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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 07:50

 

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J’informe les castrais de ma démission du mandat de conseiller municipal de Castres.

 

Mon activité professionnelle que j’exerce sur Albi ainsi que mon aménagement dans cette même ville depuis déjà plusieurs mois, ne me permettent plus désormais de poursuivre les missions afférentes à mon rôle d’élu local d’opposition à Castres.

 

Je tiens à saluer toutes les castraises et tous les castrais et à remercier en particulier toutes celles et tous ceux qui m’ont fait confiance.

 

Je reste convaincu que le chemin de la gauche castraise, pour servir les valeurs de justice sociale, de défense de l’environnement, de démocratie et de laicité, est autant souhaitable que praticable pour notre ville.

 

Ce sont les citoyens qui en décideront le moment venu.

C’est sans regret et, disons-le, avec un certain enthousiasme que je me tourne aujourd’hui vers d’autres horizons et vers l’avenir…

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:35

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Photo libre de droit.

 

Il est 20 H 00 lors de la séance du conseil municipal de ce mardi 19 avril, lorsque je transmets en main propre au Maire une procuration de vote à destination de ma collègue, Martine Moron.

 

 Il m’accorde, par la même et dans sa grande mansuétude, la possibilité d’intervenir le premier sur le budget primitif 2011 afin que je puisse me libérer au plus tôt et honorer ainsi un autre engagement pris par ailleurs.

(C’est la première fois en 3 ans de mandat que je ne participe pas à la totalité d'une séance…).

 

Or, quelle n’a pas été ma surprise d’apprendre que M. Bugis « a fait remarquer à ma collègue que la procuration de vote que je lui avait accordé mardi soir n'était pas conforme au règlement et qu’il lui a donc retiré le droit de voter en mon nom »…

 

Sapristi ! En voilà une attaque juridique !

 

Qu’en est-il en réalité ?

 

L’article 11 du règlement intérieur de la mairie de Castres stipule :

« Un conseiller municipal empêché d’assister à une séance peut donner à un-e- collègue de son choix, pouvoir écrit de voter en son nom.

La procuration doit être adressée au Secrétariat général avant la séance ou remise au Maire au début ou en cours de la séance du Conseil municipal par le mandataire. »

 

Mais le diable se cache dans les détails : M. Bugis s’appuie sur le fait que c’est ma collègue (mandataire) et non moi-même (le mandant) qui aurait du lui transmettre physiquement la procuration…

 

Que faire sinon reconnaître en la matière l’éclatante victoire de M. Bugis ?

Il faut le comprendre : il trouve des compensations à ses défaillances juridiques où il peut…

 

Mais ne lui en déplaise, les choses sérieuses ne dépendent pas du règlement intérieur de la mairie de Castres mais bien de la législation en vigueur.

 

Et de ce point de vue, 2 dossiers sont en attente de jugement au Tribunal administratif de Toulouse. Nous en reparlerons…

 

Dans cette attente, les deux agents de l'UPU qui ont été exclus de leur fonction par le maire pour deux mois pour avoir bu un café trop longtemps et qui ont engagé un recours devant le Tribunal administratif, ont gagné…

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 10:02

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Ce 11ème budget primitif qui nous a été présenté par M. Bugis consacre une politique qui s’étale maintenant depuis une décade…

Avec le contexte et les résultats que l’on sait : décroissance démographique, désenclavement non-résolu, Communauté d’agglomération de Castres-Mazamet divisée, attractivité en berne…

 

Ce 11ème du nom reste donc, par son manque d’ambition et son déséquilibre, fidèle à ses prédécesseurs :

-Défaillance d’implication en direction des activités sociales, culturelles, associatives et sportives.

-Déficit d’intervention en faveur de l’attractivité de la ville.

-Promotion du déséquilibre entre le centre ville et les quartiers et hameaux de Castres.

 

Les seules véritables bonnes nouvelles (si, si, il y en a…) résident dans les réalisations en 2011 décidées, il y a une dizaine d’années par le prédécesseur de M. Bugis :

La rocade nord et l’hôpital du Pays d’Autan…

 

Ce budget donc, laisse apparaître :

-Une faiblesse manifeste en équipements structurants à destination des castraises et des castrais. Alors même que des besoins forts existent…

-Un encours de la dette qui est de 1657 € par an et par habitant. Alors que la moyenne nationale de la strate est de 1101 €.

-Des recours à l’emprunt lourds et répétés. Et ce, en dépit des préconisations du rapport 2010 de la Chambre régionale des comptes et dans une obscurité la plus totale concernant l’affectation réelle des montants…

Le détail des recettes d’investissement révèle des emprunts et dettes assimilés pour un montant de 17 950 041 €.

