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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:00

A chaque Président de la République sa marque de fabrique.

 

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Jacques CHIRAC ne détestait rien autant que gouverner, semblant revenir épisodiquement à la vie pour le temps des conquêtes…

Victorieuses ou non, qu’importe, … Mener campagne c’est se révéler, c’est vouloir être une force qui va, plutôt qu’une force qui est…

 

Et quand la linéarité du temps mandaté se fit trop longue, l’ancien locataire de l’Elysée n’hésita pas à l’abréger, comme on abrège une souffrance… Par une salvatrice dissolution… A la faveur de ce que Pierre SAUVANET nomme comme étant « l’insu : une pensée en suspens ». Loin d’une action inconsciente, une action non-consciente…

 

L’image la plus simple de cette réalité complexe est tout entière illustrée par cette devinette attribuée à Léonard de Vinci :

« Qu’est-ce qu’on cherche sans le trouver ; qu’est-ce qu’on trouve sans le chercher ? – Le sommeil ».

En ce qui concerne Jacques CHIRAC, le pouvoir remplace (en tant que réponse) avantageusement le sommeil…

 

Au final, il n’aura véritablement fait usage ni de sa victoire de 1995, ni de celle de 2002…

La 1ère fois pour cause d’automutilation politique (en 1997), pour non-usage de majorité et la seconde pour n’avoir pas endossé le costume gaullien que lui conférait pourtant la légitimité du suffrage universel (82 % !), pour non dépassement de majorité…

 

Jacques CHIRAC c’est la conquête à répétition.

 

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Nicolas SARKOZY semble animé, que dis-je, agité (!) par un moteur différent…

 

« La communication de SARKOZY s’inscrit dans un présent perpétuel » nous dira François Jost, sémiologue et professeur à la Sorbonne.

Une sorte de résilience stratégique permanente semble ainsi abolir toute forme de passé, toute forme d’avenir et toute forme de sens… Pour ne laisser libre cours qu’au mouvement, le mouvement brut. Dès lors, tout est construit autour de l’événement, l’événement à créer, l’événement qui seul est roi…

Et chacun d’entre ceux-ci chasse le précédent à la faveur d’une amnésie consubstantielle. Rien ne semble alors valoir mieux ou plus que la manifestation de l’acte dans son épure, dénué de tout fondement, de toute valeur supérieure, de tout sens…

 

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C’est précisément ce qui a fait jusqu’ici toute la force de Nicolas SARKOZY.

Là où François MITTERRAND se révélait être un grand horloger qui savait mieux que quiconque « prendre position » dans le rapport au temps, Nicolas SARKOZY à l’image de l’aiguille de la pendule se détermine par le fait de « prendre mouvement… »

Et il faut bien reconnaître que cela lui a plutôt bien réussi jusque là… Même si les 12 coups de minuit ne tarderont pas à sonner...

 

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Adapté à une époque pétrie de vitesse, de communication, il a donné l’illusion d’un volontarisme providentiel à la faveur d’une omnipotente présence… François MITTERRAND s’est inscrit dans la permanence du temps, Nicolas SARKOZY dans son impermanence… Quand le 1er « donnait du temps au temps », le second semblait prendre du temps au temps…

 

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(Inutile de préciser que « la comparaison » s’arrête là… Tant il est vrai que le Président socialiste avait le goût de la culture, de l’éternité, de la liberté pour chacun, de la justice,… Mais au fait, M. SARKOZY est-il un homme de goût ?)

 

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Justement, c’est là que les atteignants s’atteignirent : la matrice de l’actuel locataire de l’Elysée n’apparaît pas comme étant conçue pour durer…

Il a brûlé ses vaisseaux et dévalué sa parole. Trop de changements de pieds, trop de contradictions, trop de mise en scène, trop d’échecs inavoués, trop d’arrogance, trop de suffisance, trop de vulgarité, trop… !

 

Trop pour les français qui ont enfin l'occasion de dire : assez !

 

Nicolas SARKOZY a jusqu’à présent pris de vitesse tous ses concurrents. Désormais, ce sont les français qui pourraient bien ne plus vouloir le suivre…

 

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François HOLLANDE a l’avantage pour lui d’avoir la culture mitterrandienne du rapport au temps tout en ayant celle du mouvement défragmenté.

 

Cette élection présidentielle, comme la plupart des autres, n’est pas faite.

 

Le candidat socialiste aura besoin de la mobilisation de chacun pour l’emporter.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 12:48

 

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«Plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président tout simplement, ironise le candidat du PS. C’est cette responsabilité qui m’incombe».

