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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 10:02

 

Paris_Jungle_Concorde_light.jpgLa réaction, dans tous les sens du terme, de M. Fillon suite à la position de Mme Joly, réinstalle, dans notre pays, ce parfum nauséabond de la désignation d'une prétendue « anti-France »…

 

Sur le fond, je ne suis pourtant pas favorable à la position de la candidate écologiste qui préconise la suppression pure et simple du défilé militaire lors de la célébration du 14 juillet.

Il me semble notamment, que l'évocation de l'armée (sans être exclusive) est une des dimensions qui constitue la mémoire des événements et une partie de la construction de la République.

 

Cette partie de l’Histoire de France fait un clin d’œil à celle de la Grèce du Vème siècle avant notre ère, dont l’étude de l’armée hoplitique permet d’appréhender un des devoirs du citoyen : participer à la défense de sa cité.

  

Valmy_battle.jpg

 

Mais c’est un débat. Les différences d’appréciation en la matière doivent avoir « droit de Cité. »

 

Les missiles verbaux partis de la droite vers Eva Joly sont téléguidés par une inspiration simple qui consiste à réduire le 14 juillet à l’armée et à la nation. Exit la République et exit le siècle des Lumières…

 

Surtout, ces interventions poursuivent une volonté de disqualifier la parole de la candidate écologiste en l’inscrivant dans la fameuse « anti-France »…

 

Avec comme morceau de choix, l’intervention du 1er Ministre qui prétend que « cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française. »

 

Ce faisant il manifeste son souhait à peine voilé de l’exclure de la Nation et donc du débat national pour la qualification, par la droite, d'une sorte « d'objection de conscience »…

 

Or, le 14 juillet ce n’est pas l’exclusion. La France c’est la Nation mais aussi la République.

 

L’expression d’une divergence politique ne constitue pas une menace mais bien plutôt une chance pour notre pays qui se nourrit du débat dans l’espace démocratique.

 

Alors, vive le débat ! Vive la République et vive la France !

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 09:57

 

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L'Observatoire des inégalités revient sur un enjeu de taille posé aux départements, celui de la réduction des inégalités.


"Leurs pouvoirs leur confèrent d'importants leviers pour contribuer à réduire les inégalités sociales notamment auprès des personnes âgées ou des familles les plus démunies", rappelle ainsi l'Observatoire dans une analyse publiée le 15 mars.

 

 

Lien fort avec les populations les moins favorisées :

 

En 2008, les départements ont dépensé 65 milliards d'euros, ce qui représente 5 % du total des dépenses publiques.

 

Leurs marges de manœuvre sont cependant réduites, relève l'Observatoire puisque la majorité des dépenses d’action sociale notamment sont déterminées au niveau national.

 

Néanmoins, "les attributions des conseils généraux leur confèrent un lien fort avec les populations les moins favorisées".

 

La majorité des dépenses départementales (30 milliards d'euros) est ainsi consacrée à l'action sociale et à la santé.

 

 

"Certes, les départements servent d'abord de guichet de redistribution de prestations sociales à l'Etat. Mais, ce faisant, ces collectivités sont placées au cœur des questions sociales, et constituent un relai essentiel auprès des populations les plus en difficulté".

 

Le Nord et l’extrême sud plus touchés par la pauvreté :

 

 

Selon l’Observatoire, le taux de pauvreté varie en France de 4 % à près de 13 % d'un département à l'autre. "La pauvreté touche plus particulièrement les départements du nord et ceux de l’extrême sud de la France : on y compte entre 10 % et 13 % de pauvres", rapporte l'Observatoire.

 

Trois départements en particulier se situent largement au dessus de la moyenne nationale de 7,1 % : la Seine-Saint-Denis (12,8 %), le Pas-de-Calais (10 %), et les Bouches-du-Rhône (9,7 %). "Cette situation résulte d'une part des fortes restructurations économiques subies par ces territoires, mais aussi d'une forte présence immigrée".


