 

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L’événement est roi… Les tueries de Montauban et Toulouse ont naturellement tout emporté. A commencer par notre émotion.

 

Celle qui touche le cœur de chaque français, le cœur de toute la République.

 

La campagne a depuis pris un nouveau tour : la sécurité s’est placée au centre des attentions, reléguant par là même les thématiques pourtant cruciales du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la redistribution, de la justice sociale, de la croissance économique, de la dette,…

 

Nicolas SARKOZY bénéficie d’une prime de confiance sur ce terrain sécuritaire en dépit de l’inexistence de résultats avantageux en la matière…

Le moins que l’on puisse constater est que le candidat-sortant a été défaillant. François HOLLANDE le rappelle :

« Les violences aux personnes ont progressé, les moyens de la police et de la justice ont reculé - 10.000 postes ont été supprimés - un certain nombre de quartiers se trouvent sans la présence qu'il conviendrait d'organiser des forces de sécurité, la République a parfois reculé, des bandes se sont installées. »

 

Comme l’indique François HOLLANDE, « il n’y a pas forcément" besoin de nouvelle loi pour renforcer la sécurité, mais d'abord nécessité de "renforcer les moyens".

 

Dès lors, la confrontation entre les 2 candidats semble s’appuyer sur 2 ressorts bien distincts.

Représentation « Hollandaise » contre déreprésentation « Sarkozienne ».

 

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La représentation désigne étymologiquement l'« Action de replacer devant les yeux de quelqu'un ». La représentation apparaît d'abord comme une présentification : il s'agit de rendre quelque chose d'absent présent (penser à une table fait apparaître en esprit une table ; à condition d'avoir déjà vu une table).

Pour ce qui est du sujet qui nous intéresse, tout le travail de François HOLLANDE consiste à rendre le passif du bilan de Nicolas SARKOZY (notamment sur la sécurité)  présent aux français.

La démarche appelle l’intervention rationnelle du public qui est appelé à rendre présent une 2ème fois à lui-même l’objet en question.

Elle suggère une distanciation par rapport aux événements, un recul, un point extérieur utile à la compréhension du phénomène proposé.

 

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Extrait du film « Brazil » de Terry GILLIAM

 

La « déreprésentation »  soulignerait l’« Action de placer quelqu'un dans un contexte contingent ».

La « déreprésentation » agit sur « le patient » sous les effets conjugués de « l’infiniment présent », de « l’infiniment réel » et de « l’infiniment petit »…

Une sorte de « loft événementiel » qui relève plus de « la procuration de l’être » que de « la représentation de l’être ».

Plus de l’émotion que de la raison…

Exemple sur la sécurité : quand François HOLLANDE exprime la nécessité du redéploiement des moyens de la police, Nicolas SARKOZY lance, à propos de l'enseignante de Rouen suspendue après avoir demandé à ses élèves, qui l'ont dénoncée, de faire une minute de silence pour Mohammed Merah : "Honte à cette enseignante, hommage à ces lycéens". (Combinaison de « l’infiniment présent », de « l’infiniment réel » et de « l’infiniment  petit »…).

 

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Même s’il convient de noter que la dimension de réalité de l’événement si elle existe, est bien relative eu égard à son caractère isolé en France et aux enseignements qu’elle est censée produire… Elle agit comme « un expéditif expédient »…

L’Elysée fonde sa stratégie de communication sur l’amnésie collective : c’est le règne du présent perpétuel, l’effacement du bilan, la confiscation de l’avenir. Un événement chasse l’autre. C’est l’impermanence absolue… La négation de toute rationalité donc de tout juge-arbitre, de la souveraineté de la décision du sujet.