 

Entre espoir et volonté. Entre augure et détermination. Entre le destin et ce qui devient. Entre ce qui est proche et ce qui est plus lointain. Il existe un ici, il existe un maintenant.

Celui du visage de la France que nous voulons autrement. Celui d’une France qui nous rassemble. Celui d’une France qui nous ressemble. Pour que vive la République !

 

Le changement que nous souhaitons appelle une adhésion à un projet global de transformation sociale. François HOLLANDE le présentera progressivement aux français dans le cours de sa campagne.

 

En attendant, c’est l’heure du bilan… Et comme on ne saurait exagérément compter sur l’éthique, la probité et la lucidité du « encore locataire de l’Elysée », pour dresser un auto-bilan en bonne et due forme, benh,… Il faut bien qu’on s’y colle !

 

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SARKOZY, c’est 5 ans d’échec. (Près de 8 Millions de tracts du P.S intitulés : « Nicolas SARKOZY, les 15 chiffres de l’échec » vont prochainement être distribués). En voici l’essentiel :

 

La sécurité en échec :

Les violences contre les personnes ont augmenté de 21,2 %.

 

La solidarité en échec :

-Les cadeaux fiscaux pour les plus riches et perdus pour l’Etat : 75 Milliards d’€ offerts en 5 ans.

-La multiplication des taxes pour tout le monde :                    24 taxes supplémentaires depuis 2007.

 

-La santé : 4 Millions de personnes n’ont pas de complémentaire santé ou renoncent aux soins.

 

La justice sociale en échec :

-L’explosion du chômage :                                                     1 Million de chômeurs de plus en 5 ans.

-La pauvreté : 337 000 personnes sont devenues pauvres.

-Les retraités : 60 000  retraités sont devenus pauvres depuis 2007.

-La précarité au travail : 70 000 actifs (en particulier les jeunes) sont devenus pauvres depuis 2007.

 

La gestion des finances publiques en échec :

-La dette publique : 612 Milliards d’euros d’augmentation en 5 ans.

-Le déficit de la sécurité sociale : 8,7 Milliards d’augmentation en 5 ans.

 

Le développement économique en échec :

-La croissance : 0 point de croissance supplémentaire sur l’ensemble du quinquennat.

-Le déficit commercial : 36 Milliards d’augmentation en 5 ans.

 

Ce petit rappel des chiffres doit permettre assurément à la gauche de démasquer la droite pour mieux la combattre.

Même s’il est inutile de préciser que cela ne suffira pas à gagner. Souvenons-nous pour achever de nous en convaincre, de la stratégie de Sarkozy dans le texte :

 

Au fond, j'ai fait mienne l'analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées. C'est la première fois qu'un homme de droite assume cette bataille-là.
Nicolas Sarkozy, Le Figaro, 17 avril 2007

 

La dynamique du rejet de Sarkozy et de sa politique ne pourra seule nous donner la victoire.

 

Il faudra encore que la gauche choisisse son terrain, impose ses thèmes et puis aussi… Qu’elle soit elle-même.

 

Je suis convaincu que François HOLLANDE va révéler tous ses talents dans le cours de cette campagne qui ne fait que commencer.

 

A nous de lui apporter le soutien nécessaire.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 12:46

La « démondialisation »… Un terme porteur, un portage sans terme… Pourquoi ? 

 

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Un terme porteur :

 

L’avantage de la clarté.

Là où les sociaux-démocrates disent : nous reconnaissons le marché mais nous voulons le réguler… Les « démondialistes » sussurent, à la faveur d’une réthorique assez baroque, « nous voulons changer le système… » C’est… plus simple. A l’heure de la communication, cela rentre plus facilement dans les canaux…

 

L’avantage de la rupture.

François MITTERRAND le disait déjà au congrès d’Epinay : « Celui qui n’est pas pour la rupture, je le dis,… Celui-là, ne peut pas être adhérent du Parti Socialiste ! »

Ce « sur-moi » doctrinal demeure dans la galaxie socialiste française, transformant par la même, tous les non artisans de la rupture, en aménageurs douteux de l’économie de marché, en coupables d’intelligence avec l’ennemi (les détenteurs du capital…) ou en « sans-couilles » notoires…

La « démondialisation » induit une perspective de rupture avec l’existant, elle subodore le volontarisme sans avoir à l’assumer…

 

L’avantage de l’invitation à croire.

Les « démondialistes » suggèrent un monde autre, un « arrière-monde » ? Ce faisant, ils invitent à croire… A ne pas se « corrompre » avec le monde tel qu’il est, tel qu’il va…

Inutile de dire que les ressorts d’une telle approche, peuvent avoir des échos retentissants dans l’opinion...  

