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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 06:23

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A quelques veilles du premier tour des élections législatives et aux quelques surlendemains de l’élection présidentielle, les enjeux politiques nous apparaissent globalement dans leur forme accoutumée.

 

Mais la politique en tant que représentation ne s’en trouve-t-elle pas transformée ?

 

Evidemment, dans sa nature propre, la politique demeure une conception relative à une représentation du monde dont il s'agit d'interpréter les signes. Une idée projetée sur le monde qui se propose, à gauche, de le transformer ou bien, à droite, de le conserver. Une idée qui intervient comme une représentation active de la volonté collective, de la détermination politique à établir une nouvelle donne ou une supposée donne équivalente à transposer sur l’existant de la société. Encore que la droite d’avant-hier fut, à sa manière, moins conservatrice que réformatrice. Il s’agissait pour elle, plutôt que de conserver l’existant, de transformer en les amplifiant les inégalités déjà en vigueur…

 

Si, au sens étymologique du terme, la représentation est le fait de rendre quelque chose d’absent présent, et si nous convenons ensemble que l’aspiration au changement n’était pas dans notre pays si absente que cela au début de la campagne ( c’est le moins que l’on puisse dire), alors le projet socialiste fut peut-être moins représenté que présenté…

 

Et François HOLLANDE est en effet très largement parvenu à rendre l’idée du changement présente dans le débat public et ainsi à l’imposer comme nécessité lors du scrutin présidentiel.

 

Surtout et dans la mesure où le fait de représenter en tant qu’acteur politique une population, revient à lui présenter une deuxième fois à elle-même l’objet de son aspiration profonde (et ou à venir), on peut considérer que le nouveau Président socialiste, par sa légitime revendication d’une forme de « normalité » politique, a atténué la figure traditionnelle du « représentant » politique.

 

La proximité voulue, recherchée et pratiquée du candidat socialiste avec le peuple de France dans le temps entier de la campagne présidentielle, a également permis d’entamer une partie de la distance dévolue à l’exercice.

C’est que François HOLLANDE est coutumier du fait : il monte sur les barrières pour embrasser, il commande au chauffeur de stopper le véhicule pour aller à la rencontre des Français ou pour respecter le code de la route qui s’applique ainsi à chacun y compris au représentant de la nation. Pour la plus grande peine de ses gardes du corps et pour le plus grand bonheur des Français. Le Président fait ainsi la démonstration de sa présence au-delà de la fonction de représentation que lui confèrent les attributs de la République. François HOLLANDE met un point d’honneur à être présent aux côtés des Français à la faveur d’une réduction de la distance symbolique et physique qui le sépare d’eux.

 

Le rapport au temps est lui aussi réenvisagé. Il semble être question de réduire « le décalage horaire » entre le discours et l’acte. C’est tout le sens de l’exemplarité qui agit comme la préfiguration mais également comme le premier acte de la loi elle-même.

La valeur de l’exemple lui donne en effet sa raison d’être, sa première substance, sa crédibilité. Elle atténue la frontière entre les deux jusqu’à parfois fondre le discours lui-même dans l’action. La confiance qui n’est rien d’autre que l’action de « se fier ensemble », est alors conquise par la valeur expérimentale du changement appliqué à ceux qui le préconisent pour tous.

 

Le rapport au projet lui aussi s’en trouve modifié. Avec la campagne de François HOLLANDE, on se projette moins à demain qu’à « maintenant ». Le changement c’est maintenant ! Il y a désormais cette dimension de l’urgence de l’action qui est évidemment en rapport avec l’état d’urgence économique et sociale dans lequel se trouve notre pays, avec la prégnance de l’aspiration des citoyens et avec la vitesse qui sied à notre décennie.

 

C’est cette conjugaison de « la normalité politique », de la proximité citoyenne, de l’impermanence de l’action, qui semble atténuer la forme accoutumée de la « représentation » en politique.

 

Cette rénovation de l’image, du discours et de l’action porte sans aucun doute la marque d’un changement qui, dans la vie politique française, vaudra pour demain et pour de nombreux lendemains.