  

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Extrait du film « Brazil » de Terry GILLIAM

 

Nicolas SARKOZY fait le pari de l’ignorance du peuple français pour accéder à « sa confiance »… Un pari bien risqué dans la patrie des droits de l’Homme.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:04

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 11:38

 

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This is the end ? Et pourquoi pas ? Tout ne serait-il pas possible avec Nicolas SARKOZY ? N'est-ce pas lui-même qui a énoncé pour lui-même la possibilité de la défaite ? Même si cette dernière n'est évoquée que pour être évitée... Comme pour mieux la conjurer. Il a envisagé la fin comme pour s’enquérir d’un nouveau début… Il a fait mine d’accepter une mort politique comme pour rechercher une renaissance… A la faveur d’une salvatrice résilience… Comme l'on se prêtait, au temps béni du XVIII ème siècle, à la saignée. 

 

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L’enjeu était évidemment de construire une image.

Nicolas Sarkozy ne serait donc pas cet animal amphibie, imperméable à la lucidité, au doute, à la volonté des français ? Il ne serait prétendument pas la machine déshumanisée, emballée et programmée pour le seul objectif qui est de demeurer au pouvoir ? On nous aurait alors menti ?

 

Sa déclaration en « off » fut donc, aux dires de Brice Hortefeux, bien connu pour son sens de l’empathie, «une démarche d'humanité » et le signe qu’il « peut avoir une vie en dehors de la politique»…

 

Il aura tout loisir de nous le prouver à partir du 6 mai prochain.

  

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Dans cette attente, le storytelling à épisodes, l’outrance, le recours à l’émotion, la course à l’omniprésence,… Tout y passe pour éviter que son destin ne trépasse…

 

Nicolas SARKOZY, par les inspirations au cynisme abouti qui l’animent, les stratégies qu’il applique, les thèmes qu’il visite, les mots qu’il choisit, la communication qu’il surdétermine, réduit la politique à une simple expression (par ailleurs extérieure à elle-même) qui est celle de la société de marché.

Pour lui, le cadre d’une campagne électorale s’établit selon le seul précepte de « la concurrence libre et non faussée ».

 

Une concurrence qui, à ses yeux, ne doit être faussée ni par l’intérêt public, ni par la cohérence politique, ni par le respect du aux candidat-e-s, ni par la séparation des sphères publiques et privées, ni par la pudeur, ni par l’exigence de la fonction et encore moins par la dignité… Tout est bon. Il n’existe aucune entrave, aucune réserve, aucun « sur-moi », aucune éthique, aucun amour propre…

 

Les diodes de résistance au mouvement actionné n’existent pas. Les coups partent. La seule raison qui vaille est celle du plus fort, celui là même qui doit arriver à destination : la destination unilatérale de la victoire…

 

Heureusement pour la France, il n’en est pas là.

 

Et dans ce contexte, le candidat sortant, dont il est peu de dire qu’il est dans une mauvaise passe, applique consciencieusement son principe de vie : « la fin justifie les moyens. » Tous les moyens… Surtout les plus gros, ceux qui tâchent...

On est en droit de se demander auquel désormais il va recourir.

 

Ce qui n’est pas sans rappeler l’objet d’un film, que je vous recommande chaudement, qui n’a pas pris une ride : « Des hommes d’influence ». 

 

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En voici un petit résumé :

 

Le Président des Etats-Unis s’est présenté à un nouveau mandat. Mais, alors que les élections approchent, il est éclaboussé par une affaire et sa victoire semble très largement compromise. Un de ses conseillers prend les choses en main et avec l’aide d’un producteur décide de monter une communication bidon à base d’une guerre fictive, de soldats restés derrière les lignes ennemies et d’une jolie chanson… Afin de produire une diversion et de faire basculer l’opinion publique. Un travail de haute couture qui ne laisse que 10 jours pour changer le résultat potentiel des urnes…

(Le tout sur un tempo de comédie qui permet de faire passer les pires horreurs et le cynisme le plus odieux avec le sourire).

 

Un climat qui n’est pas sans rappeler celui sous lequel Nicolas SARKOZY choisit de placer ses derniers espoirs du moment…

On cherche d’ailleurs parfois en vain la frontière entre la fiction et la réalité.

 

Et en la matière, le moins que l’on puisse constater est qu’il n’y a pas de douanier…

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 11:31

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Les diseurs de bonne aventure auraient-ils trouvé, en la personne de Nicolas SARKOZY, un éminent représentant ?