A l'inverse, les Yvelines, la Vendée, et la Savoie sont les départements où la pauvreté est la moins forte en moyenne avec des taux respectifs de 3,9 %, 4,8 % et 4,9 %.

 

En fonction des territoires, la pauvreté prend des profils différents : plus urbaine dans le Nord, elle est plus marquée dans les zones rurales de l'Aveyron, de la Lozère, du Cantal, de la Creuse ou du Gers, des territoires où elle touche par ailleurs plus souvent les personnes âgées.

 

Les départements "les moins inégalitaires en termes de revenus" sont la Mayenne, la Vendée et la Haute-Saône, qui affichent un revenu médian mensuel d'environ 1 400 euros et des écarts variant de 1 835 à 1 901 euros.

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 10:01

 

3628694123_10117fb3e7.jpgUne note sur la situation financière des départements signée Standard & Poor's tire à nouveau la sonnette d'alarme : si rien n'est fait, certains départements vont se retrouver asphyxiés financièrement.

 

Dans tous les cas, les rares coups de pouce du gouvernement ne compenseront pas les marges de manoeuvre que les départements viennent de perdre avec la réforme de la fiscalité.

 

Depuis cette année, les départements ne peuvent, en effet, voter les taux de fiscalité que sur 16 % de leurs recettes de fonctionnement – contre 37 % avant la réforme.

 

De plus, les DMTO et la nouvelle cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) vont constituer un quart des recettes de fonctionnement des départements. Or ils sont très dépendants de la conjoncture économique et immobilière.

En outre, parmi les recettes de fonctionnement, un autre tiers sera "atone" : il s'agit, d'une part, des dotations de l'Etat soumises au gel en valeur sur la période 2011-2014 et, d'autre part, des recettes fiscales liées à la gestion du RMI-RSA et à la décentralisation.


Dans le même temps, les dépenses sociales mal compensées vont continuer leur rapide progression.

 

L‘année dernière, les trois allocations individuelles de solidarité distribuées par les départements (RSA, APA et PCH) ont coûté aux départements plus de 5 milliards d'euros, l'APA représentant les trois quarts de la facture.


Si des mesures étaient prises fin 2011 ou début 2012, l'étau pourrait se desserrer sur la gestion de l'APA.

 

Mais l'évolution du RSA pourrait continuer à inquiéter les départements. Standard & Poor's détecte "un risque de dérive budgétaire important en raison de l'exposition de cette allocation à la conjoncture".

 

Désormais, l'Assemblée des Départements de France (ADF) n'est plus la seule à faire ce triste diagnostic. Les cabinets d'ingénierie financière le font aussi.

 

Le gouvernement célèbre à sa manière les 30 ans de la décentralisation… En menaçant le principe de libre administration et d'autonomie financière des collectivités territoriales ainsi que celui de continuité de la République. Vivement l'élection présidentielle !

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 10:34

1906177-la-statue-de-la-libert--new-york-city.jpg

Il ne s’agit pas d’une émergence ni d’une révélation, encore moins d’une surprise, mais bien plutôt d’une confirmation : le Front National s’installe dans le paysage politique français et s'inscrit dans la durée…

 

Il est depuis de nombreuses années déjà le 1er parti ouvrier de France.

 

Le F.N n’est pas (encore) considéré comme une solution mais il est la marque d’un symptôme : la perdition de l’Etat-nation dans le village-monde, l’affaiblissement de l’Etat-providence, l'impuissance du politique, l’évanouissement des liens publics, sociaux, privés, la « nostalgisation » sociale, la perte de repères, le développement de l’individualisme,...

 

Dans un temps politique où l’avenir de nos sociétés contemporaines paraît incertain, l’extrême droite propose de remonter le temps. Elle situe son intervention dans le domaine du « kitsch » : cette « station de correspondance entre l’être et l’oubli » (telle que définie par Milan Kundéra).