 

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Un portage sans terme :

 

 

Pour Raphael Enthoven, philosophe de son état, «La démondialisation est une idée fausse et arrogante»

 

 « La démondialisation, c’est une idée fausse, arrogante, contradictoire et démagogique, lâche-t-il, avant de développer sa pensée. C’est une idée fausse, parce qu’elle repose sur l’idée qu’on peut remonter le temps. Ce serait comme vouloir défaire une mayonnaise: on ne retrouve jamais l’huile, les œufs et la moutarde ! ».  

 

 

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Avec méthode et acuité, il poursuit sa critique: « C’est arrogant, parce que cela suppose que la petite France peut changer le monde. Puis, c’est contradictoire, parce que, pour démondialiser, il faut mondialiser : à quoi bon remettre des frontières, si on est le seul à le faire.

Enfin, c’est démagogique en période électorale: aujourd’hui à gauche, la démondialisation occupe la place que le tropisme sécuritaire occupe à droite ».

 

Republication d’un article que j’avais publié sur ce thème, sur ce blog, le 7 avril 2011 :

 

http://www.samuel-cebe.com/article-vive-la-terre-patrie-vive-la-republique-universelle-71199060.html

 

La régulation du monde plutôt que la "démondialisation".

 

La « démondialisation » c’est quoi ?

 

Au-delà du réflexe du « c’était mieux avant », les tenants de la démondialisation suggèrent de rendre le monde un peu moins monde… Tout un programme me direz-vous. Encore que la colonisation de la planète Mars pourrait un jour ou une nuit leur donner gain de cause…

 

En attendant, loin de chercher à rendre ce monde-ci plus juste, plus accessible, plus respectueux de l’environnement, les chantres du « démonde » suggèrent de revenir à « l’état de nature de l’Etat ».

 

Ce temps béni où les consciences nationales remplaçaient avantageusement les consciences mondiales du jour, où chacun était chez soi, où les structures internationales n’en étaient qu’à leur balbutiement, où le protectionnisme était la loi de tous les Etats, où l’Europe n’était caressée par quelques-uns que comme un rêve, ce temps que les moins de 100 ans ne peuvent pas connaître…

 

Devant une telle offensive du camp de la réaction, au sens propre du terme, je ne peux m’empêcher de penser à la lettre adressée par Victor Hugo aux membres du Congrès de la paix à Lugano le 20 septembre 1872 :

 

"Nous aurons ces grands Etats-Unis d'Europe , qui couronneront le vieux monde comme les Etats-Unis couronnent le nouveau [...], nous aurons la généreuse fraternité des nations au lieu de la fraternité féroce des Empereurs ; nous aurons la patrie sans frontières, le commerce sans la douane, la circulation sans la barrière, l' éducation sans l' abrutissement, la jeunesse sans la caserne, le courage sans le combat, la justice sans l' échafaud, la vie sans le meurtre, la forêt sans le tigre, la charrue sans le glaive, la parole sans le bâillon, la conscience sans le joug, la vérité sans le dogme, Dieu sans le prêtre, le ciel sans enfer, l' amour sans la haine [...] "

 

Les prescripteurs de la démondialisation nous préconisent donc le retour au monde clos qui passe nécessairement par l’abandon de l’univers infini tel que dessiné par la révolution galiléenne ou la découverte du calcul infinitésimal par Leibniz et Newton qui ont profondément modifié la conscience qu'a l'homme de lui-même et de sa place dans l'univers.

 

Surtout, nos réactionnaires de ce début de XXIème siècle, nient en bloc l’interdépendance sans cesse croissante qui existe entre les Etats et les a ainsi engagé à se rapprocher.

 

Ils oublient que nous vivons aujourd’hui dans une « Terre-patrie » (cf : ouvrage d’Edgar Morin) qui fait de nous des citoyens du monde. Et que la mondialisation de la culture, de la démocratie, des droits de l’Homme, de l’information, de la connaissance, mais aussi des échanges, constituent un progrès sans borne pour toutes celles et ceux qui sont épris de liberté.

 

Alors, oui, il faut que cette mondialisation soit régulée pour qu’elle serve la justice qui est très gravement mise en cause par la main invisible du marché qui se transforme en « poing invisible » pour les plus faibles.

 

Et pour ce faire, il convient de renforcer le rôle des instances de régulation nationales et internationales, de renforcer le rôle du politique.

 

Mais certainement pas de préconiser le retour au passé : en remettant en cause l’Euro, la construction européenne, le libre-échange et les institutions internationales qui ne doivent pas être balayées mais bien plutôt renforcées.