7 740 625 € en 2010 et 9 775 000 € en 2011.

 

En la matière M. Bugis méprise la démocratie locale, le contribuable castrais qui se trouve engagé malgré lui et la loi qui n’est manifestement pas respectée.

J'y reviendrai...

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 10:05

 1828519-jardin-fran-ais-tir-e-par-le-n-tre-dans-la-ville-deQuestions orales : suite...

2ème question orale du groupe socialiste :

Monsieur le Maire,

Comme suite à différentes prises de position de commerçants de l'Albinque qui manifestent leur mécontentement suite à l'annonce du futur déménagement du Carrefour Market sur l'ancien site de l'hôpital, quelle a été votre implication sur le sujet ?

Quelles sont les compensations et ou facilitations prévues par la mairie pour les commerçants qui vont subir les futurs travaux de rénovation de la place de l’Albinque ?

Sans parler de l'ouverture prochaine de l'hypermarché Leclerc, route de Lautrec, qui va, selon eux, capter une partie de leur clientèle ?

 

3ème question orale du groupe socialiste :

Monsieur le Maire,

L’entrée en vigueur le 11 avril dernier, de  la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public concerne directement le maire que vous êtes, dans la mesure où, en tant que tel, vous concourez par votre  pouvoir de police à l'exercice des missions de sécurité publique et de prévention de la délinquance.

Cette loi crée donc deux infractions :

1- Le port du voile intégral, niqab ou burqa, sur les voies publiques et dans les lieux ouverts au public, ou affectés à un service public.

2- Le fait d'imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage.

 Véritables modes d'emploi de la loi de 2010, les circulaires du 2 mars et du 31 mars 2011 organisent et précisent la mise en œuvre de l'interdiction.

 Pourtant, déjà, plusieurs syndicats de police jugent ce texte “inapplicable”, tandis que ses détracteurs continuent de souligner le risque de stigmatisation de la communauté musulmane.

De plus et de façon concomitante, l’UMP, parti de la majorité présidentielle auquel vous appartenez a présenté 26 propositions, avant d'annoncer, toujours par la voix de Jean-François Copé, une proposition de résolution sur la liberté religieuse et le principe de laïcité pour la fin mai qui tend à créer un véritable « code de la laïcité et de la liberté religieuse ».

Pourriez-vous, monsieur le maire éclairer nos concitoyens sur vos positions en la matière ?

-Que pensez-vous de ce texte : n’est-il pas de fait une tentative d’instrumentalisation de la Laïcité à des fins partisanes et xénophobes ?

-Cette loi qui impacte directement le rôle de police des maires, va-t-elle avoir une utilité à castres pour lutter contre l’insécurité que vous dénoncez  et que vous combattez à coup de policiers supplémentaires, de Conseil des Droits et des Devoirs pour les Familles et autres caméras de vidéo surveillance…et pourquoi ?

Ne pensez-vous pas qu’une fois de plus on laisse de côté « le vivre ensemble » au profit du repli identitaire ?

 

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 17:31

 201103311860_w350.jpgCe mardi à 18 H 00 se tiendra le conseil municipal de Castres consacré au budget de la ville.

Un moment obligé pour M. Bugis qui, en dépit du régime imposé par lui-même à nous autres conseillers municipaux, doit se conformer à ce temps de débat puis de vote…

Heureusement pour sa convenance propre et sa gouverne de lui-même, ce temps politique n’intervient qu’une fois l’an.

Il pourra ensuite se lover à nouveau dans le rythme de raréfaction des séances, des débats et des votes à la faveur du fameux article 2122-22 des collectivités territoriales qui rend la décision solitaire, possible. Sauf bien sûr pour des emprunts dont la limite de montants ne figure dans aucune délibération. Mais c’est une autre histoire...

Je reviendrai dans les prochains jours sur le clair-obscur du budget. Dans cette attente, je porte à votre sagacité la 1ère question orale du groupe socialiste :

Monsieur le Maire,

 

Alors que le Centre Hospitalier Intercommunal de Castres Mazamet (C.H.I.C) vient de voir le jour sur le causse, les  conditions de  réaménagement de  l’espace  libre  au sein de l’hôpital Jean-Pierre GABARROU sont plus que jamais posées.

 

Nous sommes convaincus qu’il y  a   une chance qu’il convient d’exploiter : agir pour développer l’attractivité du centre ville, promouvoir les activités des castrais et leur donner accès à des services de proximité.

