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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 11:52

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Pourquoi François HOLLANDE est-il aujourd’hui en situation ?

 

Les éléments de contexte existent. Comment les nier ? La sortie de route de DSK. La candidature « par défaut » de Martine AUBRY. Les limites de Ségolène ROYAL…

 

Si ces éléments sont là, ils ne sauraient néanmoins être auto-suffisants pour expliquer la percée de celui qui inspire la confiance tout autant qu’il la sollicite…

 

François HOLLANDE est pleinement l’acteur de son destin, celui de la gauche et, je l’espère, celui de la France. 

 

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Plusieurs raisons à cela :

 

-Une candidature qui vient de lui.                                                 

 A la faveur d’une démarche qui semble dire : « le but c’est le chemin », François HOLLANDE a démontré que sa candidature procédait d’une intime conviction, d’une intime résolution. Et que c’est cette part là de l’intime qu’il souhaitait partager directement avec les français, sans filtre ni prescripteur…

 

-Une candidature qui vient de loin.                                        

 Il a exprimé son intention aux français dans la clarté de ton, dans la liberté politique et sans attendre (ni un début de procédure, ni un début de concurrence). Son échappée du peloton constitue un acte fondateur dans l’ascension de la présidentielle.

 

-Une candidature qui s’exprime de près.                                

 Il est un candidat qui se présente d’une façon toute « braudélienne » en venant de province (vous savez, ce petit endroit qui n'est ni Paris ni sa région...), à la manière d’un MITTERRAND ou d’un CHIRAC. Il peut ainsi se situer à l’équilibre entre la réalité vécue des français et la réalité pensée pour la France.

Parce que, indubitablement, pour représenter au mieux notre pays, il faut provenir de "son centre…"

 

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-Une candidature qui incarne.                                                   

 En rappelant son adhésion au projet socialiste, il a marqué de son empreinte le projet qu’il souhaite pour la France. Sans complexe ni justification, il s’est impliqué à la faveur d’un « je » conforme à l’esprit de la Vème République et à l’expression politique attendue par les français.

François MITTERRAND le disait à sa manière : « Vos idées sont belles mais comment sont-elles habillées ? »

François HOLLANDE a su revêtir les habits de la fonction qu’il convoite.

 

De ce point de vue, il est celui qui est le plus en adéquation avec l’exercice : exercer une campagne dont s’exhale le parfum de l’exercice de la responsabilité première de la République…

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 10:19

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Peinture de Monsù desiderio.

 

Droite : de l’appel au secours à l’appel au recours ?

Le doute aurait-il changé de camp ?

 

Des affaires qui touchent la proximité de l’Elysée à la défaite sénatoriale de la majorité en passant par les défaillances successives de cette dernière en matière économique, financière et sociale, le temps de la confiance semble faire défaut au sarkozysme présidentiel…

 

A tel point que la candidature de l’actuel locataire de l’Elysée à l’élection présidentielle n’est plus désormais ni l’évidence qui s’impose à la raison de tous les membres de l’UMP, ni la révélation incontournable du secours attendu par la droite.

 

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Loin s’en faut ! C’est que la majorité actuelle fait l’addition de ses déroutes en rase campagne depuis ces 4 dernières années : municipales, cantonales, régionales, sénatoriales,…

 

Des signes encourageants s’il en est, pour la gauche, qui a aujourd’hui des outils véritables pour préparer la conquête de la présidence de la République en 2012.

 

Même s’il convient évidemment de ne pas sous-estimer le Sarkozy qui demeure un redoutable candidat qui ne s’épanouit jamais autant que dans une campagne électorale…

  

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En ce sens, je reste convaincu que la gauche doit se concentrer, dès le 1er tour de scrutin des primaires, sur le candidat le mieux placé pour ensuite se rassembler le plus largement possible et se déployer au mieux.

  

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:08

 

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A lire dans le Libé du jour :

 

 

Edgar Morin, l'amoureux du monde

 

À 90 ans il est l'intellectuel français le plus reconnu à l'étranger, docteur honoris causa de 28 universités à travers le monde! Edgar Morin nous reçoit chez lui à Paris en plein déménagement. Les souvenirs remontent sans brouiller sa curiosité.

