Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:45

 

images-copie-9.jpg

C’est historique : le sénat se donne enfin à la gauche !

 

Le mode de scrutin de cette haute assemblée avait pourtant été conçu à l’origine pour assurer un mode de conservation du pouvoir qui n’avait rien à envier à la cryogénisation des corps…

 

Mais voilà, la vie politique a pris le dessus.

 

Entendons nous bien, je ne défends pas ici la thèse de la suppression du Sénat. Simplement celle d’une modification du mode de scrutin. Mais ce débat s’ouvrira plus tard…

J’ai toujours pensé que le bi-camérisme était utile à la République pour faire valoir une fameuse deuxième lecture des projets de loi mais également pour représenter les territoires.

 

Simplement, il semble que cette double fonction républicaine du Sénat, ne trouve véritablement de sens qu’avec l’ouverture de ce dernier à l’alternance. C’est aujourd’hui chose faite.

 

Cette percée de la gauche au sein de la haute assemblée a indubitablement été possible eu égard aux résultats réalisés par les socialistes lors des élections locales et territoriales de ces dernières années.

 

Elle participe aussi d’un désaveu de la politique du gouvernement. La réforme des collectivités territoriales, le désengagement par rapport aux Départements et aux services publics ont laissé des traces auprès des élus locaux et des citoyens…

 

La conquête par la gauche de la présidence du Sénat, constitue une formidable opportunité dans le cadre de la préparation de l’élection présidentielle de 2012. 

 

jean-pierre-bel-est-senateur-de-l-ariege-et-president-du-gr.jpg

 

Elle en est peut-être, sans doute, une préfiguration… A nous de la rendre possible.

 

Je suis heureux de penser que Jean-Pierre BEL peut devenir dimanche prochain le 1er Président de gauche du Sénat dans l'Histoire de la Vème République.

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans République
commenter cet article
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 10:13

images-copie-8.jpg« Tuer légalement est encore un trait de l’humanité, sa dénonciation un trait d’humanité. » La Bruyère.

 

Communiqué d’Amnesty International :

 

Après quatre heures d’une insoutenable attente, teintées d'espoir et d'angoisse, Troy Davis a été exécuté à 5h08 (heure de Paris).

 

En effet, trois minutes après l’heure d’exécution prévue, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé de se donner un délai pour examiner le recours des avocats de Troy Davis. Recours qu’elle a rejeté sans motivations.

 

Un sentiment de révolte profond nous habite à ce jour, à la hauteur de cette souffrance barbare infligée à Troy Davis, sa famille, ses proches, et à l’ensemble des personnes mobilisées pour lui à travers le monde; à la hauteur de l'inhumanité vécue cette nuit.

 

A la hauteur enfin, de notre engagement sans faille, pour sauver Troy Davis de la mort, depuis bientôt 5 ans. Cela a failli réussir.

Par trois fois déjà son exécution avait été reportée.

 

imagesCAYZ0BYO.jpg

 

Notre engagement pour Troy n'a pas été vain. Au contraire, il a permis de sensibiliser des millions de personnes à travers le monde, de rappeler la cruauté de ce châtiment, de faire vaciller les certitudes, de faire réfléchir un grand nombre de partisans de la peine de mort, aux Etats-Unis notamment.

 

Troy Davis, il en était pleinement conscient, a contribué de manière décisive au combat pour l’abolition.

 

Car le combat de Troy et de sa famille était un combat pour l’abolition et la justice.

 

Notre soutien et mobilisation ont aussi et surtout été une source de réconfort palpable, toujours présente, toujours vivante, pour Troy, Martina, Kim (ses soeurs), De'jaun (son neveu): ils l'ont dit et répété maintes et maintes fois, dans les moments de désespoir et de stress, mais aussi dans les moments d'espoir qui ont jalonné notre chemin commun.

 

Il a enfin transmis tout son amour à ses proches, et ses soutiens à travers le monde, et délivré par le biais d’un membre d’AIUSA, qui l’a rencontré jeudi dernier, le message suivant :

 

« Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi : ce combat est pour tous les Troy Davis avant moi, et ceux qui viendront après moi. Je me sens bien, je prie et je suis en paix. Mais je n'arrêterai de me battre qu'à mon dernier souffle ».