 

Cet espace pourrait proposer :

-une galerie commerciale (en rez-de-chaussée), réalisée en partenariat et en concertation avec les commerçants du centre ville afin de leur permettre de se développer.

-un pôle d’accueil des seniors (aux étages), serait également une réponse adaptée me semble t-il à la  demande croissante de nos aînés, dans la proximité.

-une résidence universitaire.

 

L’enjeu est de développer un espace d’attractivité, d’accès et d’activités pour les castraises et les castrais.

 

Cela fait maintenant 3 ans que nous affirmons que le projet de réaménagement ne saurait être alimenté par le seul concours d’un cabinet conseil.

 

En la matière, nous pensons que la forme implique largement le fond : le projet ne pouvant en effet trouver sa raison d’être que s’il est pleinement partagé par les castraises et les castrais.

 

En ce sens, nous avions proposé l’organisation d’une large concertation des différents acteurs sociaux, économiques, associatifs et politiques sous la forme d’assises pour l’aménagement de l’espace Jean-Pierre GABARROU.

 

Comment comptez-vous créer un espace destiné aux castrais sans les consulter ?

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 12:14

 cheval-de-troie.jpgC’était un grand soir de 2002 : M. FOLLIOTcélébrait, devant son local de campagne, sa victoire aux élections législatives.

Tous ses soutiens étaient là : des militant-e-s de droite mais aussi… de gauche.

Ce qu’ignoraient alors ces militant-e-s de gauche, c’est qu’ils assistaient à l’installation durable de M. FOLLIOT dans un rôle symbolique de recours pour la gauche.

 

On peut comprendre, un an après la défaite de la gauche aux élections municipales, au terme d’une campagne odieuse de la droite bugissienne, que des militant-e-s de gauche, sous l’emprise d’une réaction émotionnelle, aient appelé à voter pour M. FOLLIOT. C'est-à-dire à produire un choix entre 2 candidats de droite.

 

Comprendre, oui. Justifier, non…

 

M. FOLLIOT est un homme politique issu de la droite souverainiste, il est un parlementaire membre de la majorité présidentielle et a, à ce titre, voté toutes les lois essentielles de CHIRAC et de SARKOZY dont les dernières en date sont la réforme des retraites et la réforme des collectivités territoriales.

 

Or, depuis ce fameux soir de 2002 et pour 10 ans (!), M. FOLLIOT occupe l’espace que la gauche lui a laissé (ou donné) depuis la défaite de 2001, le départ de l’ancien Maire, le soutien actif , ponctuel mais répété d’une partie de la gauche à son égard et la disqualification régulière de la gauche au 2ème tour des élections législatives…

 

Dès lors, la gauche a délégué d’une façon consciente ou non le rôle de recours à M. FOLLIOT.

D'une manière générale, un recours politique est le fait d'en appeler à une tierce personne pour obtenir la majorité qui lui fait défaut.

C’est ce qui se produit dans un contexte où une liste de gauche est confrontée à une liste de droite. A Castres, où les électeurs votent pour près de 54 % d’entre eux pour la droite aux élections nationales, la gauche a gardé en mémoire la nécessité absolue, lors des élections municipales, du recours à une « personne providentielle » pour compenser un désavantage politique évident.

Ce type de stratégie a notamment fonctionné en 1977 autour de la candidature de Jean-Pierre GABARROU qui demeure l’archétype de la « personne providentielle » qui constitue le recours rendant possible la victoire de la gauche.

 

Cette dynamique du recours valable dans une configuration où 2 listes essentielles sont en lice, l’une à gauche, l’autre à droite, perd de sa pertinence dans un contexte de triangulaire.

 

Dès lors, la division d’un camp organise quasi mécaniquement la victoire de l’autre.

C’est la division des droites qui rend possible la victoire de la gauche en 1995. Et l’absence de division de l’offre politique des droites entre les 2 tours, qui condamne la gauche en 2001…

 

A la veille des élections municipales de 2008, l’annonce de la candidature de FOLLIOT a pour effet de l’installer dans un rôle de recours possible pour toutes celles et ceux qui souhaitaient changer de politique et provoquer l’alternance.

A tel point que durant de longs mois, il était même donné gagnant. Il incarnait l’alternative : le député face au Maire sortant…

 

Il faut rappeler que les électeurs de gauche, orphelins depuis 2001, s’en étaient remis à lui à 2 reprises : aux législatives de 2002 et de 2007.

L’absence lors de ces scrutins de candidat-e- de gauche au 2ème tour, la conversion de FOLLIOT au centre droit et la présence d’un candidat clairement identifié à droite, ont alors permis des reports de voix efficaces de la gauche en faveur du député actuel.