 

Henri Lacordaire résumait bien cette exigence de l’intervention régulatrice par ces quelques mots :

 

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime, c’est la loi qui affranchit. » 

 

Aujourd’hui, les lois sont, par les hommes et pour les hommes, toujours à faire. Particulièrement les lois internationales…

Pour un monde toujours plus juste,... Celui-ci : le nôtre !

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 11:42

 

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Quel bel hômme ! Dirait Jack Lang… Quel panache ! Penseront certains… Il y a pourtant, dans ce soda à la française, beaucoup de sucres ajoutés.

 

Dominique DE VILLEPIN, en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle, provoque la surprise.

 

Mais, me direz-vous, comment eut-il pu en être autrement ?

 

Les surprises, ça le connaît ! Souvenez-vous, c’est en 1997, il est alors Secrétaire général de l’Elysée. Il donne à son Président le conseil le plus mortifère de l’histoire de la Vème République : dissoudre l’assemblée nationale !

 

Eh oui, en politique, c’est bon de le rappeler, le conseil c’est ce qui vaut le plus cher : c’est ce qui sauve, c’est aussi ce qui tue…

 

Et entre un Président et son conseiller, il n’est pas inutile que les tempéraments, les inclinaisons, se complètent. Et avec un Jacques CHIRAC Président (qui n’a pas exactement le tempérament de Jacques DELORS…), il n’eut pas été de trop que son Secrétaire général fasse office de modérateur, de prescripteur d’alliance nouvelle,…  Or, en la matière, ils se sont surajoutés…

 

Livrant ainsi cet élixir explosif de la dissolution, avec un précipité rouge qui a certes permis pour ses commanditaires d’accélérer les choses… Mais, de leur point de vue, pour le pire.

 

En voulant en effet régler quelques petits comptes entre amis (juguler l’influence balladurienne au sein de l’Assemblée nationale), Jacques CHIRAC est ainsi entré dans une cohabitation de 5 ans (!) à la faveur d’un auto dessaisissement de majorité…

 

C’est un peu comme si, devant l’équipage insuffisamment discipliné de son porte-avion, un général prenait la décision vertigineuse de faire fondre dessus un avion kamikaze pour régler le problème… 

 

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Dominique DE VILLEPIN est de ceux-là, ceux qui, devant un tapis vert, au beau milieu d’un casino, prenant à témoins tous les « gagne-petits », s’exclame, sous une crinière prédatrice et un œil conquérant : « Tout sur le 11 ! »

 

La posture esthétique le dispute à l’affirmation d’une liberté et à la dépense jubilatoire…

 

Comme s’il voulait nous dire : le risque c’est ça ! C’est tout ou rien ! Ma liberté ne vaut que pour autant qu’elle me distingue…

Dominique DE VILLEPIN est un homme de brio capable du meilleur,… et surtout du pire !

Il a atteint son niveau de crête lors de son discours prononcé à l’ONU en pleine crise irakienne en 2003. A cette occasion, il a incarné la France, il a « réincarné » le gaullisme.

Ce fut son temps de gloire, le seul véritable.

 

Cet événement ne saurait pourtant faire oublier ses faiblesses structurelles. Il est un technocrate tardivement reconverti en acteur politique à la faveur du Prince (Jacques CHIRAC), sans jamais s’être présenté devant le suffrage universel (ce qui est su universellement par les élus de notre République).

 

Il demeure au fond, un Talleyrand qui se rêve en Napoléon. (Un Talleyrand à la démarche sinueuse mais sans le pied-bot…).

  

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Dominique DE VILLEPIN ne peut prétendre représenter l’homme providentiel dont la France aurait besoin puisqu’il n’est ni attendu, ni rassembleur.

 

Son long « contentieux », le mot est très très faible, qui l’a impliqué avec Nicolas SARKOZY, fait passer au second plan sa candidature dite pour l’intérêt supérieur de la France au profit d’une candidature pour la volonté de « flinguer » le petit Nicolas…

 

Ajoutons à cela la présence des candidatures officiellement probables, au centre, de François BAYROU et Hervé MORIN et on voit bien là se dessiner, pour Dominique DE VILLEPIN, les contours d’une falaise en à pic…

Et, en la matière, il sait de quoi il parle... Nous pouvons au moins lui faire crédit de savoir (pouvoir ?) faire perdre son camp. Il a l'expérience avec lui, un certain talent et une faculté consubstantielle qui consiste à se rapprocher le plus vite possible de la fin...