 

La chaleur que nous leur avons transmise, ils nous l’ont rendue par la force, le courage, l’absolue dignité dont ils ont fait preuve, dans les moments les plus noirs comme dans les phases d’espoir.

 

Troy est parti dignement : ses derniers mots à la famille du policier ont été : « Je ne suis pas celui qui a commis le crime. Je n’avais pas d’arme. Continuez à chercher la vérité ».

  

Pour lui, pour sa famille, pour tous les condamnés à mort qui nous sont moins familiers mais exposés à la même souffrance, à la même cruauté, nous devons poursuivre avec d’autant plus d’énergie notre combat pour l’abolition, partout, toujours.

 

"Le sang d'un condamné à mort, c'est du sang d'homme, c'en est encore..."

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans International
commenter cet article
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 10:36

PRIMAIRES SOCIALISTES : C’est vous qui décidez !

Pour la première fois en France, des élections primaires citoyennes sont organisées : C’est le droit pour tous ceux qui veulent le changement de désigner le-la candidat-e de la gauche à la Présidentielle en votant pour un-e des six candidat-e-s qui se sont présenté-e-s.

 

o    Qui peut voter ?

 

Tous les électeurs inscrits sur les listes électorales munis d’une pièce d’identité. Une participation symbolique de 1 euro et un engagement aux valeurs de la gauche sont demandés.

 

o    Quand voter ?

 
De
  9 h 00 à 19 h 00.

Premier tour le dimanche 9 octobre et second tour, le dimanche 16 octobre.

 

o    Où voter ?

 
Au parc des expositions de Castres :

Hall 2000

 

Les 9 et 16 octobre 2011

Venez nombreux donner un nom au CHANGEMENT.

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans Parti Socialiste
commenter cet article
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:20

 

imagesCA49J9QR.jpg

La victoire de Samothrace.

 

 

Comment le dire sans provoquer par la même les derniers soubresauts des druides et autres métaphysiciens qui continuent, contre toute attente (surtout celle du plus grand nombre), à peupler la gauche française ?

 

Etre socialiste et jouer le jeu de la Vème République.

Dieu ! Comment diable est-ce possible ?

 

N’allons-nous pas ce faisant, nous compromettre ou pire, nous corrompre ? Au contact de ce régime politique « si impur » voulu par et pour Charles DE GAULLE dès 1958 ?

 

Ce régime que nous socialistes, n’avons eu de cesse de décrier avec tant de raison d’ailleurs depuis ces 50 dernières années…

Les arguments ne manquent pas en effet pour dénoncer légitimement cet habit institutionnel conçu par un homme – fut-il un des plus grands du XXème siècle – pour lui-même.

 

Avec la présidentialisation du régime qui repose notamment sur l’élection présidentielle au suffrage universel, le symbolique article 49-3, le recours possible au référendum, la tutelle de l’exécutif sur le législatif, la couleur bleue éternelle (quoique…) du Sénat, le centralisme politique,…

 

En un mot, une savante organisation institutionnelle qui rend possible ce que François MITTERRAND désignait alors très justement comme « le coup d’Etat permanent ».

 

Ce dernier qui, sans relâche, a combattu DE GAULLE dans sa conception autant que dans sa pratique de la Vème République.

 

Et pourtant et pourtant,… François MITTERRAND, le seul et l'unique socialiste (jusqu’à la preuve du contraire !) à avoir gagné l’élection reine de la Vème République n’avait-il pas manifestement « pré-incarné » la fonction présidentielle afin de la conquérir et avant « de l’occuper » ?

 

Et n’est-ce pas là toute l’ambivalence (non pas romanesque…) mais bien stratégique du candidat socialiste à l’élection présidentielle que de fustiger le visage de la Vème République tout en le préfigurant lui-même à sa suite ? 

  

7717561224_francois-mitterrand-devant-un-portrait-de-jean-j.jpg

François MITTERRAND à Castres en 1988.

 

N’est-ce pas le dilemme auquel Arnaud MONTEBOURG s’est, quelques décennies plus tard confronté - à sa mesure - en promettant, par l’usage actif de l’exemplarité, la consommation du divorce avec la Vème République tout en épousant finalement cette dernière en seconde noce pour une question de… survie politique ? 