 

Sans aucun doute mais en langage « techno-parade », on dit storytelling !

 

Dans l’usage du bréviaire « connecting people » (Wikipédia), on peut ainsi lire :

 

« Le storytelling est l'application de procédés narratifs dans la technique de communication pour renforcer l'adhésion du public au fond du discours. On le trouve parfois traduit en français par communication narrative. C’est une méthode en développement dans les domaines de la stratégie, du marketing et de la communication, de la direction et de la connaissance de la gestion d'entreprise.

Le storytelling consiste à essayer de faire émerger au sein des organisations ou du public une ou plusieurs histoires à fort pouvoir de séduction et de conviction. Ces histoires, qui peuvent être réduites à des anecdotes ou étendues à des discours entiers, servent de vecteurs pour faire passer des messages plus complexes, qui sont ainsi transmis avec plus d’efficacité, selon le principe que pour parler à la tête, il faut souvent d’abord toucher le cœur.  Autrement dit passer par l’émotion pour atteindre la raison. 

 

 

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Selon Steve DENNING qui a théorisé le storytelling en communication aux États-Unis et qui en est le représentant le plus connu, on se fondait traditionnellement sur une trilogie « reconnaissance d’un problème / analyse / préconisation d’une solution ». Cette façon de voir a désormais atteint ses limites avec le public moderne, souvent très blasé par la communication classique.

Le storytelling lui substitue une nouvelle trilogie : « capter l’attention / stimuler le désir de changement / et (dans un dernier temps seulement), emporter la conviction par l’utilisation d’arguments raisonnés ». L’utilisation d’histoires et de formules symboliques (équivalentes au « il était une fois » des contes pour enfants) à chacune des trois étapes permet au public de mettre provisoirement de côté son cynisme et de garder un esprit ouvert au message transmis. »

 

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Voi-là… Et à l’écoute du candidat-sortant, que d’émotions me direz-vous !

Mel GIBSON et Patrick BRUEL n’ont qu’à bien se tenir ! Ils ont de la concurrence…

 

Sur le mode du « Je » sarkozien, Tout y est passé…

 

Qu’on se le dise : « Nicolas » est humble, proche du peuple, sans certitudes, engagé pour le seul impératif supérieur qui consiste à sauver la France du gouffre et a autre chose dans sa vie que la politique…

Ca c’est pour les différents épisodes.

  

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Mais nous avons aussi les meilleurs moments :

 

-Etre candidat, j’y ai beaucoup réfléchi et finalement j’ai choisi de l’être…

-Par rapport au Fouquet’s, on ne m’y reprendra plus: "Cette fois-ci, j'ai une famille, une famille solide, et je sais où je pourrai la fêter cette victoire : avec ceux que j'aime, avec ma femme et mes enfants et peut-être avec quelques amis".

-Je n’aurais pas dû" répondre par la "fameuse phrase" "Casse-toi pauv'con" à celui qui m’avait apostrophé lors du salon de l'agriculture en 2008. "J'ai fait une erreur"…

-Etre Président, c’est dur, mais je prends sur moi… Et sur ma famille…

-Si je perds, j’arrête la politique…

-Nous sommes des gens modestes (dixit Mme SARKOZY).

-J’ai peur qu’il (Nicolas) meure (dixit Mme SARKOZY).

 

C’est parce que nous aussi, nous avons cette même peur qui nous tenaille everyday and everynight, que nous voulons que Nicolas SARKOZY soit alive everywhere but not at the Elysée !

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 11:27

 

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Acculé, Nicolas SARKOZY, court en faisant mine de marcher, il dénonce l’imposition des millionnaires en faisant mine d’être populaire, il agresse dans un style des plus épurés en faisant mine d’être une victime…

 

Après cette semaine qui devait être pour lui celle du décollage et qui fut celle d’une descente de pallier, que lui reste t-il ?