 

Mais en attendant, le changement, c’est maintenant !

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:00

A chaque Président de la République sa marque de fabrique.

 

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Jacques CHIRAC ne détestait rien autant que gouverner, semblant revenir épisodiquement à la vie pour le temps des conquêtes…

Victorieuses ou non, qu’importe, … Mener campagne c’est se révéler, c’est vouloir être une force qui va, plutôt qu’une force qui est…

 

Et quand la linéarité du temps mandaté se fit trop longue, l’ancien locataire de l’Elysée n’hésita pas à l’abréger, comme on abrège une souffrance… Par une salvatrice dissolution… A la faveur de ce que Pierre SAUVANET nomme comme étant « l’insu : une pensée en suspens ». Loin d’une action inconsciente, une action non-consciente…

 

L’image la plus simple de cette réalité complexe est tout entière illustrée par cette devinette attribuée à Léonard de Vinci :

« Qu’est-ce qu’on cherche sans le trouver ; qu’est-ce qu’on trouve sans le chercher ? – Le sommeil ».

En ce qui concerne Jacques CHIRAC, le pouvoir remplace (en tant que réponse) avantageusement le sommeil…

 

Au final, il n’aura véritablement fait usage ni de sa victoire de 1995, ni de celle de 2002…

La 1ère fois pour cause d’automutilation politique (en 1997), pour non-usage de majorité et la seconde pour n’avoir pas endossé le costume gaullien que lui conférait pourtant la légitimité du suffrage universel (82 % !), pour non dépassement de majorité…

 

Jacques CHIRAC c’est la conquête à répétition.

 

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Nicolas SARKOZY semble animé, que dis-je, agité (!) par un moteur différent…

 

« La communication de SARKOZY s’inscrit dans un présent perpétuel » nous dira François Jost, sémiologue et professeur à la Sorbonne.

Une sorte de résilience stratégique permanente semble ainsi abolir toute forme de passé, toute forme d’avenir et toute forme de sens… Pour ne laisser libre cours qu’au mouvement, le mouvement brut. Dès lors, tout est construit autour de l’événement, l’événement à créer, l’événement qui seul est roi…

Et chacun d’entre ceux-ci chasse le précédent à la faveur d’une amnésie consubstantielle. Rien ne semble alors valoir mieux ou plus que la manifestation de l’acte dans son épure, dénué de tout fondement, de toute valeur supérieure, de tout sens…

 

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C’est précisément ce qui a fait jusqu’ici toute la force de Nicolas SARKOZY.

Là où François MITTERRAND se révélait être un grand horloger qui savait mieux que quiconque « prendre position » dans le rapport au temps, Nicolas SARKOZY à l’image de l’aiguille de la pendule se détermine par le fait de « prendre mouvement… »

Et il faut bien reconnaître que cela lui a plutôt bien réussi jusque là… Même si les 12 coups de minuit ne tarderont pas à sonner...

 

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Adapté à une époque pétrie de vitesse, de communication, il a donné l’illusion d’un volontarisme providentiel à la faveur d’une omnipotente présence… François MITTERRAND s’est inscrit dans la permanence du temps, Nicolas SARKOZY dans son impermanence… Quand le 1er « donnait du temps au temps », le second semblait prendre du temps au temps…

 

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(Inutile de préciser que « la comparaison » s’arrête là… Tant il est vrai que le Président socialiste avait le goût de la culture, de l’éternité, de la liberté pour chacun, de la justice,… Mais au fait, M. SARKOZY est-il un homme de goût ?)

 

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Justement, c’est là que les atteignants s’atteignirent : la matrice de l’actuel locataire de l’Elysée n’apparaît pas comme étant conçue pour durer…

Il a brûlé ses vaisseaux et dévalué sa parole. Trop de changements de pieds, trop de contradictions, trop de mise en scène, trop d’échecs inavoués, trop d’arrogance, trop de suffisance, trop de vulgarité, trop… !

 

Trop pour les français qui ont enfin l'occasion de dire : assez !