 

Mais, que voulez-vous, cet homme pétri d’emphase et de superlatifs, ne saurait se résoudre à la morne plaine, il n’aime jamais rien autant que les cîmes si ce ne sont les abysses…

 

Il ne faut pas le contrarier…

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:00

 

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Une troisième fois ou bien une troisième voie ? Qu’importe, pourvu qu’il y ait l’ivresse !

 

Ca y est, c’est fait : François BAYROU a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle…

 

De quel type de « sur-moi » faut-il bien être le locataire pour arborer ainsi une certitude empruntée à la nonchalance, à la faveur de la seule répétition d’un mouvement unipersonnel qui voudrait se confondre avec l’affirmation d’un destin taillé pour le service du plus grand nombre ?

 

Mais quoi ? Quelles sont bien les raisons qui pourraient contre-faire la providence quand celle-ci s’est ainsi choisie un « élu » ?

S’il en est une, c’est bien la raison de l’Histoire, celle qui forge la nature immémorielle de la France.

 

François BAYROU en est persuadé. Il a en a eu la révélation du croyant. Celle qui s’impose à la raison… La raison même qui ouvre pourtant tous les possibles pour les hommes qui désirent ardemment s’inscrire dans le souvenir marbré de nos suivants…

Il croit en son destin propre comme celui qui a été appelé par une force qui le dépasse.

 

Il n’est qu’à tenter l’expérience, dites : « Loulou », il vous répondra assurément et dans la seconde qui suit, par un : « Oui, c’est moi ».

 

Mais trêve de flagornerie ! On ne badine pas avec BAYROU.

L’annonce de sa candidature a été faite dans une épure et un minimalisme qui n’auraient rien à envier ni aux jansénistes, ni aux plus calvinistes des protestants…

 

C’est dans un espace dédié au recueillement solitaire, à l’éthique de responsabilité convaincue d’elle-même et à l’absence revendiquée de fioritures qui eurent sinon, été la marque de sa culpabilité originelle, qu’il s’est présenté,… dans son plus simple appareil. Je veux dire, en l’absence d’appareil véritable, de soutiens en nombre (…) et de ferveur populaire…

 

« En homme libre ». Il est vrai que François BAYROU n’a pas aujourd’hui à subir beaucoup d’entraves humaines à l’accomplissement de ses projets personnels : ses avants derniers soutiens l’ayant abandonné en rase campagne…

 

Le voilà donc titulaire d’un brevet de « liberté ». Vous savez, cette liberté politique dont s’affublent ceux qui n’ont plus aucune influence sur le monde qui va… Sans eux…

 

Ils se meuvent ainsi librement dans une digne apesanteur, bien au-delà de l’atmosphère terrestre pétrie de son enveloppe gazeuse qui pèse si lourdement sur la terre…

 

François BAYROU, en homme libre de toute attache, prêche en vérité : « Je ne ferai pas de promesses, agréables avant les élections, désastreuses après parce qu’on ne les tiendra jamais. Je ne raconterai pas d’histoires. »

 

Et comment ! Comment ne pas le croire sur parole ? Cet homme disposé à porter « l’écharpe blanche » tel qu’il l’écrivit dans un ouvrage. Ouvrage qu’il présenta d’ailleurs dans un temple protestant, voici quelques années, non loin de Ferrières, où j’eus le loisirs de le rencontrer, au château de mon oncle…

 

Le choix du lieu, conforme à l’objet de son livre, était certainement tout aussi conforme à l’esprit qui l’habite : celui d’un engagement politique qui cherche à se confondre avec la dimension de l’éthique et de la morale.

 

Il y a sans doute chez notre Loulou, du David HUME, ce philosophe empiriste écossais ayant notamment publié : « Recherche sur les principes de la morale ».

 

Comment ne pas le croire donc quand il nous fait la promesse de ne faire aucune promesse ? Quand il nous assure qu'il ne raconte pas d'histoire ni surtout la sienne ? Quand il indique qu'il ne dira rien qu'il ne tiendra pas ensuite, vous savez, après les élections, au moment où son engagement prend fin...

 

Et pour cause, la possibilité de son élection à la présidence de la République, ne semble pas prévue. Ni par lui, ni par nous…

 

Prochainement, la suite de l'article...

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 07:50

 

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J’informe les castrais de ma démission du mandat de conseiller municipal de Castres.

 

Mon activité professionnelle que j’exerce sur Albi ainsi que mon aménagement dans cette même ville depuis déjà plusieurs mois, ne me permettent plus désormais de poursuivre les missions afférentes à mon rôle d’élu local d’opposition à Castres.