 

De retour du Maroc, vous partez bientôt au Brésil. Êtes-vous souvent en voyage ?

 

En ce moment, je suis plutôt en déménagement, car je dois quitter mon appartement. C'est aussi un autre voyage. Quitter un lieu où il y a tellement de souvenirs qui me lient ! Partir c'est mourir un peu, alors il faut ressusciter après. Cette année j'ai 90 ans, et tous les dix ans, quelque chose change dans ma vie, quelque chose meurt et quelque chose renaît. Quand j'avais dix ans, en 1931, ma mère est morte, quand j'ai eu vingt ans, j'ai pris le risque mortel de la Résistance. À trente ans, je suis rentré au CNRS. Je ne vais pas vous faire toute la liste, mais tous les dix ans ma vie change.

 

Une définition du voyage ?

 

Le voyage c'est surtout le décentrement, c'est à dire regarder d'une autre façon l'Hexagone. En restant en France, on est prisonnier d'une vision close, on ne se voit pas « vu de loin ». L'idée est de retrouver ce que faisait Montesquieu dans les Lettres Persanes, essayer de se voir avec le regard des autres.

 

Est-ce que vous voyagez encore pour le simple plaisir ?

 

Je lie mon plaisir à mes voyages. Invité à des conférences dans le monde entier, j'ai le plaisir d'exprimer mes idées, mais aussi de découvrir quelque chose qui me touche, m'émeut. Pas seulement la beauté des paysages, mais aussi la bonté des gens, la vitalité des peuples, la nourriture. Je crois que je suis amoureux du monde parce que partout où j'ai été, j'ai trouvé des voluptés, des ivresses, des joies, des émerveillements...

 

Est-ce qu'il y a un pays, une destination pour laquelle vous avez une attirance particulière ?

 

La Toscane. Il y a une densité de beauté plus grande qu'ailleurs. Les villages, les paysages m'émeuvent beaucoup... Je dirais aussi Séville et l'Andalousie, je dirais le Brésil...

 

L'idée de l'île, c'est quelque chose qui vous fait rêver ?

 

Oui. Je rêve à l'île et je rêve à l'oasis. Ce sont deux formes différentes mais qui veulent dire la même chose. D'un côté, autour c'est la mer, et de l'autre, le désert. Ça parle de l'infini. C'est quelque chose de riant d'être dans l'infini de la mer ou dans l'infini du sable. C'est un rêve profond en moi.

 

Alors que le monde est en ébullition depuis quelques mois est-ce qu'il n'est pas frivole de s'intéresser au voyage, à la beauté du monde ?

 

Le voyage n'est pas que dans le plaisir esthétique. J'avoue que j'ai de moins en moins envie d'aller dans des musées ou dans les grands lieux. Par exemple pendant longtemps je voulais aller aux chutes de l'Iguaçu à la frontière du Brésil et de l'Argentine, maintenant je n'en ai plus tellement envie, ce qui m'intéresse vraiment c'est la diversité de l'humanité. Par exemple, je suis fasciné par les peuples de Bolivie et du Pérou, ce peuple andin qui est resté très lié à ses traditions, à sa façon de s'habiller, les visages qui sont d'une gravité extraordinaire, ils ont une musique que je trouve d'une beauté incroyable, notamment le huayno... En plus, ils réussissent à vivre sur les sommets du monde, l'Altiplano à 4000 m d'altitude. Ce monde est vraiment fascinant à la fois si loin et si proche.

 

Est-ce que vous pensez que les voyages aident à comprendre le monde?

 

Ça dépend comment vous faites le voyage. Si vous êtes dans un inclusive tour dans lequel vous avez un guide qui vous fait cavaler dans les musées, un arrêt de trois secondes devant la Joconde et que vous vous bornez à prendre des photographies, je crois que c'est nul, de la frivolité à l'état pur. Les vacances dans des hôtels de luxe, dans des paysages ensoleillés sont dans le fond des ghettos pour Européens aisés. Ils sont coupés totalement de la population et ne voient que les aspects pittoresques. Parallèlement, il y a une nouvelle tendance qui se développe pour essayer de comprendre les autres. Par exemple, une partie de la jeunesse voyage un peu en vagabond, et se fait accueillir par l'habitant.