 

Nicolas SARKOZY a jusqu’à présent pris de vitesse tous ses concurrents. Désormais, ce sont les français qui pourraient bien ne plus vouloir le suivre…

 

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François HOLLANDE a l’avantage pour lui d’avoir la culture mitterrandienne du rapport au temps tout en ayant celle du mouvement défragmenté.

 

Cette élection présidentielle, comme la plupart des autres, n’est pas faite.

 

Le candidat socialiste aura besoin de la mobilisation de chacun pour l’emporter.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:00

 

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Une troisième fois ou bien une troisième voie ? Qu’importe, pourvu qu’il y ait l’ivresse !

 

Ca y est, c’est fait : François BAYROU a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle…

 

De quel type de « sur-moi » faut-il bien être le locataire pour arborer ainsi une certitude empruntée à la nonchalance, à la faveur de la seule répétition d’un mouvement unipersonnel qui voudrait se confondre avec l’affirmation d’un destin taillé pour le service du plus grand nombre ?

 

Mais quoi ? Quelles sont bien les raisons qui pourraient contre-faire la providence quand celle-ci s’est ainsi choisie un « élu » ?

S’il en est une, c’est bien la raison de l’Histoire, celle qui forge la nature immémorielle de la France.

 

François BAYROU en est persuadé. Il a en a eu la révélation du croyant. Celle qui s’impose à la raison… La raison même qui ouvre pourtant tous les possibles pour les hommes qui désirent ardemment s’inscrire dans le souvenir marbré de nos suivants…

Il croit en son destin propre comme celui qui a été appelé par une force qui le dépasse.

 

Il n’est qu’à tenter l’expérience, dites : « Loulou », il vous répondra assurément et dans la seconde qui suit, par un : « Oui, c’est moi ».

 

Mais trêve de flagornerie ! On ne badine pas avec BAYROU.

L’annonce de sa candidature a été faite dans une épure et un minimalisme qui n’auraient rien à envier ni aux jansénistes, ni aux plus calvinistes des protestants…

 

C’est dans un espace dédié au recueillement solitaire, à l’éthique de responsabilité convaincue d’elle-même et à l’absence revendiquée de fioritures qui eurent sinon, été la marque de sa culpabilité originelle, qu’il s’est présenté,… dans son plus simple appareil. Je veux dire, en l’absence d’appareil véritable, de soutiens en nombre (…) et de ferveur populaire…

 

« En homme libre ». Il est vrai que François BAYROU n’a pas aujourd’hui à subir beaucoup d’entraves humaines à l’accomplissement de ses projets personnels : ses avants derniers soutiens l’ayant abandonné en rase campagne…

 

Le voilà donc titulaire d’un brevet de « liberté ». Vous savez, cette liberté politique dont s’affublent ceux qui n’ont plus aucune influence sur le monde qui va… Sans eux…

 

Ils se meuvent ainsi librement dans une digne apesanteur, bien au-delà de l’atmosphère terrestre pétrie de son enveloppe gazeuse qui pèse si lourdement sur la terre…

 

François BAYROU, en homme libre de toute attache, prêche en vérité : « Je ne ferai pas de promesses, agréables avant les élections, désastreuses après parce qu’on ne les tiendra jamais. Je ne raconterai pas d’histoires. »

 

Et comment ! Comment ne pas le croire sur parole ? Cet homme disposé à porter « l’écharpe blanche » tel qu’il l’écrivit dans un ouvrage. Ouvrage qu’il présenta d’ailleurs dans un temple protestant, voici quelques années, non loin de Ferrières, où j’eus le loisirs de le rencontrer, au château de mon oncle…

 

Le choix du lieu, conforme à l’objet de son livre, était certainement tout aussi conforme à l’esprit qui l’habite : celui d’un engagement politique qui cherche à se confondre avec la dimension de l’éthique et de la morale.

 

Il y a sans doute chez notre Loulou, du David HUME, ce philosophe empiriste écossais ayant notamment publié : « Recherche sur les principes de la morale ».