 

Survie politique en tant qu’acteur qui, ayant frisé la défaite aux dernières élections législatives, a ensuite délibérément abandonné son exemplarité du non-cumul des mandats en se transformant en « primo-accédant » à la Présidence du Conseil général de son Département, afin de « protéger » son mandat de Député.

 

Ce faisant, son acte se situe « par delà le bien et le mal » de la rénovation politique, il est simplement un acte de mise en conformité avec le jeu des institutions de la Vème République…

 

Survie politique également en tant que porteur du projet de la VIème République. Que vaudrait en effet celle-ci sans l’existence de son principal promoteur ?

 

Le pragmatisme appelle ici une pensée suffisamment libre et éloignée des préconisations druidiques des métaphysiciens de gauche, qui soit apte à préparer la conception d’une VIème République tout en intégrant les règles du jeu de la Vème pour… Inventer le changement possible.

 

Et, en la matière, il semble bien que le seul candidat socialiste à avoir intégré cette double dimension politique, dialectique et stratégique, porte le même prénom que MITTERRAND.

 

Il lui appartient désormais de montrer au peuple de gauche et à la France, le visage imperçu de la victoire.

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans Réflexion
commenter cet article
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:23

   IMG 7000

 

Extrait de l'article paru dans le "Tarn libre" de cette semaine :

 

Le comité de soutien à François Hollande pour les primaires citoyennes des 9 et 16 octobre compte 57 élus tarnais. Reste désormais à convaincre les citoyens d’aller voter tout en maintenant un cap délicat : s’abstenir de la moindre critique envers les autres candidats.

 

Actuellement, 57 élus tarnais, et non des moindres, sont inscrits sur la liste du comité de soutien à François Hollande, et le contact avec les citoyens démontre que "ceux-ci sont séduits par la façon dont est portée la campagne."

 

Les mots d’ordre sont plus que jamais zénitude, couverture territoriale et respect des autres candidats à la primaire "qui ne sont pas des adversaires.

 

"Il n’y aura de notre part aucune critique car la moindre étincelle peut faire beaucoup de dégâts." Les tracts du comité Hollande ne porteront même pas la mention "Votez Hollande".


Nous avons tout de même profité de cette nouvelle rencontre avec la presse pour demander aux membres du comité de soutien présents pourquoi "c’était Hollande" et pas un(e) autre.

 

"C’est un rassembleur, un homme qui a la capacité de mobiliser les Français. En outre, dans son projet il fait le pari de la jeunesse, et ça me plaît" affirme Michèle Rieux, maire de Gaillac. "Je me suis déclaré très tôt pour François Hollande" indique René Frayssinet, ancien maire de Carmaux.

 

« François Hollande accomplit une synthèse féconde et productive entre François Mitterrand et Lionel Jospin » argumente Samuel Cèbe, conseiller municipal de Castres.

 

"C’est un homme honnête qui réfute les manœuvres, rejette l’exclusion et les privilèges. Un ancien préfet du Tarn qui le connaît bien me vantait son intelligence. Nous avons plus que jamais besoin d’un homme réfléchi à la tête de la France. »

 

Pour Charles Pistre, « c’est un gars qui travaille, qui écoute et qui sait traduire ce qu’il entend dans ses projets. »

 

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans Parti Socialiste
commenter cet article
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 06:08

 

IMG_7000.JPG

 

Jean-Marc PUYRAIMOND, Alain ESPIE, Jacques VALAX, Denis MARTY, Michèle RIEUX, Charles PISTRE, Sylvie LYPRENDI, René FRAYSSINET, Samuel CEBE, Jean-Charles BALARDY.

 

Dans la Dépêche du jour :

 

"Après la création fin août du comité de soutien à François Hollande, candidat à l'investiture pour l'élection présidentielle de 2012, via les deux scrutins des 9 et 16 octobre de la primaire socialiste, les « Hollandistes », annoncent aujourd'hui que 57 élus tarnais ont rejoint le comité."

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans Parti Socialiste
commenter cet article
15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 10:19

imagesCAAN4OIT.jpg

Est-ce que c’est nous qu’on dit que François HOLLANDE est aujourd’hui à 55 % d’intentions de vote ?