 

Le tourisme fait-il partie du meilleur ou du pire de la civilisation occidentale ?

 

Les deux. Il correspond à ce que Pascal appelait le « divertissement », c'est-à-dire une façon d'oublier ses problèmes dans des choses futiles et secondaires. La façon de vivre le tourisme, uniquement pour prendre des photographies, ou pour dire « j'étais aux chutes du Niagara » est tout à fait superficielle, une manière de se fuir soi-même, de fuir les problèmes. C'est le pire.

Mais il y a une autre façon qui est de se relier à cette espèce humaine dont on fait partie, qui est à la fois une et diverse. Vous sentez, quand vous voyez un monde étranger, qu'il est tout à fait autre par ses coutumes, ses mœurs, mais en même temps on voit que ce sont des gens qui peuvent aimer, souffrir, rire, et donc il y a une unité, une communauté, et quand le tourisme permet la compréhension et la sympathie, c'est évidemment ce qu'il y a de meilleur.

 

Qu'est ce qui va sauver le tourisme ?

 

Peut-être que ce sont les périls accrus! Les bombes qui explosent dans les avions, les attentats qui ont lieu dans des pays exotiques... Je crois que ce qui va sauver le tourisme c'est beaucoup plus une transformation de l'intérieur. Le vrai péril du tourisme c'est sa tendance à la superficialité, à la chronométrie, à la rapidité... c'est-à-dire qu'en fuyant notre propre monde, nous retrouvons ses pires défauts :  se lever à telle heure, ne pas rater tel endroit, rester trois minutes dans ce musée et repartir. Au moins le Club Méditerranée nous donne une sorte d'utopie concrète, il n'y a plus d'horaires, plus de monnaie (malheureusement, il faut payer pour ne plus avoir de monnaie !) Vous avez le choix entre la plongée sous-marine, la musique, etc. Ce n'est pas un voyage, ce sont des vacances. Ce qu'on cherche là ce n'est pas tant le dépaysement, mais un lieu de détente absolue pour fuir le quotidien. En bref, plus nous sommes prisonniers de notre civilisation, plus nous avons besoin de cet au-delà.

 

Vous travaillez la notion de « pensée complexe » depuis plus de trente ans. En résumé c'est: unir des notions qui se repoussent. Dans le monde du voyage ça serait quoi ?

 

D'un côté, nous avons besoin de nous regarder nous-mêmes, d'avoir une vie intérieure, calme, qui suppose une certaine sédentarité. D'un autre côté, nous avons une pulsion de curiosité pour le monde. Là dessus nous sommes les héritiers des mammifères. Nous avons gardé de l'enfance cette curiosité du monde et c'est très bon, mais en même temps, il faut garder la curiosité de soi même parce qu'on est un grand mystère. Voyager à l'intérieur de soi-même est aussi un drôle de voyage.

 

Vous vous souvenez de votre premier voyage en solo ?

 

J'étais adolescent, c'était un peu avant la guerre. J'ai fait un voyage à Luchon, une station thermale, parce que j'avais une rhinopharyngite, et j'étais très content parce que j'avais échappé à l'autorité de mon père.

 

Vous êtes entré dans la Résistance, vous étiez communiste. Avez-vous voyagé dans le bloc communiste ?

 

Je n'ai voyagé dans ce bloc qu'après ma rupture avec le parti quand j'étais déjà très hostile après 1951. J'ai fait un séjour très drôle à Berlin-Est. À l'époque il n'y avait pas de relations diplomatiques. Avec mon ami Robert Antelme nous étions fauchés et nous savions que nous avions des droits d'auteurs, car nos livres étaient traduits à Berlin-Est. Nous avions pu avoir des papiers en quatre langues, avec plein de tampons français, mais on n'avait pas obtenu les visas soviétiques qui étaient nécessaires. À l'arrivée au poste-frontière soviétique, moi qui connais un peu la mentalité bureaucratique, je dis: « wir sind schriftsteller » ( nous sommes des écrivains) et je montre ma facture de l'éditeur. Ils sont éberlués. Ils réfléchissent dix minutes et nous laissent passer. Le lendemain à Berlin-Est, je vais voir mon éditeur et je reçois une masse énorme de deutsche marks. Mais c'est un argent qu'on ne pouvait pas changer! Alors, on est resté quatre ou cinq jours pour tout dépenser : les restaurants les plus chers, on a même acheté plusieurs appareils photo qui n'ont jamais fonctionné !