 

Je tiens à saluer toutes les castraises et tous les castrais et à remercier en particulier toutes celles et tous ceux qui m’ont fait confiance.

 

Je reste convaincu que le chemin de la gauche castraise, pour servir les valeurs de justice sociale, de défense de l’environnement, de démocratie et de laicité, est autant souhaitable que praticable pour notre ville.

 

Ce sont les citoyens qui en décideront le moment venu.

C’est sans regret et, disons-le, avec un certain enthousiasme que je me tourne aujourd’hui vers d’autres horizons et vers l’avenir…

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 08:06

 

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C’était un grand soir de 2002 : M. FOLLIOT célébrait, devant son local de campagne, sa victoire aux élections législatives.

Tous ses soutiens étaient là : des militant-e-s de droite mais aussi… de gauche.

 

Ce qu’ignoraient alors ces militant-e-s de gauche, c’est qu’ils assistaient à l’installation durable de M. FOLLIOT dans un rôle symbolique de recours pour la gauche.

 

Voir l’article : FOLLIOT, LE MEDECIN MALGRE LUI DE BUGIS                 

 http://www.samuel-cebe.com/article-folliot-le-medecin-malgre-lui-de-bugis-69296004.html

 

S’ils s’étaient bornés à acclamer le nouveau représentant du peuple une fois celui-ci élu, on eut pu ressentir un sentiment d’indulgence pour ces bougres…

 

Le problème c’est que, bien souvent, ils ne s’en sont pas tenus à cette joyeuse célébration mortuaire pour la gauche castraise... Ils ont également mis la main à la pâte.  Benh,… tant qu’à faire, autant faire les choses bien !

 

Ils ont mené campagne !!! Campagne pour un homme authentiquement de droite qui a débuté son engagement en qualité de souverainiste avant de voter toutes les lois essentielles de la droite nationale sous CHIRAC et SARKOZY.

 

Or, depuis ce fameux soir de 2002 et pour 10 ans (!), M. FOLLIOT occupe l’espace que la gauche lui a laissé (ou donné) depuis la défaite de 2001, le départ de l’ancien Maire, le soutien actif, ponctuel mais répété d’une partie de la gauche à son égard et la disqualification régulière de la gauche au 2ème tour des élections législatives…

 

La responsabilité est… Immense !

 

Cela fait 10 longues années (2002-2012) que des acteurs de la gauche castraise poursuivent ainsi des actions de compromission à l’égard de la droite.

 

Tout y passe… Avec notamment :

 

-Des acteurs-relais de la gauche castraise qui ont fortement contribué à la victoire de FOLLIOT aux élections législatives de 2002.

 

-Des volontaires de 2007 (issus du haut de la liste que je conduisais) pour participer à un gouvernement FOLLIOT à la mairie de Castres. Répondant ainsi à l’appel des ors (là, ce n’est que du plaqué) de la République en pleine phase d’urgence de l’âge…

 

-Des élus de gauche (je ne dirai pas aujourd’hui de quelle formation politique : on risquerait de les reconnaître !) et des représentants d’un parti de gauche, présents aux vœux 2011 (!) adressés par Monsieur le Député, dans la salle du restaurant du parc des expositions… Au beau milieu des 150 adhérents de son association de fidèles… On est en droit de se demander où en France, l’on peut constater une pareille soumission de la gauche à un représentant de la droite parlementaire (et non pas d’une institution territoriale) ?

 

-De nombreux « responsables » de la gauche castraise répondant favorablement à la proposition-piège de Folliot qui consistait à créer un « front républicain » (composé des 2 groupes de gauche et de celui du Député sarkoziste) contre le Maire (membre de la même majorité nationale) avec expression unique pour les 3, sur des questions de démocratie municipale… Alimentant ainsi la confusion des genres largement instillée par M. FOLLIOT dans la perspective des élections législatives…

 

La liste de ces « lamentables » devra un jour être publiée.

 

De trop nombreux actes à répétition sont posés de cette façon par des acteurs de la gauche castraise pour que la nature même de l’engagement de M. FOLLIOT (tout simplement, à droite) puisse être restituée dans sa réalité, aux électeurs.

 

Il est grand temps que cessent ces fautes politiques qui entravent la gauche et ses valeurs.

 

C’est une des conditions pour que notre territoire bascule un jour à gauche. Vous l’aurez compris, il est aujourd’hui question de revenir aux fondamentaux… Avec des personnes… Nouvelles !

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 11:25

 

 Qu’on se le dise : le Ché est bel et bien vivant.

 

-Comment ça ?