Dès lors, le vote FOLLIOT est passé dans la gauche, du ponctuel au structurel : il s’est inscrit dans la durée…

 

Et à l’automne 2007, la gauche qui recherche le degré d’articulation de son unité, prend conscience de n’être plus un recours possible…

Et pour cause…

 

Bien évidemment, les causes endogènes de la division de la gauche existent (j’y reviendrai prochainement).

Mais qu’est-ce que l’union de la gauche sinon une construction qui s’établit à partir d’une perspective de victoire possible pour se donner les moyens de la victoire effective ?

 

Or, en l’absence de perspective de victoire possible devant la candidature de FOLLIOT, c’est le sens même de l’union de la gauche qui a été atteint, le recours qui nous a échappé…

 

Si donc il existe évidemment des causes endogènes à la gauche qui ont eu un effet sur sa division, il existe aussi et surtout une cause exogène à la gauche : la présence de FOLLIOT aux élections municipales.

Si plusieurs causes peuvent être avancées, cette dernière revêt un ordre d’importance tout autant que d’influence qui est déterminant.

 

Et de ce point de vue, il semble que la cause première de la défaillance de l’opposition à BUGIS en 2008, soit la présence de FOLLIOT.

Il n’est qu’à observer le résultat de ce dernier pour constater que près de trois quart de son électorat aux élections de 2008 est de gauche.

 

Dans cette configuration, la gauche ne peut pas être le recours, elle ne peut pas gagner et cette conscience là est de nature à la diviser.

 

M. FOLLIOT ne peut naturellement pas rassembler la gauche mais il peut provoquer sa division à la fois dans son offre politique et dans son électorat.

Il a simplement oublié que lors des élections municipales, contrairement aux dernières élections législatives, la gauche serait naturellement présente au 2ème tour…

 

Il empêche l’opposition de s’unir, il désorganise la gauche et capte une partie de l’électorat de gauche pour… rien.

 

En ce sens, M. FOLLIOT apparaît comme l’allié objectif de M.BUGIS, il en est le médecin malgré lui…

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:58

 jardinsbd.jpg 

Comment prendre au sérieux un débat d’orientation budgétaire (DOB) qui pourtant est, avec le vote du budget, un acte fondamental de la collectivité, quand on sait que des décisions lourdes sont prises en dehors de toute délibération collective ?

 

C’est néanmoins l’exercice auquel nous avons du nous livrer…

Le rapport relatif au débat d’orientation budgétaire, qui nous a été remis, a appelé de ma part, plusieurs remarques concernant :

 

·        Les perspectives macro-économiques et financières :

Le fait de renouer avec la croissance ne me semble pas seulement conditionné à une forme de météorologie mondiale par rapport à laquelle nous ne pourrions rien mais bien à la définition de politiques volontaristes sur le plan industriel et de la recherche.

C’est tout le sens également des politiques économiques et sociales fondées sur la demande, le pouvoir d’achat et les salaires, dont la France a connu les résultats productifs entre 1997 et 2002 eu égard à l’intervention efficace du gouvernement de Lionel JOSPIN avec notamment Martine AUBRY et Dominique STRAUSS-KAHN.

 

·        Les perspectives sociaux-économiques locales :

La population totale de la ville au 1er janvier 2011, s’établit à 44 642 habitant-e-s.

Soit une baisse substantielle qui met en lumière le décrochage (de près de 6 000 habitant-e-s) de la ville de Castres par rapport à celle d’Albi.

Cette perte de population est donc, contrairement aux prétentions de M. BUGIS depuis 2008, une triste réalité…

Il est à noter que cette situation a des conséquences importantes pour les finances de la ville car la population est un critère déterminant dans le calcul des dotations de l’Etat.

 

·        L’encours de la dette :

Si l’encours de la dette reste stable par rapport à 2010, force est de constater qu’avec 1674 € par an et par habitant-e-s, il plane à un niveau élevé puisqu’il est supérieur à la moyenne nationale et à la moyenne de la strate.

 

·        Les investissements :

Il est regrettable d’assister à un tel manque d’ambition pour notre ville.

La nature même des investissements traduit l’incapacité de M. BUGIS à projeter la ville de Castres dans l’avenir, dans l’attractivité et dans la nécessaire ouverture territoriale.

L’investissement massif en direction de la vidéosurveillance est emblématique de cette politique qui ne soutient décidément pas les activités humaines des castraises et des castrais.