Non, non… C’est pas nous…

 

Parce que nous sommes prévenus par des observateurs tous plus avertis eux-mêmes les uns que les autres : « les sondages ne sont pas l’élection, tout au plus une indication de présage possible, un augure potentiellement réalisable, un signe éventuellement annonciateur, une interprétation de signes probables, une possibilité à laquelle il faut peut-être s’attendre,… » 

 

Il n’empêche : ils confirment jour après jour une tendance ! Mais chut hein ?!

 

Allez, juste un peu pour le plaisir :

 

François Hollande prend le large :

Les résultats du sondage BVA sur les primaires sont sans appel : Hollande a fait le break avec Martine Aubry. Les autres candidats seraient hors course.

 

La primaire socialiste serait-elle jouée avant même le premier débat télévisé de ce soir ? Si l'on en croit les résultats d'un sondage BVA, enquête réalisée pour la presse quotidienne régionale auprès de 2703 personnes interrogées par téléphone et internet entre les 7 et 14septembre, François Hollande disposerait désormais d'une avance qui lui permet même d'envisager une victoire au soir du 1er tour.

  

BVA a retenu un panel de 1296 sympathisants de gauche, parmi lesquels 684 sont susceptibles d'aller voter. Ceux-là se prononcent à 49 % en faveur de François Hollande, Martine Aubry étant reléguée à 20 points, avec 29% des intentions de vote.

 

imagesCACXJ1N5.jpg

 

François Hollande en tête chez les cadres et les employés

Les quatre autres candidats réalisent des scores qui semblent devoir les placer hors-jeu : 12 % pour Ségolène Royal, 6 % pour Arnaud Montebourg et 4 % pour Manuel Valls. Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, est crédité de moins de 1 %.

 

Comment François Hollande est-il parvenu à bâtir une telle avance ? Si l'on en croit les résultats de l'enquête d'opinion, ce sont les quadras (45%) et surtout les plus de 50 ans (55%) qui assurent son succès. Sur le plan sociologique, il est très nettement en tête chez les cadres (43%) et les employés (50%), alors que Martine Aubry le devance auprès des jeunes (36%) et des professions intermédiaires (42%).

 

L'autre enseignement de ce sondage tient dans le nombre d'électeurs susceptibles de se déplacer le 9 octobre prochain.

 

Si les enquêtes d'opinions donnaient jusqu'ici une fourchette de 500 000 à 4 millions de personnes - avec l'énorme marge d'erreur que ce delta implique en termes d'intentions de vote - le sondage réalisé par BVA fait une projection à 6,5 millions d'électeurs !

Un chiffre tout à fait considérable que bien des observateurs ont du mal à envisager.

 

Quoi qu'il en soit, 15% des sondés déclarent être «certains» d'aller voter aux primaires, 25% déclarant être «susceptibles» de le faire, soit potentiellement dans ce cas de figure, 11 millions de votants...

Dans tous les cas, il apparaît évident que ce chiffre de la participation conditionnera étroitement tous les autres.

 

En témoigne le fait que si l'on s'en tient aux seuls sympathisants socialistes (et non pas de gauche), François Hollande l'emporterait dès le 1er tour avec un score de 55%, très loin devant Martine Aubry avec 29%...

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans Parti Socialiste
commenter cet article
14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 10:22

755030-francois-hollande-diapo-1.jpg

  

Le mot de bienvenue de François HOLLANDE sur son site internet :

 

« Cher-e internaute, Cher-e ami-e, Cher-e camarade,

 

Le 31 mars dernier, j’ai décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle à travers la primaire du parti socialiste. Je souhaite partager avec vous quelques moments forts du parcours qui ont fait de moi ce que je suis.

 

Je suis né à Rouen en 1954 et lorsqu’à 10 ans j’ai découvert la politique par la télévision, il n’y avait encore qu’une seule chaîne. A cette époque, les Français s’interrompaient pour regarder le général De Gaulle, dont les gestes menaçaient à chaque instant de sortir du cadre, et découvraient un jeune parlementaire au talent prometteur, François Mitterrand.