 

Après êtes-vous retourné à Berlin ?

 

Pratiquement tous les ans, et chaque fois j'ai vu la ville se transformer. Aujourd'hui elle redevient UNE. J'ai toujours voulu écrire là-dessus, mais je ne l'ai pas encore fait. C'est peut-être la chose la plus intéressante que j'aie vue. Comment, entre 1945 et 1990 une ville fut coupée en deux villes ennemies avant de redevenir une seule ville.

 

Trois livres à lire ?

 

Robinson Crusoé de D. Defoe. Dans les Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand raconte aussi bien ses voyages en Amérique, en Italie ou ailleurs. Il y a aussi Stendhal et ses Promenades dans Rome...

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:45

 

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C’est historique : le sénat se donne enfin à la gauche !

 

Le mode de scrutin de cette haute assemblée avait pourtant été conçu à l’origine pour assurer un mode de conservation du pouvoir qui n’avait rien à envier à la cryogénisation des corps…

 

Mais voilà, la vie politique a pris le dessus.

 

Entendons nous bien, je ne défends pas ici la thèse de la suppression du Sénat. Simplement celle d’une modification du mode de scrutin. Mais ce débat s’ouvrira plus tard…

J’ai toujours pensé que le bi-camérisme était utile à la République pour faire valoir une fameuse deuxième lecture des projets de loi mais également pour représenter les territoires.

 

Simplement, il semble que cette double fonction républicaine du Sénat, ne trouve véritablement de sens qu’avec l’ouverture de ce dernier à l’alternance. C’est aujourd’hui chose faite.

 

Cette percée de la gauche au sein de la haute assemblée a indubitablement été possible eu égard aux résultats réalisés par les socialistes lors des élections locales et territoriales de ces dernières années.

 

Elle participe aussi d’un désaveu de la politique du gouvernement. La réforme des collectivités territoriales, le désengagement par rapport aux Départements et aux services publics ont laissé des traces auprès des élus locaux et des citoyens…

 

La conquête par la gauche de la présidence du Sénat, constitue une formidable opportunité dans le cadre de la préparation de l’élection présidentielle de 2012. 

 

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Elle en est peut-être, sans doute, une préfiguration… A nous de la rendre possible.

 

Je suis heureux de penser que Jean-Pierre BEL peut devenir dimanche prochain le 1er Président de gauche du Sénat dans l'Histoire de la Vème République.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 10:13

images-copie-8.jpg« Tuer légalement est encore un trait de l’humanité, sa dénonciation un trait d’humanité. » La Bruyère.

 

Communiqué d’Amnesty International :

 

Après quatre heures d’une insoutenable attente, teintées d'espoir et d'angoisse, Troy Davis a été exécuté à 5h08 (heure de Paris).

 

En effet, trois minutes après l’heure d’exécution prévue, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé de se donner un délai pour examiner le recours des avocats de Troy Davis. Recours qu’elle a rejeté sans motivations.

 

Un sentiment de révolte profond nous habite à ce jour, à la hauteur de cette souffrance barbare infligée à Troy Davis, sa famille, ses proches, et à l’ensemble des personnes mobilisées pour lui à travers le monde; à la hauteur de l'inhumanité vécue cette nuit.

 

A la hauteur enfin, de notre engagement sans faille, pour sauver Troy Davis de la mort, depuis bientôt 5 ans. Cela a failli réussir.

Par trois fois déjà son exécution avait été reportée.