 

Le recours… Vous savez, le carré d’as, « la chose providentielle » qui permettrait de changer une donne, le renversement de la table qui rebattrait les cartes, une grâce accordée qui éviterait le coup de grâce, l’aide extérieure qui agirait comme un coup du destin au service du sauvetage de l’essentiel : le « moi sarkozien »…

En voilà une cause humanitaire qu’elle est bonne !

 

Le recours… A tout, à n’importe quoi et surtout à n’importe qui… Pour éviter le pire : le rendez-vous avec le suffrage universel direct à 2 tours…

 

Le recours aux voix de l’extrême droite, au référendum, aux riches, à Angela MERKEL, à Mario MONTI, à Mariano RAJOY, à David CAMERON,… 

 

 

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C’est que le cas SARKOZY est suffisamment désespéré pour que le traitement préconisé soit un traitement lourd…

 

Mais écoutons plutôt le candidat sortant pour savoir quoi faire :

"La seule façon que vous ayez pour continuer à m'entendre, c'est de me réélire".

 

Ah okay ! Le 22 avril et le 6 mai, nous avons donc une belle occasion de renouer, à son endroit, avec le silence…

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 13:18

 

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Nicolas SARKOZY poursuit une stratégie fondée sur l’étirement de l’échiquier politique, l’élargissement de son socle avec pour base la combinaison de la droite nationale et de la droite dite « populaire » et enfin, la tentative de division du camp de François HOLLANDE.

 

Avec comme tactique la fameuse triangulation et la recherche de l’hégémonie culturelle… Et comme objectif, la pôle position au 1er tour de l’élection présidentielle.

 

En faisant une échappée sur le flanc de l’extrême droite, il a réalisé un étirement de l’échiquier politique.

 

Puis, en laissant ses frondeurs occuper cet espace, il a effectué un revirement vers le « centre » de « la demande » et s’est positionné en Président protecteur, populaire et rassembleur.

Tout en cherchant le duel avec le favori des sondages. (Cela n'est pas sans rappeler, par transposition, la stratégie d'une certaine bataille militaire dont je tairai le nom...).

 

Dans le même temps, le Président sortant tente d’occuper le terrain social en n’hésitant pas d’une part à promettre des réformes inconséquentes et en recherchant d’autre part l’affaiblissement de François HOLLANDE en agissant directement pour libérer un espace à sa gauche pour le bénéfice de Jean-Luc MELENCHON (notamment en caricaturant le discours prononcé à la City de Londres…).

 

Avec comme base de travail le dédoublement de personnalités avec les codes vestimentaires appropriés (pour une question de lisibilité de la communication) : le Président en costume-cravate, le candidat en sous-pull… Afin « d’agir » (c'est-à-dire se montrer) plus.

En arborant une attitude qui poursuit un objectif de transformation radicale d’image autour des « notions » de proximité avec le peuple, de l’usage de la lenteur et de l'humilité… On aura compris qu’il s’agit de mise en scène…

 

Le tout sur un fond de stratégie de communication émotionnelle : lorsque le jugement rationnel des français devient manifestement un problème, il reste l’émotion…

Donc, « idées uniformelles » hebdomadaires et acte de fausse contrition / au Fouquet’s…

 

Ceci étant dit, si Nicolas SARKOZY est second le 22 avril prochain, il aura perdu l’élection présidentielle.

Il est en quelque sorte condamné à être en tête du 1er tour. François HOLLANDE, s’il est 1er le 22 avril, aura très certainement gagné l’élection présidentielle. Et s’il est second, il ne l’aura pas perdu pour autant.

Alors tant que nous y sommes, donnons tout pour le 1er tour bien évidemment…

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:39

 

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Nettement et durablement distancé dans les enquêtes d’opinion, Nicolas SARKOZY est en quelque sorte condamné à exister pour survivre…

Il recherche, pour tenter d’éviter le décrochage, la production de la différence…

 

La différence ontologique :

Celle qui consiste à revendiquer le courage là où les autres seraient des pleutres.