 

Comment ne pas le croire donc quand il nous fait la promesse de ne faire aucune promesse ? Quand il nous assure qu'il ne raconte pas d'histoire ni surtout la sienne ? Quand il indique qu'il ne dira rien qu'il ne tiendra pas ensuite, vous savez, après les élections, au moment où son engagement prend fin...

 

Et pour cause, la possibilité de son élection à la présidence de la République, ne semble pas prévue. Ni par lui, ni par nous…

 

Prochainement, la suite de l'article...

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 10:01

Samedi, je tente une sortie de l’Europe… 15 jours outre méditerranée. 

   

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Depuis déjà plusieurs années, ce départ est nourri par un certain nombre de références et d’enseignements fondamentaux.

Parmi lesquels l’exemple de la qualité de dialogue d’Harrison Ford avec les habitants du Caire.

Le non-verbal. Important, le non-verbal...

 

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Pour le reste, c’est promis, je vous dirai si les momies courent aussi vite qu’on le dit, si les touristes sont aussi nombreux qu’on ne le dit plus et si les égyptiens sont aussi révolutionnaires qu’on l’espère !

 

Je ne manquerai pas également de consulter les augures au sein du Temple d’Amon afin d’avoir confirmation de la victoire prochaine de la gauche à l’élection présidentielle.

 

En attendant, merci de votre fidélité et bon été à tous !

 

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 10:06

 images-copie-5.jpgCamus… Il y aurait tant de choses à dire ou à redire sur ce philosophe génial qui était doué pour vivre.

 

220PX--4.JPGIl est à mes yeux celui qui a su proposer une philosophie immanente dans un siècle tourmenté par les « transcendances » de tous ordres, une philosophie de la liberté de l’individu dans une époque souvent plombée par les solidarités mécaniques de tous poils, une philosophie de l’engagement qui place l’humain au centre de tout et non à la périphérie de tous les impératifs supérieurs.

 

Albert Camus c’est aussi celui qui propose une philosophie du bonheur de vivre et un engagement politique sans jamais oublier de mettre ses actes en accord avec ses principes.

  

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 Il reste parmi les écrivains comme l’un des rares philosophes de cette importance et de cette époque à ne s’être pas compromis avec des modèles de liberté tels que Staline… Ce qui était déjà un bon début !

 

Albert Camus c’est aussi un sourire, le football, la Méditerrannée… Et,… une fin tragique qui ressemble plus à celle d’un acteur de cinéma américain qu’à celle d’un prix nobel de littérature…

  

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L'œuvre de Camus comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurdité de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir ».

 

En marge des courants philosophiques, Albert Camus s'est opposé au marxisme et à l’existentialisme.

Il n'a cessé de lutter contre toutes les idéologies et les abstractions qui détournent de l'humain. En ce sens, il incarne une des plus hautes consciences morales du XXème siècle - l'humanisme de ses écrits ayant été forgé dans l'expérience des pires moments de l'espèce humaine.

   

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L'Homme Révolté est une œuvre d'Albert CAMUS, rédigée en 1951. De prime abord, cette œuvre apparaît comme la suite du Mythe de Sisyphe où il traite principalement, à travers le thème du suicide, du caractère absurde de l'existence,...

 

L'œuvre de Camus se divise en cinq grandes parties:
- L'homme révolté,
- La révolte métaphysique,
- La révolte historique,
- Révolte et art,
- La pensée de midi.

 

Toutes ses parties concernent la révolte, l'esprit de révolte, le développement de la révolte, l'expression de la révolte,...

Il étudie successivement les conceptions de Lucrèce, Epicure, Sade, les Dandys, Vigny, Dostoievsky, Nietzsche, Stirner, Marx, les Surréalistes, Rousseau, Saint-Just, Hegel, de Maistre...

La dialectique du maître et de l'esclave est réexploitée par Camus.

 

De même que la révolution marxiste, l'athéisme ou l'antithéisme de certains philosophes et surtout, la substance ascétique de la révolte.