 

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Notre engagement pour Troy n'a pas été vain. Au contraire, il a permis de sensibiliser des millions de personnes à travers le monde, de rappeler la cruauté de ce châtiment, de faire vaciller les certitudes, de faire réfléchir un grand nombre de partisans de la peine de mort, aux Etats-Unis notamment.

 

Troy Davis, il en était pleinement conscient, a contribué de manière décisive au combat pour l’abolition.

 

Car le combat de Troy et de sa famille était un combat pour l’abolition et la justice.

 

Notre soutien et mobilisation ont aussi et surtout été une source de réconfort palpable, toujours présente, toujours vivante, pour Troy, Martina, Kim (ses soeurs), De'jaun (son neveu): ils l'ont dit et répété maintes et maintes fois, dans les moments de désespoir et de stress, mais aussi dans les moments d'espoir qui ont jalonné notre chemin commun.

 

Il a enfin transmis tout son amour à ses proches, et ses soutiens à travers le monde, et délivré par le biais d’un membre d’AIUSA, qui l’a rencontré jeudi dernier, le message suivant :

 

« Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi : ce combat est pour tous les Troy Davis avant moi, et ceux qui viendront après moi. Je me sens bien, je prie et je suis en paix. Mais je n'arrêterai de me battre qu'à mon dernier souffle ».

 

La chaleur que nous leur avons transmise, ils nous l’ont rendue par la force, le courage, l’absolue dignité dont ils ont fait preuve, dans les moments les plus noirs comme dans les phases d’espoir.

 

Troy est parti dignement : ses derniers mots à la famille du policier ont été : « Je ne suis pas celui qui a commis le crime. Je n’avais pas d’arme. Continuez à chercher la vérité ».

  

Pour lui, pour sa famille, pour tous les condamnés à mort qui nous sont moins familiers mais exposés à la même souffrance, à la même cruauté, nous devons poursuivre avec d’autant plus d’énergie notre combat pour l’abolition, partout, toujours.

 

"Le sang d'un condamné à mort, c'est du sang d'homme, c'en est encore..."

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 10:36

PRIMAIRES SOCIALISTES : C’est vous qui décidez !

Pour la première fois en France, des élections primaires citoyennes sont organisées : C’est le droit pour tous ceux qui veulent le changement de désigner le-la candidat-e de la gauche à la Présidentielle en votant pour un-e des six candidat-e-s qui se sont présenté-e-s.

 

o    Qui peut voter ?

 

Tous les électeurs inscrits sur les listes électorales munis d’une pièce d’identité. Une participation symbolique de 1 euro et un engagement aux valeurs de la gauche sont demandés.

 

o    Quand voter ?

 
De
  9 h 00 à 19 h 00.

Premier tour le dimanche 9 octobre et second tour, le dimanche 16 octobre.

 

o    Où voter ?

 
Au parc des expositions de Castres :

Hall 2000

 

Les 9 et 16 octobre 2011

Venez nombreux donner un nom au CHANGEMENT.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:20

 

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La victoire de Samothrace.

 

 

Comment le dire sans provoquer par la même les derniers soubresauts des druides et autres métaphysiciens qui continuent, contre toute attente (surtout celle du plus grand nombre), à peupler la gauche française ?

 

Etre socialiste et jouer le jeu de la Vème République.

Dieu ! Comment diable est-ce possible ?

 

N’allons-nous pas ce faisant, nous compromettre ou pire, nous corrompre ? Au contact de ce régime politique « si impur » voulu par et pour Charles DE GAULLE dès 1958 ?

 

Ce régime que nous socialistes, n’avons eu de cesse de décrier avec tant de raison d’ailleurs depuis ces 50 dernières années…

Les arguments ne manquent pas en effet pour dénoncer légitimement cet habit institutionnel conçu par un homme – fut-il un des plus grands du XXème siècle – pour lui-même.

 

Avec la présidentialisation du régime qui repose notamment sur l’élection présidentielle au suffrage universel, le symbolique article 49-3, le recours possible au référendum, la tutelle de l’exécutif sur le législatif, la couleur bleue éternelle (quoique…) du Sénat, le centralisme politique,…

 

En un mot, une savante organisation institutionnelle qui rend possible ce que François MITTERRAND désignait alors très justement comme « le coup d’Etat permanent ».