Aucun équipement structurant nouveau n’est en effet prévu pour soutenir les activités culturelles, sportives ou associatives des castrais… Il faudra se contenter des restaurations…

L’annonce de l’aménagement sur le quartier de Lameilhé intervient au bout de 10 longues années de quasi non-intervention… Notamment en direction de l’habitat particulièrement en souffrance et du cadre de vie qui se dégrade…

L’absence manifeste d’implication pourtant urgente (!) à destination de l’espace du Mail-Place Soult qui est une entrée majeure de la ville et un ensemble urbain de rassemblement populaire des castrais.

 

M. BUGIS est aujourd’hui le dépositaire d’un bilan de 10 ans de mandat très largement marqué par un passif.

 

Une défaillance lourde à l’égard du désenclavement de Castres qui a été manqué et pour lequel il porte une responsabilité partagée avec son collègue de la majorité présidentielle, M. FOLLIOT. On est d’ailleurs en droit de se demander ce que vaut leur capacité d’intercession vis-à-vis d’un Etat dont ils se font par ailleurs les serviteurs zélés…

 

Une défaillance profonde (inspirée d’une direction idéologique) par rapport aux politiques sociales volontaristes qui sont pourtant d’une impérieuse nécessité.

J’y reviendrai dans le détail à l’occasion du vote du budget le 19 avril prochain.

 

Une défaillance de gestion qui met en lumière un encours de la dette qui ne se réduit pas et par rapport auquel la comparaison avec la moyenne nationale ne figure même plus dans les documents transmis…

Le rapport de la Chambre régionale des comptes indique que le coût de la dette suit une tendance à la hausse avec un coût moyen qui était compris entre 3 % et 3,5 % et qui, à partir de 2007, s’établit à 4,5 %.

Et alors que dans ce même rapport, il est préconisé que la ville de Castres réduise son recours à l’emprunt, M. BUGIS n’a rien trouvé de mieux que de décider seul en notre nom à tous, l’emprunt de 17 Millions d’euros pour un budget global établi à 92 800 000 €…

Je vous laisse calculer la proportion financière et donc la mesure de la responsabilité prise…

 

Une défaillance démocratique qu’il n’est même plus utile de rappeler tant l’avant-gardisme de M. BUGIS en la matière est légendaire…

Il est l’inventeur d’un nouveau type de démocratie locale fondé entièrement sur « la réunion avec soi-même »…

 

Une défaillance par rapport aux procédures : contrairement à ce qu’il prétend, un certain nombre de décisions et ou de délibérations sont sujettes à contestation et à annulation judiciaire.

 

A plusieurs égards, M. BUGIS se démet lui-même de sa responsabilité de premier magistrat de la ville.

J’y reviendrai…

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 11:19

 

signer-document_-pgi0443.jpgLe conseil municipal d’hier soir a été l’occasion de prendre date et de préciser l’absurdité d’un débat d’orientation budgétaire dans un contexte où des décisions à la fois lourdes et obscures sont prises dans le dos et sur le dos des castraises et des castrais.

Et de ce point de vue, je suis notamment intervenu pour dénoncer la triple défaillance de M. Bugis.

Défaillance par rapport à la démocratie locale : les décisions solitaires du Maire se prennent par centaines et pour des millions d’euros.

Défaillance vis-à-vis des contribuables : les castrais se trouvent en effet engagés par un emprunt de 17 Millions d’euros à l’insu de leur plein gré jusqu’en 2043…

Défaillance manifeste par rapport à la législation en vigueur : le conseil municipal ne pouvant donner son blanc-seing au Maire pour transiger.

M. Bugis n’a pas souhaité répondre, ni sur le fond ni sur la forme, dans l’attente de la décision de justice…

Aussi, la mobilisation citoyenne pour l’annulation de l’emprunt de 17 Millions d’euros doit se poursuivre, tous ensemble.

 

Signez la pétition en ligne : 

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N7035

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 11:29

 

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Photo La Dépêche

C’est mardi, le 22 février à 18 H 00 que se réunit le conseil municipal de Castres.

M. Bugis nous fera le compte-rendu des 68 décisions qu’il a prises en se réunissant avec lui-même…

Nous aborderons ensuite notamment les projets de délibérations, le débat d’orientation budgétaire et le rapport d’observations de la Chambre Régionale des Comptes sur les comptes et la gestion de la ville de Castres.

Je viens de déposer, au nom du groupe socialiste, 2 vœux et une question orale qui seront exprimés à la fin de la séance.

J’aurai l’occasion d’y revenir dans le détail ces prochains jours.

En attendant, je vous invite à venir en nombre assister à cette séance du conseil municipal de Castres.

C’est une façon de s’informer plus encore sur les politiques publiques qui sont produites (et non produites) à Castres.

Une façon aussi d’être un citoyen acteur dans notre ville.

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