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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 10:59

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Photo DDM T. A.

Publié le 22/03/2011 08:50 | LaDepeche.fr

L'opposition demande au maire de s'excuser

C'est Samuel Cèbe, le conseiller municipal socialiste, qui a dégainé le premier pour réagir à l'interview du maire UMP Pascal Bugis parue dans nos colonnes mercredi dernier à l'occasion de ses 10 ans de mandat.

« La vision ainsi que la volonté politique sont les grandes absentes de ses déclarations, estime l'élu du PS. La tendance au repli territorial, au minimalisme de l'action et au rejet de la contradiction, sont au cœur de son intervention. Ses réponses concernant la défaillance de la politique municipale en matière de sport, de culture et d'éducation populaire relèvent du déni autant que de la mauvaise foi. »

Dans cet entretien, nous avions fait réagir Pascal Bugis aux nombreuses critiques de l'opposition dont il fait l'objet en ce moment.

« Que dire de la justification de l'abus de la délégation de pouvoir par M. Bugis qui indique ne pas voir l'intérêt de « revenir 50 fois sur le même projet » en conseil municipal alors même que les temps de délibération sont soit réduits à leur expression minimale soit nuls ? », continue Samuel Cèbe.

De leurs côtés les 5 élus du groupe « Castres à gauche vraiment » se disent « indignés » quand Pascal Bugis déclare dans cette interview que « l'opposition fait mal son travail ». « Il n'est pas admissible d'être qualifiés entre autres d'une opposition « qui aboie ». Notre travail effectué souvent dans des conditions difficiles tant l'accès à divers dossiers municipaux nous est interdit, est de rendre lisibles et transparentes les trop nombreuses zones d'ombre de la gestion municipale.

C'est précisément ce que le maire de Castres ne supporte pas », indiquent Philippe Guérineau, Monique Maynadier, André Martinez, Géraldine Rouquette et Robert Gourjade qui se demandent ce que « le maire a à cacher pour tenter de discréditer ainsi les trois groupes d'opposition ? »

« C'est au nom de l'intérêt général que nous protestons contre l'absence répétée de toute présentation de délibérations au Conseil municipal » continuent les élus de gauche citant en exemple la préemption de l'ancienne Poste pour 800 000 € qui « n'a jamais été discuté » ou les conséquences de la modification du Plan local d'urbanisme qui « n'ont jamais été présentées ».

Et « Castres à gauche vraiment » demande « que le maire de Castres mette un terme à son mépris et qu'il présente ses excuses aux élus de l'opposition qui représentent presque 50 % de la population de notre ville. À travers nous, c'est aussi des milliers de nos concitoyens qui se sentent insultés. »

Br. M.

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Published by Samuel CEBE - dans Médias Info Express
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:57

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La célébration en forme de faux auto-bilan des 10 ans de mandat de M. Bugis est révélatrice d’un autisme autant que  d’un enfoncement politique.

 

Les castraises et les castrais auraient légitimement été en droit de connaître l’inventaire que M. Bugis fait de ses 10 longues années au pouvoir. Il n’en a rien été…

 

L’inventaire consiste précisément à procéder à « un tri sélectif » des éléments positifs et négatifs du bilan d’une action.

Au bout d’une telle période, cela n’aurait pas été du luxe et aurait constitué une élémentaire marque de respect vis-à-vis des castrais.

 

Il est également un exercice préalable et nécessaire à l’invention politique pour réaliser des projets nouveaux… On comprendra aisément que cela ne figure pas dans les préoccupations directes de M. Bugis.

 

Au lieu de cela, nous avons eu droit à une mise à l’index de l’opposition qui est manifestement au centre de l’attention de la majorité actuelle. A aucun moment M. Bugis ne s’est adressé à ses administrés, il s’est comporté de bout en bout de l’interview comme un chef de meute.

 

Il ne porte aucun regard sur le bilan de son action, aucun regard sur l’avenir…

 

La vision ainsi que la volonté politique sont en effet les grandes absentes de ses déclarations.

La tendance au repli territorial, au minimalisme de l’action et au rejet de la contradiction, sont au cœur de son intervention…

 

Ses réponses concernant la défaillance de la politique municipale en matière de sport, de culture et d’éducation populaire relèvent du déni autant que de la mauvaise foi.