-Non, pas le Ché GUEVARRA… Le Ché-vènement…

-Ah, oui !

-La preuve : il est candidat à l’élection présidentielle…

-En effet, c’est sans doute la meilleure preuve de son existence.

 

A mi-chemin entre « Hibernatus », « Rocky 3 », « Pépé le Moko », « Retour vers le futur », « Time out », « Jeanne d’Arc » et « Le Parrain III », Jean-Pierre CHEVENEMENT is back ! 

 

 

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Revenu de tout et de nulle part, le Président du Mouvement des citoyens nous propose de le suivre on ne sait où…

 

Mais qu’importe ! L’essentiel n’est pas là. Ce qui compte c’est le lien à la fois exclusif, ontologique  et Braudélien qu'il entretient avec la France. Il ne fait aucun doute qu’un jour ou plutôt une nuit, une voix supérieure de la République l’a appelé afin qu’il accomplisse son devoir…  

 

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« Jean-Pierre ! La France a besoin de toi !!!! »

 

Réveillé en sursaut, ébouriffé et en sueur, le Ché a eu la révélation. Devant les marasmes du monde, la crise financière, l’Europe en proie aux difficultés de l’euro, un homme providentiel doit se lever !

 

Pour sauver la France, la souveraineté des Etats et la capacité des peuples à disposer d’eux-mêmes…

  

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Le Ché s’est alors levé du lit, s’est posté devant sa fenêtre, a scruté l’horizon de la France éternelle et a prononcé sa déclaration de… candidature :

« J'ai beaucoup réfléchi et j'ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes c'est à dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis. Nous sommes dans l’œil du cyclone. »

Il est vrai qu’en 2002, CHEVENEMENT a bien fait bouger les lignes… A tel point que le 2ème tour de l’élection présidentielle s’est en effet déroulé avec une gauche et une France qui ont du alors se mettre à la hauteur des défis ! Mais pas forcément ceux que l’on attendait…

 

En terme « d’œil du cyclone », le Ché s’y connaît ! Il a l’œil…

Et pour ceux qui n’auraient pas encore compris, il nous le rappelle : « en 2002, j’avais le tort d’avoir raison avant tout le monde. »

 

Et comment !

 

On pourrait dire aussi qu’il a eu raison de tout le monde à gauche.

Eliminée, la gauche au 2ème tour de l’élection présidentielle. Et ce pour la 1ère fois dans l’Histoire de la Vème République !

 

Ne cherchez pas la cohérence politique de celui qui fut durant 3 belles années, ministre de Lionel JOSPIN, la concurrence libre et non-faussée à gauche est, à ses yeux, un droit élémentaire…

Que dis-je, un droit ? Un devoir pour sauver la France !

Et, en terme de sauvetage, quoi de mieux que de commencer par vouloir sauver le candidat socialiste ? (On a quelques sauveteurs brevetés comme ça, en magasin, à Castres...).

Pour le Ché, François Hollande, « c'est un homme intelligent. On peut l'aider à se mettre à la hauteur. » Avec un soutien pareil, on est en droit de se demander de quelle hauteur Jean-Pierre CHEVENEMENT nous parle précisément…

Mais il est évident qu’en véritable incarnation de la figure tutélaire de la gauche républicaine, le Président du MRC ne pouvait pas faire moins… Pourvu qu’il ne fasse pas plus… Déjà, cela sera toujours ça de pris…

 

A son égard, François HOLLANDE pose les 2 vraies questions : « Cette candidature est-elle utile ? Peut-elle permettre de faire gagner la gauche ? »

 

Je vous laisse y répondre… 

 

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Le Ché nous dit : « Je veux mettre d’aplomb la République ».

Ah ? Bon, ça va. Tant qu’il ne met pas du plomb dans la République, il y a de l’espoir…

 

Au fait, j’y pense. Pour les parrainages, il y a peut-être là un geste qui sauve : sauvons Jean-Pierre CHEVENEMENT du gouffre ! Evitons-lui la candidature de trop !

 

J’entends d’ici les esprits chagrins : « Et sa candidature en 2002, elle n’était pas de trop peut-être ? »

 

Non, en 2002, c'était différent. C'était une candidature utile... Pour faire bouger les lignes ! 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 11:25

 

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La nausée… C’est le sentiment premier qui vient devant les locaux outragés de « Charlie Hebdo »…

 

L’indignation, ensuite.

 

Le rappel du principe, enfin, de la liberté d’expression.

 

La conscience que ce principe doit être ardemment défendu pour être plus qu’un principe…

 

L’idée que toutes les publications, y compris celles qui font de la provocation, doivent avoir droit de cité.