 

Véritable incarnation de la France moisie, le parti de Mme Le Pen propose depuis de nombreuses années la mise en cause de la retraite, l’apartheid social, l’augmentation des impôts indirects, les cadeaux fiscaux aux entreprises et aux ménages privilégiés,… Autant d’orientations qui relèvent autant du différentialisme culturel que de la politique anti-sociale.

 

Combattre le Front National c’est évidemment commencer à s’investir dans une démarche dite de « harcèlement démocratique » parce qu’il n’y a rien de pire que de voir se banaliser ce parti d’extrême droite et les thèses qu’il instille dans la société.

 

C’est cette stratégie qui en 1998 a permis de juguler les alliances droite / extrême droite dans les Régions de France.

 

Il est toujours impérieux de rappeler à nos concitoyens que ce parti politique n’est pas comme les autres.

Et de ce point de vue, je le dis : j’ai un adversaire dans la République – la droite- et un ennemi à l’extérieur de la République : l’extrême droite.

 

Mais l’approche « morale » n’est pas suffisante, il faut encore rappeler que le Front National est un parti capitaliste qui est pour la suppression de la sécurité sociale, la mise à mal de la retraite, la flexibilité du temps de travail, les cadeaux fiscaux aux entreprises, la hausse des impôts indirects,…

Ces orientations constituent le véritable programme du F.N avant que ce dernier ne le travestisse pour « coller » à son électorat populaire. Sachons le rappeler.

 

Le Front National est dangereux pour la démocratie. Est-ce à dire qu’il peut accéder seul au pouvoir ?

Non, bien sûr… Les fondements de notre République, l’attachement à la liberté sont heureusement bien ancrés dans notre belle France.

 

Simplement, le danger vient de ses complices : de ceux qui, au sein de la droite classique rendent possible pour des motifs idéologiques et/ou stratégiques, la conjonction des thèses entre une partie de la droite et l’extrême droite… En attendant l’alliance…

 

C’est le cas des 44 parlementaires (UMP) de « la droite populaire » dont monsieur Carayon, Député tarnais, est un membre des plus actifs.

L’objectif de ce « cercle des poètes disparus » est de droitiser la majorité présidentielle afin « que la droite soit enfin elle-même »…  Tout un programme articulé autour des thèmes de la "Nation", la "sécurité", la "politique familiale", sous la bannière du réflexe identitaire.

Leur dernier fait d’armes ? La proposition d’un amendement au Sénat qui prévoyait de supprimer l'automaticité de l'acquisition de la nationalité pour les jeunes étrangers de 18 ans…

 

 

Le modèle poursuivi par ces conjurés de la République est celui de M. Berlusconi, représentant d’une droite nationale et populaire.

Leader d’une alliance qui mêle la droite et l’extrême droite…

 

Dans ce même temps, des élus locaux, des cadres et des candidat-e-s de l’UMP tarnaise n’ont pas hésité à renvoyer dos à dos le Parti Socialiste et le Front National, sinon à dire leur « préférence nationale », prenant ainsi la responsabilité de crédibiliser le parti de Mme Le Pen et de permettre des reports de voix de la droite classique vers la droite extrême comme cela s’est produit sur Mazamet et Labruguière.

 

Le cheval de Troie du nationalisme est ainsi entré dans certaines villes de notre République et dans bien d’autres lieux manifestement…

 

Aussi, nous devons exercer notre vigilance par rapport aux complices locaux de cette alliance « Bleue-Brune » qui menace directement la République.

 

Heureusement les partisans de la République ne manquent pas au sein de la droite classique. Et je ne manquerai pas de valoriser leurs interventions en faveur du front républicain.

 

Dans ce combat pour l’universalisme contre le nationalisme, pour le multiculturalisme contre le différentialisme culturel, pour la porosité contre la peur, rien n’est pire que la banalisation, l’indifférence et la complicité.