 

« Qu'est-ce qu'un homme révolté ? Un homme qui dit non. Mais s'il refuse, il ne renonce pas : c'est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. »

D'apparence, il existe une limite à la révolte. Cependant, la révolte est un droit. La révolte nait de la perte de patience.

Elle est un mouvement et se situe donc dans l'agir.

 

Elle se définit par le « Tout ou Rien », le « Tous ou Personne ». En premier, elle soumet l'idée d'égalité : position d'égal à égal entre le maître et l'esclave. Mais le révolté finit par imposer cette égalité qui se traduit souvent par une inversion des rôles (dialectique Hégelienne).

 

 Suivant le raisonnement de Sheler, l'homme révolté n'est pas l'homme du ressentiment c'est-à-dire qu'il ne baigne ni dans la haine ni dans le mépris. La révolte enfante des valeurs.

 

 

 

De fait, « pour être, l'homme doit se révolter ». La révolte extirpe l'homme de la solitude puisqu'elle est collective, c'est l'« aventure de tous ». Néanmoins, faire l'expérience de la révolte, c'est faire l'expérience de l'ascèse.

 

Les mythes de Prométhée, d'Achille (avec Patrocle), d'Oedipe et d'Antigone, sont des archétypes de révoltes antiques au même titre que la révolte de Spartacus.

La révolte est souvent légitime, elle est l'expression la plus pure de la liberté et semble revêtir le visage de l'espoir. De surcroît, la révolte impose une tension, elle refuse donc formellement le confort de la tyrannie ou de la servitude. Le révolutionnaire a la volonté de « transformer le monde » (Marx) alors que le révolté veut « changer la vie » (Rimbaud).

  

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Quelques citations de « L’homme révolté » :

 

« Je me révolte donc nous sommes. »

 

« Dans l'épreuve quotidienne qui est la nôtre, la révolte joue le même rôle que le cogito dans l'ordre de la pensée : elle est la première évidence. Mais cette évidence tire l'individu de sa solitude. Elle est un lien commun qui fonde sur tous les hommes la première valeur. Je me révolte, donc nous sommes. »

 

« L'histoire prodigieuse qui est évoquée ici est l'histoire de l'orgueil européen. [...] L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est. La question est de savoir si ce refus ne peut l'amener qu'à la destruction des autres et de lui-même. Si toute révolte doit s'achever en justification du meurtre universel, ou si, au contraire, sans prétention à une impossible innocence, elle peut découvrir le principe d'une culpabilité raisonnable" (introduction)

 

« La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent. » (Au-delà du Nihilisme)

 

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 15:55

 

166607-avec-crepuscule-idole-philosophe-hors.jpgNul besoin d’émettre des cris d’Onfray pour accéder à une méditation sur le monde. Et pourtant et pourtant,…

 

Je vous recommande vivement la lecture de l’ouvrage : « Politique du rebelle ».

 

Poursuivant l'exploration de sa philosophie hédoniste, Michel Onfray en aborde, avec ce livre, le versant politique. Voici donc, magnifiée, la figure du rebelle dont le génie colérique porte, à travers l'histoire, l'irrépressible désir de révolution.

 

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Une mystique de gauche ? A coup sûr. Avec ses arrière-mondes anarchistes. Avec sa volonté si actuelle de réenchanter un monde soumis à l'économisme.

 

Avec son idéal de plaisir opposé à cet idéal ascétique que la droite n'en finit pas de célébrer.


Reprenant l'histoire là où elle a manifesté pour la dernière fois ce génie singulier,
Michel Onfray propose un achèvement de Mai 68 qu'il reconsidère à la lumière d'une fin de siècle convaincue de la mort des idéologies collectives.


Dans cet éloge du gaz lacrymogène, on découvrira des occasions de redonner à la force un statut en politique sous les formes de la désobéissance, de la résistance, de l'insoumission, de l'insurrection.


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Cette Politique du rebelle est, assurément, le livre le plus radical de l'auteur de La Sculpture de soi.

Michel Onfray est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages, dont  Le Désir d'être un volcan (1996). Il a obtenu le Prix Médicis de l'essai en 1993 pour La Sculpture de soi.

  

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