 

Le constat qu’un tel acte d’intolérance sert plus qu’il ne dessert le sens même de la provocation…

 

Les gestes de confraternité des journalistes de « Libé » à l’égard des journalistes de « Charlie Hebdo », devant ces actes de honte, ragaillardissent, ils font chaud au cœur…

 

La seule pensée que, quoiqu’il advienne, le prochain numéro de « Charlie Hebdo » paraîtra bien la semaine prochaine, rassure sur notre culture de la liberté, en même temps qu’elle provoque en nous cette indicible estime vis-à-vis de ces journalistes ainsi bafoués.

 

Le profond sentiment que, à travers cette attaque, c’est bien une certaine idée de la France qui a été touchée.

 

Et la France, c’est, certainement avant toute autre chose, la liberté. Un grand pays de liberté. Et, pour la liberté et ses différents visages, des milliers de français sont morts à travers l’Histoire.

 

Sans doute parce qu’elle est une valeur qui nous dépasse. Sans doute parce qu’elle est une valeur qui nous pétrit…

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 13:13

 

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Un référendum pour un gouvernement d’union nationale.

Bigre ! Le général n’aurait pas désapprouvé, au temps de l’ORTF, une telle initiative !

 

L’idée provient de M. FOLLIOT, notre lévrier local, prescripteur de néant pour le territoire castrais et député aspirant à l’assemblée nationale...

 

Cet élu de droite promu, fêté, courtisé et conforté notamment par une génération de la gauche castraise, qui, ce faisant s’est installée dans une opposition de 20 ans… (A moins que, par la grâce de l'élection présidentielle, le joli mois de mai produise une belle vague rose…).

 

La question référendaire serait donc la suivante : « Voulez-vous, oui ou non, que le futur gouvernement de la France soit proportionnellement constitué de représentants issus des forces politiques élues à l’Assemblée Nationale ? »

 

Diantre ! A quelle irrémédiable malédiction serions-nous donc exposés pour que de tels expédients soient préconisés ?

 

Les allemands auraient-ils décidés de nous reprendre l’Alsace et la Lorraine ? (Si ce n’est que ça, on pourrait trouver un arrangement…).

 

La France-sur-mer serait-elle un empire oublié ?

 

Le 81 serait-il menacé de disparition sur les plaques minéralogiques tarnaises ?

 

L’unité de gendarmerie mobile ne serait-elle, finalement, contre toute attente, pas créée à Castres ?

 

Plus sérieusement, les arguments avancés mettent l’accent naturellement sur les graves périls encourus par notre époque contemporaine au milieu de laquelle se trouve notre société de citoyens.

 

Périls devant lesquels, nous n’aurions évidemment pas d’autres choix que de nous unir pour faire front…

 

Simplement, une question se pose : M. FOLLIOT croit-il sans rire, que sa proposition portera à conséquence ?

 

Il y a fort à parier que, sans rire, la réponse soit non…

 

Mais alors, pourquoi une telle initiative ? Il n’est pas interdit de penser que la posture s’inscrive dans une logique de placement unipersonnel et potentiel dans un gouvernement sarkozien (si d’aventure l’aventure l’emportait…).

 

Tout comme il n’est pas tout à fait saugrenu d’imaginer que notre lévrier local cherche, par cette manœuvre, à faire à nouveau l’acquisition d’un certain nombre de parieurs de gauche qui l’ont déjà si gentiment installé il y a 10 ans…

 

Enfin, la proposition a ceci de rentable qu’elle permet à notre protagoniste de blanchir ses choix de trahisons multiples : ainsi, il ne serait plus le pigeon voyageur des partis politiques, il deviendrait ce grand albatros qui, du haut de l’azur impérissable des valeurs immémorielles de notre République, les survole pour mieux les unir au nom de la France !

 

Rien que ça…

 

Et pour valider un tel projet, qui n’est pas sans provoquer d’une façon irrépressible un bombement spontané du torse et une main sur le cœur au son de l’hymne national, la hauteur de vue et d’esprit sont conjointement convoquées dans le tintamarre de la France d’avant…

 

Vous savez, cette nostalgie qui pousse un temps la raison à être oublieuse d’elle-même… Ce petit temps d’abandon dans lequel l’on se vautre à la faveur d’un mélange aigre-doux.

 

Cette souffrance minuscule liée à l’impossibilité du retour…

 

Au fond, M. FOLLIOT ne propose pas, il commémore.

 

A défaut d’inventer, il nous fait un inventaire, celui d’un temps passé, d’un temps compassé, d'un temps trépassé…  

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