A la faveur d’une « confection maison » qui sonne comme une tentative de transformer l’impopularité en grandeur d’âme… Comme si le fait de taper à bras raccourcis sur les personnes défavorisées constituait une haute valeur humaine…

 

La différence de rythme :

François HOLLANDE est parti tôt, il déroule sa campagne en demeurant en tête, en conservant et en amplifiant son avance.

Nicolas SARKOZY en déclarant sa candidature mercredi, va tenter de produire une rupture de rythme, de couper la linéarité du temps politique qui appartient à François HOLLANDE …

 

Le différentialisme culturel :

Conçue par le Club de l’horloge, théorisée par Bruno MEGRET, mise en scène par Jean-Marie LE PEN à travers « la préférence nationale », cette idéologie pernicieuse fonde le différentialisme non plus sur la notion de race mais sur celle de culture.

Elle pose comme postulat la prétendue non-équivalence entre les cultures, les civilisations, dans le but de les hiérarchiser et d’établir une différence des droits.

Nicolas SARKOZY en est aujourd’hui le promoteur décomplexé... Dans un seul but : reprendre à son compte « le capital » de l’électorat du F.N et se placer en tête du 1er tour de l’élection présidentielle.

 

La différence des valeurs :

En échec particulièrement sur le plan économique et social, Nicolas SARKOZY, cherche à installer le débat sur un terrain qui lui semble moins défavorable : les valeurs (ce qui reste à prouver…). Travail, famille, responsabilité… Avec une méthode inspirée de Gramsci dans la recherche de l’hégémonie culturelle.

  

Clairement installé en pôle-position, François HOLLANDE, afin d’éviter le « mano à mano » et de demeurer dans une adresse directe et continue avec les français, cultive « l’indifférence. »

  

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L’indifférence, cette geste toute mitterrandienne qui est la marque des grands. Elle ne s’applique évidemment pas aux français qui sont au centre de toute son attention, ni aux orientations politiques qui sollicitent bien sûr la faculté de faire la différence, de hiérarchiser les priorités pour faire des choix…

 

Il s’agit de l’indifférence appliquée aux épreuves, à l’adversité.

François MITTERRAND le disait : « il faut mépriser l’événement ». Ne pas cèder à l’empire des sens, diraient les stoiciens...

    

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François MITTERRAND à Assouan.

 

« Avoir la passion de l’indifférence » disait encore l’homme du 10 mai.

En d'autres termes, cela sous entend que l’un des secrets de la responsabilité consiste à garder une distance par rapport à la brutalité de chaque événement, et faire de chaque situation critique une expérience positive.

Dans la période qui vient, ce ne sera pas du luxe…

 

François HOLLANDE a raison de se concentrer sur son couloir, sur ses thèmes, sur son rythme de campagne, sur les français.

 

Pour faire gagner la France multiculturelle, la France juste, la République.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 11:02

Après le passage éclair du “Sarko-circus » à Lavaur, François HOLLANDE dans le Tarn ?

 

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L'arrivée de F. HOLLANDE en 2007, à… Saint-Paul-Cap-de-Joux ! Si, si...

 

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Un excellent souvenir de son discours, de son attention manifestée auprès de chacun-e-, de sa volonté politique, …

 

Et, vivement les souvenirs à venir !

 

 

Un grand merci à VDD pour les photos transmises.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 11:20

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Se hâter lentement, créer un événement d’importance sans qu’il soit pour autant central dans la campagne du candidat, manifester un volontarisme sans verser dans l’outrance, donner à voir quelques axes programmatiques sans les dévoiler tous, ne pas partir trop tard mais ne pas tout donner tout de suite, suivre une référence (mitterrandienne) en étant soi-même, attaquer l’inspiration de Sarkozy sans jamais le désigner, se livrer en tant qu’homme sans être impudique, être un brillant orateur et avoir de la profondeur, faire des promesses en évitant qu’elles déçoivent, aimer ce qui fait la France et vouloir la transformer, faire des choix et rassembler, chercher la victoire et l’exercice du pouvoir, être libre et solidaire, vouloir et pouvoir, avoir une vision globale et aimer les gens, donner du rêve, un rêve éveillé.