 

La liberté mérite notre vigilance, elle mérite également notre diligence.

Notre génération en a hérité. A nous de montrer que nous en sommes dignes.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:44

 

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Monsieur Bugis,

 

 

Le résultat des élections cantonales vient de révéler l’affirmation du Front National en France comme dans le Tarn, en particulier dans le Sud du département et sur le territoire de la communauté d’agglomération de Castres Mazamet.

 

Dans ce contexte de développement et de banalisation des thèses de l’extrême droite, les représentants de l’UMP sont manifestement divisés par rapport à l’attitude à adopter vis-à-vis de ce parti anti républicain.

 

En effet, certains leaders du parti auquel vous appartenez n’hésitent pas à renvoyer dos à dos le Parti Socialiste et le Front National, prenant ainsi la responsabilité de crédibiliser le parti de Mme Le Pen et de permettre des reports de voix de la droite classique vers la droite extrême comme cela s’est produit sur Mazamet et Labruguière.

 

Alors que d’autres comme Alain Juppé appellent à la constitution de fronts républicains et d’autres encore comme François Fillon appellent au boycott de la convention nationale de l’UMP du 05 avril relative à la laïcité.

 

Aussi, devant la gravité de ce contexte politique, il me semble que les castraises et les castrais ainsi que les habitants de notre bassin de vie, sont en droit de connaître votre positionnement en votre qualité de Maire de Castres et de Président de la communauté d’agglomération de Castres Mazamet.

 

En conséquence, je vous remercie de faire savoir aux citoyens du sud du Tarn quelle est votre prise de position sur ce sujet sensible par rapport auquel les élus de la République ne sauraient rester muets.

 

Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Monsieur Bugis, l’expression de mes salutations distinguées.

  

Samuel CEBE

Président du groupe socialiste

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 10:45

Comment ne pas le dire ? La gauche sort renforcée des élections cantonales des 20 et 27 mars.

Elle réalise un bon résultat global sur l’ensemble du territoire et conquiert de nouveaux Départements.

Les françaises et les français ont à juste titre considéré que les socialistes et leurs alliés étaient les mieux qualifiés pour agir en leur faveur et les protéger.

 

jpg_Carte_france_relief_-_mini.jpgComment aurait-il pu en être autrement ? Dans un contexte où la crise économique et sociale fait rage, où le pouvoir d’achat de chacun-e- s’amenuise et où la confiance en l’avenir s’étiole de jour en jour…

Il fallait une commande sociale forte afin que les Départements de France poursuivent leur volonté politique autant que leurs missions en faveur du développement économique, social et durable de leurs territoires.

Ce sont les Conseils généraux qui tissent aujourd’hui le lien public, le lien social et même le lien privé à destination de nos concitoyens. Partout et toujours là où la défaillance du gouvernement est manifeste, le Département intervient pour compenser, équilibrer, renforcer ce qui doit l’être.

Et de ce point de vue, le non respect par l’Etat du principe de la compensation intégrale des charges transférées et la menace du principe constitutionnel d’autonomie financière, constituent un scandale sans nom.

Ce sont les Départements qui garantissent la cohésion territoriale, la justice sociale, les services publics de proximité.

Mais M. Sarkozy sait-il seulement ce que ces dispositions veulent dire ? Lui qui incite à ne plus faire la différence entre la République et les pourfendeurs de la République…

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 11:29

  Marianne.jpg

Buste de Marianne et Laetitia Casta (Photo libre de droit).

 

C’était le 02 février 2010, lors d’une séance du conseil municipal de Castres, je posais au nom du groupe socialiste, une question orale devant l’assemblée plénière qui avait alors suscité l’approbation de la quasi-totalité des élus de gauche :

 

« Monsieur le Maire, Castres est aujourd’hui (et ce depuis 2001) la seule ville de cette taille, en Midi-Pyrénées, où le Front National ne se présente pas aux élections municipales.