 

Ce dernier qui, sans relâche, a combattu DE GAULLE dans sa conception autant que dans sa pratique de la Vème République.

 

Et pourtant et pourtant,… François MITTERRAND, le seul et l'unique socialiste (jusqu’à la preuve du contraire !) à avoir gagné l’élection reine de la Vème République n’avait-il pas manifestement « pré-incarné » la fonction présidentielle afin de la conquérir et avant « de l’occuper » ?

 

Et n’est-ce pas là toute l’ambivalence (non pas romanesque…) mais bien stratégique du candidat socialiste à l’élection présidentielle que de fustiger le visage de la Vème République tout en le préfigurant lui-même à sa suite ? 

  

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François MITTERRAND à Castres en 1988.

 

N’est-ce pas le dilemme auquel Arnaud MONTEBOURG s’est, quelques décennies plus tard confronté - à sa mesure - en promettant, par l’usage actif de l’exemplarité, la consommation du divorce avec la Vème République tout en épousant finalement cette dernière en seconde noce pour une question de… survie politique ? 

 

Survie politique en tant qu’acteur qui, ayant frisé la défaite aux dernières élections législatives, a ensuite délibérément abandonné son exemplarité du non-cumul des mandats en se transformant en « primo-accédant » à la Présidence du Conseil général de son Département, afin de « protéger » son mandat de Député.

 

Ce faisant, son acte se situe « par delà le bien et le mal » de la rénovation politique, il est simplement un acte de mise en conformité avec le jeu des institutions de la Vème République…

 

Survie politique également en tant que porteur du projet de la VIème République. Que vaudrait en effet celle-ci sans l’existence de son principal promoteur ?

 

Le pragmatisme appelle ici une pensée suffisamment libre et éloignée des préconisations druidiques des métaphysiciens de gauche, qui soit apte à préparer la conception d’une VIème République tout en intégrant les règles du jeu de la Vème pour… Inventer le changement possible.

 

Et, en la matière, il semble bien que le seul candidat socialiste à avoir intégré cette double dimension politique, dialectique et stratégique, porte le même prénom que MITTERRAND.

 

Il lui appartient désormais de montrer au peuple de gauche et à la France, le visage imperçu de la victoire.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:23

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Extrait de l'article paru dans le "Tarn libre" de cette semaine :

 

Le comité de soutien à François Hollande pour les primaires citoyennes des 9 et 16 octobre compte 57 élus tarnais. Reste désormais à convaincre les citoyens d’aller voter tout en maintenant un cap délicat : s’abstenir de la moindre critique envers les autres candidats.

 

Actuellement, 57 élus tarnais, et non des moindres, sont inscrits sur la liste du comité de soutien à François Hollande, et le contact avec les citoyens démontre que "ceux-ci sont séduits par la façon dont est portée la campagne."

 

Les mots d’ordre sont plus que jamais zénitude, couverture territoriale et respect des autres candidats à la primaire "qui ne sont pas des adversaires.

 

"Il n’y aura de notre part aucune critique car la moindre étincelle peut faire beaucoup de dégâts." Les tracts du comité Hollande ne porteront même pas la mention "Votez Hollande".


Nous avons tout de même profité de cette nouvelle rencontre avec la presse pour demander aux membres du comité de soutien présents pourquoi "c’était Hollande" et pas un(e) autre.

 

"C’est un rassembleur, un homme qui a la capacité de mobiliser les Français. En outre, dans son projet il fait le pari de la jeunesse, et ça me plaît" affirme Michèle Rieux, maire de Gaillac. "Je me suis déclaré très tôt pour François Hollande" indique René Frayssinet, ancien maire de Carmaux.

 

« François Hollande accomplit une synthèse féconde et productive entre François Mitterrand et Lionel Jospin » argumente Samuel Cèbe, conseiller municipal de Castres.