 

Mon père était médecin et ma mère assistante sociale. D’eux, j’ai appris l’attention que l’on doit porter aux autres.

 

A l’Institut d’études politiques de Paris, j’ai découvert la passion de l’engagement militant dans le syndicalisme étudiant.

 

Jeune homme de gauche, j’avais envie d’être utile au camp que j’identifiais comme celui de la justice, du progrès, de l’innovation et de la liberté. Je nourrissais l’ambition à travers mes études - d’abord économiques à HEC, puis à l’ENA – de mettre mes compétences au service d’une gauche tenue à l’écart du pouvoir depuis 1958.

 

C’est tout naturellement que j’ai rejoint le parti socialiste en 1979. Repéré par Jacques Attali, je rédigeais des notes économiques pour celui qui allait devenir, deux ans plus tard, le premier président socialiste sous la Vème République.

 

De 1981, je conserve deux souvenirs : celui d’une magnifique victoire, celle du 10 mai, et celle d’une défaite, la mienne, aux législatives qui ont suivi, à Ussel en Corrèze, face à Jacques Chirac. J’avais 27 ans et j’ai appris la leçon.

 

La politique exige humilité et ténacité. J’ai tenu bon. Je suis devenu président de ce département au terme de longs efforts. Dans cette région rude et généreuse la confiance se mérite.

Il y a toujours à apprendre d’une apostrophe sur le marché de Tulle.

 

Comment agir, animer, conduire un pays dont on ne reconnaîtrait pas la diversité ?
Comment être le président des Français sans les aimer, sans connaître leur histoire, sans entendre la respiration profonde du pays ?

J’ai rejoint l’Elysée en 1981, puis dirigé le cabinet de Max Gallo dans le gouvernement de Pierre Mauroy.

Je suis socialiste. Depuis toujours. Je n’ai jamais aimé les batailles de courants et n’en ai jamais constitué moi-même. On me décrit comme un inlassable chercheur de synthèses. Je ne m’en défends pas.

 

Aujourd’hui, le mot est connoté, on lui préfère celui d'unanimité. L’essentiel, c’est que le sens demeure.

Les socialistes ne sont forts que s’ils sont unis, la gauche n’est victorieuse que si elle accepte de prendre la meilleure part de chacune de ses composantes.

 

C’est cette règle que j'ai appliquée lorsque je suis devenu Premier secrétaire en 1997. J’ai été associé par Lionel Jospin à toutes les décisions de la gauche plurielle. Chaque semaine, nous nous sommes rencontrés pour les grands arbitrages.

Nous avons ouvert de nouveaux droits, fait reculer le chômage, consolidé la croissance. Tout n'a pas été parfait, nous n’avons pas toujours su nous faire comprendre. La défaite du 21 avril 2002 a été cruelle.

 

Il a ensuite fallu reconstruire. Tenir la barre. Je m’y suis attelé avec mes amis. Au moment où tous les regards se tournaient vers la « troisième voie » de Tony Blair ou Gerhard Schröder, j’ai défendu l’originalité des socialistes français.

Lorsque la tentation du repli protestataire gagnait les esprits, j’ai maintenu le cap. J’aime à penser que c’est grâce à ce travail qu’en 2004, la gauche a remporté 20 des 22 régions de métropole et la Guadeloupe ; grâce à cette rénovation qu’une majorité de départements a, la même année, basculé dans le camp de la gauche ; grâce à notre remobilisation que le PS a connu son meilleur score lors d’élections européennes.


Et lorsque le PS s’est déchiré en 2005, j’ai maintenu l’unité sans laquelle toute espérance d’une victoire en 2007 se serait définitivement évanouie.

 

 

Ségolène Royal a été désignée pour nous représenter.

J’ai accompagné sa campagne comme Premier secrétaire.

En 2008 nous avons gagné les élections municipales.

Le parti socialiste s’est ensuite déchiré au congrès de Reims.. Puis est venu le temps de la réconciliation.

 

Pour ma part, après avoir si souvent porté la parole collective, j’ai voulu faire entendre une parole singulière. J’ai travaillé, rencontré, écouté. De ces échanges, j’ai tiré l’énergie d’une candidature et l’intuition des priorités à mettre en œuvre.