Pouvez-vous informer les membres du conseil municipal de la nature des nouvelles concessions politiques que vous envisagez vis à vis de ce parti d’extrême droite ? »

 

Autant dire qu’aujourd’hui les concessions de la droite sud-tarnaise vis-à-vis du F.N vont bon train.

 

Sur le plan culturel avec la définition d’une politique de combat contre tout ce qui n’est pas « compris » par la majorité municipale (Centre d’art contemporain, Vitalité du musée Jean Jaurès, Direction du Bolegason,…).

 

Des concessions sur le terrain sécuritaire avec des annonces et des provocations toujours plus nombreuses (contre la prévention, contre la coordination des acteurs, contre les familles, contre les jeunes, contre la justice…).

 

Sur le plan de la laïcité avec l’affirmation d’un discours inspiré par le différencialisme culturel plutôt que par la coexistence entre les différents absolus (suite aux dégradations sur la mosquée de Castres).

 

Cette politique emprunte largement les discours du Front National autant pour des raisons tristement idéologiques que pour des motifs cyniquement stratégiques voués par ailleurs à un échec cuisant (cf : élections cantonales 2011).

 

Alors oui dans ce contexte il faut dire haut et fort notre attachement à ce qui fait la République et refuser la dérive politique que certains tentent de distiller.

 

Les élus de la droite tarnaise doivent dire si oui ou non ils cautionnent le discours de la honte de Monsieur CARAYON qui renvoie dos à dos le Parti Socialiste et le Front National !

 

Le front républicain c’est la mobilisation de toutes celles et de tous ceux qui sont des démocrates et qui sont attachés à la liberté, à l’égalité, à la fraternité et à la laïcité.

 

C’est l’engagement de celles et ceux, de droite comme de gauche qui, en 1998 ont refusé les alliances de la honte dans les Régions de France.

 

C’est l’engagement des électeurs comme des élus de gauche qui, en 2002, lorsque l’essentiel était alors en jeu, ont voté et fait voter massivement pour Jacques CHIRAC afin d’éviter le pire.

 

Parce que la politique c’est avant toute chose le fait de savoir faire la différence, mobilisons autour de nous afin que la République sorte vainqueur dimanche soir !

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:53

 51WSQTB1CWL SL500 AA240En ces temps de confusion démocratique et de fièvre politique qui révèlent une poussée des thèses de l’extrême droite, il me semble utile de rappeler que le Front National a un programme pour la France, notamment sur la question sociale : 

 

Le programme anti-social du Front National :

                                                                      

Mise en cause de la retraite, apartheid social, augmentation des impôts indirects, cadeaux fiscaux aux entreprises et aux ménages privilégiés, telles sont les vraies orientations du programme social du Front National.

 

1°) La fin de l’Etat providence :

  • la gestion des "droits sociaux des étrangers" s'organiserait dans des institutions sociales spécifiques.
  • des institutions sociales à caractère privé notamment pour les retraites et la maladie pourraient être créées venant en concurrence avec la Sécurité sociale.
  • seuls les « gros risques » seraient pris en charge par la Sécurité sociale. Tout le reste étant laissé à la charge des ménages.

2°) Le parti des profits :

  • Le Front National est « favorable à la flexibilité du temps de travail » et s'oppose à une réduction du temps de travail sans baisse de salaires. (Discours patronal et proposition « d'abroger la loi Aubry »).
  • Le Front National attribue le bas niveau des salaires à la « concurrence de la main d'oeuvre du tiers-monde qui s'exerce par le biais de l'immigration et des échanges commerciaux ». 
  • Le programme du F.N prévoit l’augmentation des profits en multipliant les cadeaux fiscaux aux entreprises : allégements de charges, suppression de l'impôt sur les sociétés, suppression de la taxe professionnelle…

3°) Un repli national qui menacerait l'emploi et la consommation :

 

Le Front National propose une politique autarcique qui ne peut que provoquer l'appauvrissement de la France et son isolement.