 

"C’est un homme honnête qui réfute les manœuvres, rejette l’exclusion et les privilèges. Un ancien préfet du Tarn qui le connaît bien me vantait son intelligence. Nous avons plus que jamais besoin d’un homme réfléchi à la tête de la France. »

 

Pour Charles Pistre, « c’est un gars qui travaille, qui écoute et qui sait traduire ce qu’il entend dans ses projets. »

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 06:08

 

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Jean-Marc PUYRAIMOND, Alain ESPIE, Jacques VALAX, Denis MARTY, Michèle RIEUX, Charles PISTRE, Sylvie LYPRENDI, René FRAYSSINET, Samuel CEBE, Jean-Charles BALARDY.

 

Dans la Dépêche du jour :

 

"Après la création fin août du comité de soutien à François Hollande, candidat à l'investiture pour l'élection présidentielle de 2012, via les deux scrutins des 9 et 16 octobre de la primaire socialiste, les « Hollandistes », annoncent aujourd'hui que 57 élus tarnais ont rejoint le comité."

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 10:19

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Est-ce que c’est nous qu’on dit que François HOLLANDE est aujourd’hui à 55 % d’intentions de vote ?

Non, non… C’est pas nous…

 

Parce que nous sommes prévenus par des observateurs tous plus avertis eux-mêmes les uns que les autres : « les sondages ne sont pas l’élection, tout au plus une indication de présage possible, un augure potentiellement réalisable, un signe éventuellement annonciateur, une interprétation de signes probables, une possibilité à laquelle il faut peut-être s’attendre,… » 

 

Il n’empêche : ils confirment jour après jour une tendance ! Mais chut hein ?!

 

Allez, juste un peu pour le plaisir :

 

François Hollande prend le large :

Les résultats du sondage BVA sur les primaires sont sans appel : Hollande a fait le break avec Martine Aubry. Les autres candidats seraient hors course.

 

La primaire socialiste serait-elle jouée avant même le premier débat télévisé de ce soir ? Si l'on en croit les résultats d'un sondage BVA, enquête réalisée pour la presse quotidienne régionale auprès de 2703 personnes interrogées par téléphone et internet entre les 7 et 14septembre, François Hollande disposerait désormais d'une avance qui lui permet même d'envisager une victoire au soir du 1er tour.

  

BVA a retenu un panel de 1296 sympathisants de gauche, parmi lesquels 684 sont susceptibles d'aller voter. Ceux-là se prononcent à 49 % en faveur de François Hollande, Martine Aubry étant reléguée à 20 points, avec 29% des intentions de vote.

 

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François Hollande en tête chez les cadres et les employés

Les quatre autres candidats réalisent des scores qui semblent devoir les placer hors-jeu : 12 % pour Ségolène Royal, 6 % pour Arnaud Montebourg et 4 % pour Manuel Valls. Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, est crédité de moins de 1 %.

 

Comment François Hollande est-il parvenu à bâtir une telle avance ? Si l'on en croit les résultats de l'enquête d'opinion, ce sont les quadras (45%) et surtout les plus de 50 ans (55%) qui assurent son succès. Sur le plan sociologique, il est très nettement en tête chez les cadres (43%) et les employés (50%), alors que Martine Aubry le devance auprès des jeunes (36%) et des professions intermédiaires (42%).

 

L'autre enseignement de ce sondage tient dans le nombre d'électeurs susceptibles de se déplacer le 9 octobre prochain.

 

Si les enquêtes d'opinions donnaient jusqu'ici une fourchette de 500 000 à 4 millions de personnes - avec l'énorme marge d'erreur que ce delta implique en termes d'intentions de vote - le sondage réalisé par BVA fait une projection à 6,5 millions d'électeurs !

Un chiffre tout à fait considérable que bien des observateurs ont du mal à envisager.

 

Quoi qu'il en soit, 15% des sondés déclarent être «certains» d'aller voter aux primaires, 25% déclarant être «susceptibles» de le faire, soit potentiellement dans ce cas de figure, 11 millions de votants...

Dans tous les cas, il apparaît évident que ce chiffre de la participation conditionnera étroitement tous les autres.

 

En témoigne le fait que si l'on s'en tient aux seuls sympathisants socialistes (et non pas de gauche), François Hollande l'emporterait dès le 1er tour avec un score de 55%, très loin devant Martine Aubry avec 29%...

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