 

Que dire de la justification de l’abus de la délégation de pouvoir par M. Bugis qui indique ne pas voir l’intérêt de « revenir 50 fois sur le même projet » en conseil municipal alors même que les temps de délibération sont soit réduits à leur expression minimale (notamment par rapport à la mise en œuvre de la vidéosurveillance) soit nuls (concernant pour l’exemple la décision d’emprunt de 17 Millions d’euros) ?

 

Le responsable de la majorité actuelle fustige l’opposition en indiquant qu’elle ferait mal son travail. Or, c’est la majorité qui a la responsabilité de conduire la politique de la ville.

 

C’est à elle de rendre des comptes !

 

D’autant plus que les mesures d’exception et d’exclusion décidées par M. Bugis à l’encontre des groupes d’opposition, est de nature à alourdir la responsabilité de la majorité qu’il dirige.

 

Plutôt que de déclarer, par ailleurs, ne pas accepter d’être mis en accusation et refuser que le conseil municipal soit un tribunal, M. Bugis devrait s’en prendre à lui-même et veiller à ce que la législation en vigueur soit respectée.

Ce qui n’est pas le cas !

 

En effet, lorsque l’avis d’un service de l’Etat n’est pas suivi dans l’adoption d’une délibération foncière, lorsque le financement public d’une structure (IFAC) dont il a été le Vice-Président, n’est pas justifié et quand une très lourde décision municipale n’est manifestement pas conforme à la loi, M. Bugis se démet de lui-même de sa responsabilité de premier magistrat de la ville.

 

Contrairement à ce qu’il prétend, M. Bugis est défaillant par rapport à l’exercice élémentaire de la démocratie locale, vis-à-vis des contribuables castrais et concernant les procédures légales.

 

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Published by Samuel CEBE - dans Médias Info Express
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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 11:37

Publié le 03/02/2011 10:56 | LaDepeche.fr

Cèbe accuse Bugis d'« excès de pouvoir »

 

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Pascal Bugis et Samuel Cèbe vont de nouveau s'affronter sur le terrain judiciaire.

Photo DDM archives

Cette décision du maire avait déjà provoqué une levée de boucliers de l'opposition qui avait claqué la porte du dernier conseil municipal évoquant un « déni de démocratie ».

Mais Samuel Cèbe, le conseiller municipal socialiste, a décidé d'aller encore plus loin en portant l'affaire devant la justice.

L'élu d'opposition vient en effet de déposer devant le tribunal administratif de Toulouse une requête en annulation de la décision de Pascal Bugis de signer une convention pour un crédit long terme multi-index d'un montant de 17 millions d'€ auprès du Crédit agricole.

Et Samuel Cèbe de justifier son recours au motif d'un « excès de pouvoir » du maire UMP qui a pris cette décision « seule » sans consulter le conseil municipal. « On savait déjà que le maire méprisait la démocratie locale. Mais là en prenant des décisions lourdes de conséquences pour les Castrais et les Castraises, cela dépasse les bornes » affirme le socialiste qui estime en plus que cette décision « sans précédent » est illégale sur le fond.

Car si le maire a bien fait voter, comme le prévoit la loi, une délibération qui lui permet de prendre des décisions importantes entre deux conseils municipaux, « il n'a pas fixé de limite de montants » affirme Samuel Cèbe. « Alors que la loi précise que le maire peut procéder à la réalisation d'emprunts seulement dans les limites fixées par le conseil municipal », explique-t-il.

« j'ai déjà expliqué à l'opposition que j'avais pris cette décision pour profiter de l'opportunité de réaliser une bonne opération au niveau du taux d'intérêt », répond le maire qui ne veut pas évoquer davantage le fond de l'affaire maintenant que « la justice est saisie ».

Mais il juge cependant cette méthode de l'opposition « curieuse » et surtout « pas constructive ». « Ils veulent faire croire que je fais n'importe quoi et que je suis incompétent.

Mais j'assume. On a surtout l'impression que la stratégie est d'empêcher les choses d'avancer pour pouvoir dire ensuite que je ne fais rien », ajoute Pascal Bugis qui rappelle que Samuel Cèbe n'en est pas à son coup d'essai. « Il a déjà fait un recours au sujet de la vente d'un immeuble place Gabarrou qui a comme résultat de bloquer tout le projet pourtant très attendu par les riverains », affirme-t-il estimant que ces recours en série ne sont que de l'agitation médiatique.

Br. M.

 

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