 

Le débat réel sur le libre échange et le contenu de l'Union Européenne appelle bien entendu d'autres réponses : maîtrise concertée des échanges, régulation des mouvements de capitaux, mesures de taxation contre les spéculateurs.

 

La limitation des importations et la hausse des droits de douane conduiraient à majorer le prix des produits consommés.

C'est donc une baisse du pouvoir d'achat des Français qui serait inéluctable.

 

D'autre part, ces mesures ne manqueraient pas de susciter des dispositifs de rétorsion de la part de nos principaux partenaires, ce qui limiterait nos exportations et se traduirait par une détérioration de la situation de l'emploi.

 

4°) Un discours ségrégationniste qui dissimule les vraies causes du chômage :

 

Le Front National préconise un impôt sur l'emploi de travailleurs immigrés (une taxe anti-immigré), soi-disant pour favoriser l'emploi des travailleurs français.

Cette proposition vise à désigner les immigrés comme étant les responsables du chômage.

 

Il n'y a pourtant pas de relation de cause à effet entre le chômage et l'immigration.

 

En voulant instaurer une taxe anti-immigré et en même temps supprimer la taxe professionnelle et réduire l'impôt sur les sociétés, le Front National veut dissimuler les vraies causes du chômage qui relèvent de l’absence de politique de relance économique et sociale fondée sur la demande.

 

5°) Un doublement de la TVA et la réduction de la fiscalité sur les ménages les plus riches :

 

En matière de finances publiques le Front National prévoit des mesures particulièrement régressives :

  • hausse de l'impôt indirect et particulièrement de la TVA.
  • suppression de l'impôt sur le revenu.
  • suppression de la taxe professionnelle et baisse de l'impôt sur les sociétés.
  • réduction des droits de succession.
  • suppression des prélèvements sur les plus-values boursières.

C'est un programme particulièrement inégalitaire qui favorise les plus riches (patrimoines, hauts revenus, profits financiers) et fait payer les plus pauvres (impôt sur la consommation).

 

Il y a en a pour tout le monde sauf pour les ouvriers et les ménages modestes.

 

Par ailleurs, les propositions de Madame Le Pen aboutissent à doubler la TVA, cet impôt injuste, sur tous les produits.

 

Autant d'éléments qui devraient prévenir notamment l'électorat populaire des risques que fait encourir le vote F.N...

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 11:12

 urne-bureau-de-vote.jpgL’impact de la participation, du relèvement du seuil et du non couplage des élections :

 

Pour la première fois depuis 1992, ces élections ne seront pas couplées avec un autre scrutin.

 

"La dernière fois que les cantonales n'étaient pas couplées, on a eu 39% d'abstention et la fois précédente, on avait eu plus de 50% d'abstention.

Cette année, on risque encore une fois un taux d'abstention supérieur à 50%", prévoit Jérôme Sainte-Marie, directeur du département Opinion politique de l'institut CSA.


Lors de l'élection des conseillers généraux, qui partageront les hémicycles départementaux avec les nouveaux élus du 27 mars, autrement dit, lors du scrutin de mars 2008, la participation avait été de 64,87%.

 

Mais on votait en même temps pour les municipales.

Dans certains départements, les négociations sur le maintien ou non de tel ou tel candidat iront sans doute bon train. 

 

En sachant que pour accéder au second tour, les candidats doivent franchir la barre des 12,5% des inscrits.

 

Si un seul candidat - ou aucun - ne franchit ce seuil, ce sont les deux meilleurs placés qui sont sélectionnés.

 

Au second tour, l'élection se fait à la majorité relative, quel que soit le nombre de votants.

 

 

Je ne saurai redire l'importance de la participation à ce scrutin pour le département du Tarn. Alors, allons voter !