 

François HOLLANDE l’a fait. C’était au Bourget. Ca continue !

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 11:48

Moins de 100 jours. Un bilan au poids d’enclume. Des « affaires » qui, dans leur nombre et leur qualité, feraient presque rougir Charles Pasqua. Une impopularité digne de Francis Lalanne…

 

Mais Nicolas Sarkozy n’est pas du genre à renoncer ni à rendre les armes… On ne le pense pas spontanément faire le choix d’une douceur de vie tournée vers les couleurs bigarrées de la Toscane, les attraits de la Renaissance italienne au XVIème siècle et l’usage de la lenteur qui sied à un homme faisant le choix de méditer et deviser sur la condition humaine …

 

La rapidité et la fulgurance de son accès au sommet du pouvoir n’a pas d’équivalent dans l’Histoire de la Vème République.

Il est un homme des temps courts, un homme de vitesse… Aujourd’hui face à son destin, bien décidé à ne pas le laisser lui échapper…

 

Et pour ce faire, tous les moyens semblent être bons.

A commencer par celui de « la tactique de la terre déserte. »

Celle-ci se résume bien dans ces paroles de Charles V le sage : « Mieux vaut pays pillé que pays perdu » et consiste à faire le vide devant l'adversaire en stockant hommes et biens dans des endroits hors d'atteinte, sans toutefois détruire le pays.

(Ouf alors ! Nous voilà rassurés !)

   

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Ici, ce sont les finances qui sont vidées de leur substance, les marges de manœuvre qui sont ainsi confisquées, le champ des possibles et le sens même de l’alternative qui paraissent alors stockés dans des endroits hors d’atteinte…

 

L’hiver… Nicolas Sarkozy semble avoir convoqué rien de moins que l’hiver de la politique. Un climat choisi à dessein qui consiste à faire de toute proposition programmatique une contre-production qui s’abattrait immanquablement sur la neige d’une France en deuil.

 

Le deuil selon lui nécessaire de l’Etat providence, des acquis sociaux, des services publics et pourquoi pas un jour ou une nuit… des collectivités territoriales ?

 

Le tout imposé par des « circonstances qui commandent », celles d’un temps de crise dont les causes seraient toutes antécédentes à son mandat et étrangères à son action…

 

Le vide… C’est le produit sans taille, sans couleur ni densité que Nicolas Sarkozy semble bel et bien confectionner autour de lui, par « l’exercice du trop plein… »

   

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 Le vide financier :

Depuis 10 ans, la droite a multiplié la dette par 2 par une politique qui ne profite qu’à une minorité de nos concitoyens les plus aisés.

 

Le vide de la politique d’austérité :

 

Fort de ce bilan, le gouvernement impose au pays une cure d’austérité brutale et injuste, désastreuse économiquement et financièrement inefficace.

 

Le vide de la politique :

 

Toute proposition qui ne serait pas préalablement couronnée d’un entonnoir, serait donc, du point de vue de la droite, nulle et non avenue dans le débat politique. La création de 60 000  postes d’enseignants dans l’éducation nationale, par exemple… (Ceci étant, sans vouloir être mauvaise langue - de nombreux "témoins de moralité" pourraient attester qu'à l'accoutumée, je ne le suis pas - il serait bon que dans ses choix d’expression publique, Benoît Hamon gagne en maturité et en responsabilité…).

 

Ce vide constitue le choix d’un terrain qui consiste à installer Nicolas Sarkozy dans un rôle de gardien de l’existant, éviteur du pire qui est présenté comme étant potentiellement devant nous (et non pas juste là ou juste derrière nous…).

 

Dès lors, il revient à François Hollande de chasser le vide, de choisir naturellement son terrain, d’imposer ses thèmes.

Mais surtout, il nous appartient de convaincre les français que le plus grand risque auquel notre pays serait exposé, est celui de l’absence de volonté, de l’absence de dessein, de l’absence de politique.

 

Il faut chasser l’hiver ! Et faire vivre le printemps de notre République !

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