 

Une majorité de Français attend maintenant le changement.


Je veux porter avec eux, avec vous, mon projet pour la France. »

 

François Hollande

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans Parti Socialiste
commenter cet article
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 11:43

 

1545333_3_a609_francois-hollande-le-2-juillet-a-barbaira.jpg

Alors que la campagne des primaires bat son plein, la candidature de François HOLLANDE rencontre un écho qui est chaque jour plus important auprès des français.

 

Il vient de loin, il s’exprime de près.

 

Il est assurément le candidat qui réussit le mieux la synthèse féconde et productive entre la 1ère et la 2ème gauche, entre François MITTERRAND et Lionel JOSPIN.

 

Entre l’homme du grand rassemblement et celui du réformisme conséquent. François HOLLANDE crée un mouvement qui ne cesse de grandir.

 

Il appartient à chacun-e- de contribuer à le porter… Tous ensemble !

 

imagesCAY3Z173.jpg

 

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans Parti Socialiste
commenter cet article
9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 10:17

 imagesCAWOH6W9.jpg

Les primaires.

 

Une « procédure » conçue pour répondre à un impératif de démocratie politique, à une exigence de participation citoyenne et à une volonté d’efficacité stratégique dans le cadre de la préparation de la gauche socialiste à l’élection présidentielle de 2012.

 

En ce qui concerne les 2 premiers objectifs, ils semblent atteints.

 

 imagesCA0SQCVK.jpg

 

Au sens littéral du terme, le P.S est exemplaire en matière de démocratie politique.

C'est-à-dire que son type de désignation est théoriquement de nature à donner une préfiguration de la démocratie qu’il mettra en œuvre pour la République une fois aux responsabilités de l’Etat.

 

Ce faisant, il exprime son attachement à la valeur démocratie en montrant l’exemple. Les socialistes disent ainsi : « nous sommes des démocrates, la preuve. »

 

Au milieu des années 90, la rénovation jospinienne avait déjà permis l’usage systématique du suffrage universel pour choisir des orientations politiques et désigner des responsables et des candidat-e-s socialistes.

 

imagesCA43BYCC.jpg

 

Le corps électoral convoqué pour s’exprimer par le vote était alors celui des adhérents du P.S transformés dès lors en « super citoyens » qui choisissent en amont une partie de l’offre politique proposée le moment venu à « l’électeur final. »

 

Aujourd’hui, le P.S a élargi sa procédure démocratique en recherchant une exigence de participation citoyenne. C’est tout le sens des primaires : permettre aux citoyens de gauche d’être acteurs du choix de désignation du candidat-e- socialiste à l’élection présidentielle.

 

Ce qui permet de développer la démocratie participative dans la gauche française.

 

 

350px-Candidats_aux_primaires_citoyennes.png

 

En ce qui concerne l’efficacité stratégique d’une telle « procédure » en vue de la préparation de la gauche socialiste à l’élection présidentielle de 2012, les doutes sont permis…

 

Et ce pour plusieurs raisons :

 

1- Le non-parallélisme des formes de désignation entre la gauche et la droite est de nature à montrer une gauche divisée et une droite unie…

2- La primaire socialiste installe l’idée que le-la candidat-e- qui sera finalement choisi est loin de rassembler tous les siens…

3- La « concurrence libre et non-faussée » entre 6 candidat-e-s à la candidature, produit des divisions qui laisseront des traces dans l’opinion et seront susceptibles d’être réinvesties par la droite le moment venu…

4- Le débat durable dans la galaxie socialiste devant les français, déplace les enjeux du rapport gauche-droite et permet à Sarkozy de s’économiser, de s’armer et de se placer au-dessus de la mêlée…

 

imagesCA3DGEM0-copie-1.jpg

 

Ce qui renvoie à une réflexion plus fondamentale : peut-on réaliser « la démocratie jusqu’au bout » pour le P.S en vue de nous qualifier pour la rendre possible pour la France ?

 

En clair, parviendra t’on à « abolir » la Vème République en se passant, dans le temps entier de la campagne relative à son élection structurante, de ses règles du jeu ?

 

L’Histoire le dira…

Repost 0
Published by Samuel CEBE - dans Parti Socialiste
commenter cet article