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 15:22

Le sondage produit par l’institut Louis Harris qui annonce Mme LE PEN en tête du 1er tour de l’élection présidentielle, est légitimement reçu comme un avis de tempête…

 

Même si les conditions qui ont présidé à la réalisation de l’étude sondagière sont sujettes à questionnement et si « l’avenir n’est pas l’extrapolation du présent », il n’en demeure pas moins qu’une tendance lourde se manifeste.

 

Dès lors, les causes sociologiques, politiques ainsi que les responsabilités diverses sont posées.

 

Il est évident que le Front National fait, depuis 20 ans, son lit de la mondialisation non compensée par des formes d’exercice de la localisation, de la perte des repères, de la désagrégation sociale, de l’évanescence de l’Etat-Nation dans un village-monde qui peine à se réaliser,…

 

L’extrême droite française a, depuis les dernières décennies,  construit une dialectique « ami-ennemi » basée sur « la préférence nationale » qui est fondée sur un différentialisme d’un nouveau genre basé sur la notion de culture et non plus sur celle de « race »…

 

Le danger n’en est que plus grand : la barrière morale franchie, le spectre politique occupé n’en est que plus large. Le tout dans une logique de confrontation de cultures et de civilisations…

 

Comment ne pas voir le danger que constitue également le combat sémantique mené aujourd’hui par Mme LE PEN qui se déclare favorable à « un Etat fort, laic et républicain » ?

 

Le F.N n’ignore pas en effet qu’il représente le 1er parti ouvrier de France. C’est la raison pour laquelle il n’hésite pas à brandir les éléments d’un langage qui appartient à la gauche, aux républicains et aux défenseurs de l’Etat-providence. Mais dans une perspective qui est celle du repli sur soi et de l’étroitesse stato-nationale.

 

Il est peu de dire que la droite sarkozienne a une grande responsabilité par rapport au développement des thèses frontistes.

 

Cette droite blafarde fait des choix et produit un type de discours autant par inspiration idéologique que par opportunité stratégique, dans le plus grand mépris de la République et de la France.

 

Le débat sur la préférence nationale, le discours de Grenoble, l’intervention par rapport aux roms, l’instrumentalisation de la sécurité, les attaques cinglantes portées contre la justice, la défense de M. ZEMMOUR condamné pour provocation à la discrimination raciale, en sont quelques funestes exemples…

 

L’Elysée est convaincu que la reprise des thèmes de l’extrême droite par la droite, sera de nature à affaiblir le F.N. Mais c’est l’exact inverse qui se produit : les français préfèrent l’original à la copie, le gouvernement banalise les thèses extrémistes, le cheval de Troie entre ainsi dans la ville.

 

Dès lors, la responsabilité de la gauche républicaine est immense. Elle a le devoir de réussir.

 

Réussir la sélection de son -sa- candidat-e- à l’élection présidentielle en créant un vaste mouvement populaire, en faisant le choix de l’émulation démocratique sans la médiocrité des petites phrases, des petits badges et des petits desseins…

 

Réussir la construction partagée d’un projet de transformation sociale pour le pays qui soit à la croisée des chemins de l’ambition 

et du possible.

 

Réussir la rénovation politique par le renouvellement sans lequel il ne saurait y avoir de véritable avenir pour la gauche républicaine en France.

 

Réussir dans le combat permanent pour les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

 

Réussir dans la contre-offensive qui est à porter vis-à-vis de l’extrême droite en installant le débat sur notre terrain : celui de la question sociale.

 

Réussir à gagner l'élection présidentielle et réussir à transformer la société en s'inscrivant dans la durée...

 

Vous me direz : ça fait beaucoup ! Oui, mais ne pas réussir, ce serait trop...

 

En politique, rien n’est fait d’avance, tout est à (re)construire. Il appartient à chacun-e- d’être un-e- acteur-trice- du changement et du progrès.

Alors, allons-y !

 

 

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